‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 2)Chapitre 26 sur 91 · CORRESPONDANCE. CV · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE. CV

Je n'ai jamais eu le loisir de iiroccuper des romans occidentaux français, anglais, allemands et espagnols d'Alexandre , et je ne saurais vous dire jusqu'à quel point ils coïncident avec le récit d*Ësope et de J. V.dcrius. 1^ version espagnole est imprimée dans le recueil de Sanchez : CoUeccion de poesias autellutuu aiUeriores al sifflo XIV. Si j'étais à Coppot , je pourrais vous le fournir.

Je vomirais vous engager à ne donner qu'un article préalable dans la BiUiolhèque Universelle et à réserver tout le reste pour un écrit particulier dans lequel vous pourriez donner à vos recherches tout le développement nécessaire, publier les morceaux inédits qui manquent dans Mai, etc. Le mieux serait de venir pour un mois à Pans, vous trouveriez toutes les facilités dans les bibliothèques publiques. Je serais charmé d'y travailler avec vous.

A propos, demandez donc à M. Mai comment il entend la mesure de ces morceaux qu'il a fait imprimer en forme de vers. Je vois bien que la prophétie de Sérapis, p. 44, doit être en trimètres îambiques, et la généalogie en scazons. Mais il y a là plusieiu's vers qui ne sont pas mieux mesurés que ceux de la Fausse Agnès ^ et cependant l'éditeur n'avertit pas ses lecteurs de ce désordre dans son manuscrit.

Que fera l'abbé Mai de ces fragments d'Ulphilas? Assurément il n'est pas en état de les publier, à moins qu'il n'ait recours à son artifice habituel, c'esl-à-dire de ne point expliquer ce qui est fort obscur, pour cacher à ses lecteurs qu'il ne le comprend pas lui-même. Je ne crois pas qu'il y ait aucun savant Italien qui sache la langue gothique*. Ce serait une affaire pour Akerblad ; mais il vaudrait encore mieux transmettre tout cela à M. Zahn. Je l'entreprendrais bien moi-même ; mais il me faudrait du temps. Pour des ty|)es gothiques, il n'en existe, je crois, qu'à Oxford ; ici , à l'imprimerie royale, il n'y en a point.

Voilà un bien long bavardage , mats la faute en est à vous : pourquoi Hr engagez-vous dans de pareils sujets? Mille amitiés. Je regrette bien nos entretiens.

Tout à vous,

A. \V. DE SCHLEGKL.

.\dresscz toujours chez M. le duc de Broglie.

iS octobre.

Quoique le manuscrit 4880 soit du peu de valeur, puisque j'en ai copié liii morceau , je vous l'envoie. J'ai corrigé (acilement quelques erreui-s,

1 VHVf/ <-epi;ii<iaiil la Hliv x.NM. Éd.

cvi corrb$ik»dan(:e.

j\m) ai marqué d'auties à la marge , mais je n'ai pas entrepris do corriger [»ar mes conjectures des leçons désespérées. En confrontant les manuscrits Iwns ou mauvais , l'abbé Mai aurait certainement pu donner un texte beaucoup plus correct, et on lirait cet ouvrage apocryphe moins péniblement. (Ce fragment ayant été publié par Mûllcr dans son édition du Pseudo- Cal listbénes, nous Tavons supprime. Voyez VAppetidice de l'histoire fabuleiis^ d'Alexandre, — Ed.)

Paris, 17 dêrembre 18/7.

J'ai un million de pardons à vous demander. Monsieur ; non-s4>uIen)ent j'ai tardé justpi'à présent de répondre à votre lettre , dont je ne veux pas raj)pcler la date pour ne pas aggraver mes torts, mais je n'ai pas fait encore vos dernières comnnssions savantes. J'ai été en efl'el fort occupé tout ce temps-ci. Vous connaissez le motif principal de mon séjour à Paris : les soins à donner à l'édition d'un ouvrage posthume, dont j'ai en même temps promis de faire une traduction allemande, continueront pendant tout le reste de l'hiver de remplir beaucoup d'heures dans la jouniée. Nous en sommes toujours aux travaux préparatoires, mais j'espère que l'impression pourra bientôt commencer. J'écarte exprés mes sujets favoris de recherches pour ne pas me distraire ; cependant, je n'ai pas pu m'empAcher de faire un petit livre depuis ma dernière lettre. Ce sont des Observations sur la langue et la littérature provençales relatives aux recherches de M. Haynouard. Cela fera une centaine de pages ; tout est déjà achevé, aux notes prés, dans lesquelles je com|)te reléguer l'érudition. Voyant que je n'aurais pas le loisir de terminer pendant cet hiver mon Essai sur la formation de la langue française, qui fera peut-être un gros volume, j'ai anticipé sur ce sujet , voulant donner une bagatelle qui pût intéresser les hommes instruits en France, avant de quitter ce pays, qui sait? pour longtem[»s. Cela me fera, j'(*spére, un moins mauvais renom. J'ai communiqué mon manuscrit à M. Haynouard, mais je ne l'ai pas encore vu depuis. Il est toujours à Passy, et absorbé par ses travaux.

Je persiste toujours dans mon avis que vous devriez doimer un court article à la liibliothèque Universelle et traiter ensuite dans un écrit particulier la filiation des tiaditions fabuleuses d'Alexandre. Vous ne seriez pas gêné pour l'espace, et vous pourriez donner à ce sujet intéressant tel développement que vous voudriez. Si cela pouvait vous en^jagt^r à venii* à Paris, j'en serais enchanté. Vous supposer que, parmi les manuscrits de la IhIAiothèque royale, le A" IHHO porte seul le nom de ./. Vulerius .Mais il se trouve également

CORRESl'ONUANCf^. CVII

à la fin du A« 8518. Je m en vais leronfronler aver h M» iHHO et avec le pln4t ancien manuscril fjrec. Je pense que les copisles onf pris de liès-jjran(ies lilierlés, soit avec le texte grec, soit avec lu traihictioii laline, parce que ce livre, infinie dans le moyen âge, ne jouissait pas d^uie aiiloril<^ classique, et qu'il était considéré uni(]uenient comme un conte niiM'veilIeux sous le rap(K)rt de ramusement. Je prolUerai de mes premiers loisirs pour répondre le mieux que je pourrai à vos différentes questions. Je remarque en pabsant que It père Andrès s'est trompé en faisant apfforter les traditions roncentant Alexandre et même, son nom en E8j}afjne par les Arabes. // est bien manifeste que le vieux poëme espagnol est puid à la source latine.

Au milieu de toutes mes autres occupations, je ne puis pas me résoudre à laisser mes Indiens tout à fait de côté, d'autant plus que je ne sais pas quand j'aurai l'occasion de lire des manuscrits comme je fais actuellement. J'espère bien faire quelque chose de cette étude dans la suite.

Je viens de recevoir une vocation aussi honorable qu'avantageuse : on m'oirre une chaire à l'Université de Berlin. On m'invite à faire moi-même mes conditions ; ainsi je ne sais pas encore comment la négociation tournera. .Mon projet favori était de me fixer entre Genève et Coppet. H m'en coûterait beaucoup de m éloigner pour longtemps et peut-être pour toujours des lieux auxquels tant de souvenirs m'attachent. D'autre part , j'aimerais bien reparaître encore sur la scène littéraire dans ma patrie; il me faut un aiguillon d'activité, pour oublier mes chagrins et ne pas tomber dans une espèce d'apathie Vous ne SiUiriez vous figurer combien je suis étranger à tons les amusements de Paris, y compris la politique. 11 se pourrait que j'allasse à Berlin, en me proposant de revenir après quatre ou cinq ans chercher une retraite paisible sur les bords de votre lac. Si la Providence m'accorde encore quelques années, je pourrai bien alors me considért.»r comme un vétéran rwie donatus.

Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de mon sincère altachement. Je vous prie de présenter mes respects ii Madame Favre. On me charge de beaucoup de choses pour vous.

SCIILEGEL.

Bcmn, /«f dècemire 1819.

J*ai mille excuses à vous faire, Monsieur, des excuses fraîches, et d'autres d'ancienne date. Ces dernières se rapportent encore à mon séjour à Paris. Je n'ai pas fait tout ce que j'aurais dû faire pour vos recherches sur Ak'xan-

CVIII COIIRBSPONDANCK.

(Ire. Ctiiieiiduiil , je pouiTuis vous iiioDtrer un grand morceau sur Tliistoire (le Nectanabus, cop'iiy (Kun manuscrit que j'ai négligé de vous envoyer. Quand votre aimable lettre niVst parvenue ici , j*ai cru avoir été prévenu , car depuis longtemps je m*étais proposé de vous écrire. Je devais donc répondre tout de suite, mais il paraît que la négligence dans les correspondances l(^s plus intéressantes est mon péché originel.

Je vous suis infiniment reconnaissant de votre extrait de mes observations. Les journaux français ont gardé sur mon écrit im silence dédaigneux ou modehte. M. Raynouard seul en a parlé dans le Jour nul des Savauls, J'avais cru que nous coukposions naturell(^ment notre public à nous deux. Vous voilà en tiers, et je vous félicite de cette as.sociation. Je reprendrai un jour les Troubadours et les recherches sur la formation de la langue française. Ici , je n*ai point eu de matériaux. Je viens de faire imprimer un petit morceau sur Tétat actuel de la philologie indienne. J*ai prié M. de Staël de vous en faire parvenir un exemplaire. C*est écrit en allemand ; mais on poun*ait le faire traduire, et je pense que cela ne serait pas déplacé dans la Bihliothèque Universelle.

J'ai vu le nouveau spécimen d'IJliilas. J'avais cru celte tâche impossible à remplir pour un écHteur étranger. J'ai été étonné de voir M. Mai si bien au fait de la langue et de la grammaire gothiques. Je lui écrirai prochainement par votre entremise.

J'avais grande envie de passer les dernières vacances d'automne en Suisse, mais je prévoyais que mes amis quitteraient Coppet de bonne heure et d'ailleurs diverses occupations me retenaient ici. La vie de profess(iur, en général , me plait assez. Je trouve du plaisir à donner des cours ; mais le climat de l'Allemagne ne me convient pas , et vous n'en serez pas étonné , si vous avez observé d'où le vent souffle. Si je la quittais, votre respectable (>atrie m'attirerait assez, et je pourrais bien m'y fixer. On m'a fait autrefois la proposition d'y travailler h l'instruction publique. Dans cette supposition, je ne demanderais qu'un titre honoraire pour me naturaliser et la faculté de donner des cours à mon choix. Faites-moi savoir si je puis me promettre un bon accueil. Croyez-vous que je trouverais un auditoire considérable à la longue? J'aurais un cercle de cours assez varié à offrir; des cours de littérature anci(?nne et moderne, de tliéorie et d'histoire des beaux-arts, d'histoire ancienne, d'histoire de la philosophie, etc.

Je n'ai pas besoin de vous dire que si je forme le projet de me fixer à Genève, l'amitié que vous m'av(»2 toujours témoignée est pour moi l'un des motifs les plus puissants. J'ai bien envie de reprendre nos communications littéraires et savantes. Rien de plus rare chez un homme qui jouit de tous les avantages sociaux , que ce goût désintéressé des lumières et des études .solides qui vous distingue.

Pardonnez-moi mon long silence, je vous en supphe, Monsieiir, et ne prenez pas cette fois-ci votre revanche. Vous m'obligerez intiniuient par quelques lignes en réponse à ma question.

Hites mille rhosi.»s de uwi part à Messieurs Diimonl, Sisniondi, Pictel, r\ h

CORRESPODAXCE. CIX

tous ceux de vos compatriotes qui m'ont autrefois lionorê de leur bieuveillance.

Veuillez agréer, Monsieur, Fassurance de ma haute considération et de mes sentiments les plus empressés.

A.-W. SCHLEGEL

Ici s'arrêtent les lettres de Schlegel que nous avons retrouvées ; nous ignorons si sa correspondance avec Favre fut encore bien active : nous ne le croyons pas ; nous joignons à ces lettres les billets suivants, sans date, que nous avons recueillis dans les papiers de Favre. — Ed.

XXXU

Mercredi.

Monsieur,

Azagoth et Zazamanch (pi'ononcez Zazamanque) sont cités comme les pays ou endroits dont on tirait les étoffes de soie. Il n'y a aucune autre indication

La note de Bredow, dont je parlais hier, se trouve p. 107 de son Eginhard. Il est aussi dans cette erreur assez généralement répandue que les poètes des anciens Germains s'appelaient Bardes. Les historiens les plus solides ont démontré que r« nom n'était en usage que chez les nations gauloises. Cette inexactitude me rend méfiant contre le reste de ses assertions. J'ai aussi une fort petite idée de son Hegewisch d'après ce que j'en connais.

Madame de Staël n'a pas encore consenti à vouloir rendre votre Philelphtts.

Je vous renvoie, Monsieur , avec beaucoup de remerciements , le volume des Mémoires (le l' Académie, celui de Plutarque et Ëginhard.

Tout à vous,

SCHL.

Votre réponse, Monsieur, à mes observations d'hier, a terriblement altéré mon opinion sur le talent de M. Senebier, comme bibliolliécaire, talent dont

ex COKRESPONDANCE.

l>xaclilnde pliilologiqiio oonstiluo une partie ossentiollc. Peut-on faire iiiiprinuîr sons ses yeux de celte faron-ln ? Dans voirc copie il y a en effet Paphia, mais dans Timprimé J'ai cru lire Paphiœ. En tout cas le vers est mal ponctue. Tant mieux pour votre bibliothèque, si le manuscrit de XAmym peut être cousidiTi' conuue autographe ; il eu mérite aussi d'autant plus la publication.

Je suis vraiment confus de ce que vous me communiquez tant de renseignements utiles, dont je saurai tirer bon parti. Au bout du compte, c'est vrai ce que dit Simonde ^Sismondi), que ce n'est pas moi, mais vous qui fniles ces recherches.

Je connaissais déjà en général le passage de Hundt. Le dernier éditeur des Mbeluii4f€H suppose avec vraisemblance que le ujaimscrit i|u'il dit avoir donné à un duc de Bavière est le même qui est actuellement a Munich , et (|ue j*ai eu pendant une année entre mes mains. Mais, dans ce cas-là, il faut convenir qu'il eu a furieusement défiguré le sujet.

Je crois que je trouverai dans les auteurs que vous me citez et surtout dans IVzius tout ce qu'on peut savoir sur saint Piligrinus.

Mais un des points de l'histoire les plus obscurs, ce sont les faits de ce margrave d'Autriche, Uudiger de Pechlarn. Le baron de Hormayr, l'un de nos plus savants historiens, dont le nom vous sera connu par les gazettes et par le rôle qu'il a joué dans le Tyrol , m'avait promis de faire des recherches là-dessus et de m en comnmniquer le résultat. Jusqu'ici il n'a pas réalisé sa promesse, et je crains bien qu'il n'aura (sic) rien découvert, tlundt et flausilzius me paraissent avoir puisé dans Lazius, (pii est confus et ne cite pas ses sources. Simonde vient de reirouver le volume de Mascovius qui traite de cette époque, et où je trouverai peut-élre des éclaircissements.

Quoique j'aie encore plusieurs questions in petto , j'en fais trêve aujourd'hui, pour ne pas trop abuser de votre complaisance. Je vous renverrai prochainement des livres et j'en demanderai d'autres.

Tout à vous,

SCHLEGEL

Vous m'avez communiqué , Monsieur, comme d'ordinaire des choses infiniment intéressantes et utiles. Je vais copiiT vos notes et vous les renvoyer. Le poëme ancien * dont je m'occupe est même, sous le point de vue historique, plus curieux que vous n'imaginez peut-être. C'est un mélange de

i Lrfi NicMungfn. — Éd.

CORHESPONDAX.E. <:XI

iiierToilks fabiihMises , il'aiiachronisines et de vérités exactes. Entre autres, la cour d'Attila, ses repas, etc., y sont décrits d'une manière entièrement conforme à la légation de Priscus, quoique certainement cette description ne fût pas puisée là. Mon but principal est de montrer que la base de ce poème , quoique le texte actuel ne soit que du onzième siècle (puisque des personnages historiques du dixième y paraissent par anachronisme) est de la plus haute antiquité, et a été communiquée par une tradition orale non interrompue depuis les temps dWttilamôme. I^ trace de nos traditions que vous m'indiquez dans im auteur italien m'est donc infmiment précieuse ; car il est tout naturel de supposer qu'elles auront été apportées en Italie par les Ostrogoths. Aucun auteur romain, que je sache, ne fait mention de Grimhilde, comme épouse d'Attila. Nos poêles lui donnent successivement deux épouses chrétiennes, dont Grimhilde était la seconde. Selon eux, elle était nile d'un roi de Bourgogne. Mais, comme ces rois avaient leur résidence à Worms, et que la Hesse toute voisine de là, et qui anciennement portait le nom de TImringe, leur était probablement soumise, Pigna a très-bien pu appeler Grimhilde fille d'un roi de Thuringe. Sans doute il a puisé cela dans Casola, et celui-ci n'ayant pu le puiser dans les écrivains romains, l'aura pris indubitablement dans nos traditions nationales apportées au delà des Alpes. 1/ important serait de parvenir au manuscrit de Oasola même ; mais comme cela est impossible, il faut se contenter de ce que Muratori en a cité et de ce que Pigna en a tiré. Je présume que les livres soulignés sont ceux qui se trouvent ici. Vous m'obligeriez donc beaucoup si vous vouliez me prêter ces deux-là. Je me flatte que je saurai subodorer d'abord dans les récils de Pijîna l'origine tudesque.

J'ai lu hier avec un grand intérêt la première partie de votre Philelfe ; il nw semble que vous devriez mettre la dernière main à une biographie qui pi'int totit un siècle, et vous occuper sérieusement de la donner au public.

Tout à vous,

ScHLFXiEL

Vous avez parfaitement bien traduit le passage du Scholi.i.ste, Monsieur ; les mots ne sauraient avoir un autre sens. C'est la diiliculté géographique qui m'arrête. Comment à 7 stades de distance, qui ne font pas seulement une lieue, de deux embouchures, Tune pourrait se jeter dans le Mœotis et l'autre en Scythie? Cependant, dans l'ordre des chiffres, l signifie bien positivement 7, et avec une virgule en bas 7000; ce qui n'est pas applicable ici non plus. Je me figure donc qu'il y a une erreur ou une omission dans

CXII CORRBSPONIIANCB.

les chiffres. Ensuite, c'est une sing^ière façon de parler, qu'un bra» si; jette dans le MaioUs et Tautre dans la Scythie. On s'attend de trouver le nom d'un autre lac, comme de la mer Caspienne ou du Pont-Euxin L'on pourrait croire qu*Artémidore veut parler du dernier en le désignant sous le nom de lac Scythien. Mais, je ne crois pas que 2»u6i« soit jamais employé comme adjectif; c'est toujours axudixoc, autant que je sache. Je suis confus de ne pouvoir vous donner que si peu d'éclaircissements.

Tout à vous,

SCHLEGBL.

Je suppose toiyours que le premier auruv dans votre texte est écrit avec une aspiration aÛTûv à la place de iauTûv. Autrement , si c'est «Otmv, cela pourrait se rapporter à quelque substantif au pluriel , qui aurait précédé. La difficulté géographique resterait la même; C4ir, doux embouchures qui sont éloignées d'un troisième point chacune de 7 stades, doivent être très-proches l'une de l'autre.

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