‹ Mélanges d'histoire et de voyagesChapitre 32 sur 74 · Cf. Capitolin, Ant. PhiL · texte numérisé non relu

Cf. Capitolin, Ant. PhiL

rien conclure de là contre la sincérité du père. Septîme Sévère, qui certes n'avait pas la bonté de Marc-Aurèle, et qui blâmait hautement cet empereur de n'avoir pas délivré le monde de Commode, désigna pour sa succession Caracalla, presque le lendemain du jour où celui-ci venait d'attenter à sa vie*. Une marque d'estime de Marc-Aurèle garde donc tout son prix ; que dire d'une confidence faite dans le plus secret abandon de son cœur?

Prenons maintenant le^ unes après les autres les accusations portées par les historiens contre Faustine, et discutons-en la vraisemblance. La plus grave de ces accusations est évidemment sa complicité supposée avec Avidius Cassius. Nous n hésitons pas à le dire : c'est là une calomnie. Supposons que les ïarmes de Marc-Aurèle, le deuil du sénat et du peuple, ces honneurs divins, ces temples, ces marques exceptionnelles de piété pour la mémoire d'une épouse , soient des fictions comme l'histoire de Tempire romain en offre trop d'exemples; supposons que la flatterie se fût crue bien inspirée en ravivant chez l'empereur à tout propos un souvenir qui devait lui être odieux (la flatterie est d'ordinaire plus clairvoyante) ; au moins faut - il que la complicité de Faustme avec le rival de son mari ne soit pas formellement contredite par les documents. Rappelons que, selon

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