CORRESPONDANCE. LXXI
VU
Vopftef , i sfptemhre 1809.
Voici ma réponse à M. Weber^ Ce sont uniquement vos exhortations, Monsieur, qui me Font fait écrire. Je vous prie donc de la lire d*abord à loisir, et de me dire si vous en êtes un peu content. J'aurai sans doute pu mieux faire avec le secours de votre bibliothèque. J'ai absolument manqué de livres; je n*ai pas même eu Bailly.
Gomme M. Weber a redemandé sa lettre, je vous la renvoie également, de même que le pauvre traité de Schlegelius.
Je vous serais infiniment obligé si vous vouliez procurer à ma réponse le même degré de publicité qu'a eu la lettre de M. Weber, lue dans une société assez nombreuse* Je souhaite que les savants de Genève, surtout M. Prévost, la lisent ou Tentendent lire. Vous avez plein pouvoir de disposer h cet égard de mon manuscrit comme bon vous semblera. Puisque M. Weber a rendu sa lettre à peu près publique avant de me la remettre, il n*est pas nécessaire qu'il soit le premier à la lire. Il a parlé à Charianthes d'envoyer la sienne à M. Korai; dans ce cas-là j'enverrais aussi ma réponse ; je suis un peu en relation avec cet admirable critique. Ayez la bonté de vous informer si M. Weber exécute ce projet, et de redemander alors la copie de ma lettre que je vous envoie.
Je suis bien résolu de ne plus répondre, si M. Weber veut me réfuter de nouveau. En voilà bien assez : on passerait sa vie à éplucher deux vers d'Homère ; d'ailleurs, je me flatte d'avoir coulé à fond cette question.
J'ai encore une conjecture sur ce passage homérique , mais que je me garderai bien de dire à mon antagoniste, et que je vous communiquerai seulement en confidence.
Avez-vous vu M. Mustoxidi , Grec des Sept-Ues , très-savant et trôs-cultivé ? Malheureusement il est reparti tout de suite pour l'Italie, autrement je ne l'aurais pas récusé pour juge dans cette dispute.
Il y a bien longtemps que vous ne nous avez donné aucun signe de vie. J'espère que la santé de Madame votre mère vous permettra bientôt de venir à Coppet.
Au plaisir de vous revoir ici ou à Genève.
Tout à vous,
SCHLEGEL
1 iVlort |»rvfC]Meur de grec à rAca(k^ini« de Genève. Nous ignorons le sujet de relie diKUKion lilUrairr. ~ Éd.