MADIAN
amiral d'Ég}T)te et roi de Grèce
PHILIPPE MACEMUS MATAQUAS
roi de Grèce duc d'Albanie
épouse MORDAILLE
fille de Meneus roi d'Afrique
ROMANADAPLE épOUSe ELENEOS OU FLORIMONT
^^^___^ surnommé le pauvre perdu
PHILIPPE épouse OLYMPIAS ALEXANDRE.
Une princesse de l'île Celée, qui avait eu Florimont pour amant, finit par épouser le neveu de Candiobras, roi d'Albanie, et en eut Nectanebus, dont le roman parle en ces termes :
p. Paris, p. 28. Rois fu, tans fist d'enchaDtement : La mer faîsoit meller au vent.
Qui en Vile voloit entrer Por mai faire né pour rober Les né8 (nefis) fiûsoit plangier sovent En la mer, par enchantement.
L'auteur nie formellement que Nectanebus ait été le père d'Alexandre :
* BibL des romanSy 1776, t. 1, pp. 23-74.
P. Paris, p. 39. Alizandre son fils aprist
Qui puis tant royaumes conquist.
La gent en disoit folle.
Que Olimptas fn sa mie, Qn'Alixandres ses fius estoit :
Mais cil se ment qui le disoit.
Grant mençoigne dist qui le dit, Quar Alixandres puis Tocist.
Hist. lin. de la France, t. XV, p. 487-491.
Paulin Paris» Les tm. françois de la Bibl. du roi, t. Ill, p 9-53.
Ce roman, au treizième siècle, fut mis en prose; il se trouve ainsi à la Bibl. du roi de France.
Dans l'original en vers il est dit que Fauteur :
A Filipople la trouva (cette histoire) A Chastillon le aporta.
Ainsi corne il avait aprise L*a de latin en romans mise.
Dans la version en prose :
Le livre que Aimé de Yarannes fltde gregoys en françoys...
(Hht. liit. de la France, t. XV, p. 488.)
Un ms. de Venise, citant les demiei*s vers du poëme, dont un mot important pour la date est effacé dans le ms. de la Bibl. du roi de France, place la composition de ce poëme à Tan 1488. — Borel, dans son Trésor, indique 11 28 pour cette date.
(Hist. lut. de la France, t. XV, p. 490-491.)
Manuscrits français, n°« 7623, 7291, 7991.
Ci comence le livre qui est apelé Ymage de munde.
Le premier Livre,
l^"" Ghap. De la bonté de Dieu.
II« Chap. De nature que Dieu créa premièrement.
IIPChap. Pourquoi Dieu fist le munde.
Ci comence de Platon.
Ci comence de Apolomes.
Ci comence de le rois Alixandre.
Roys AliBandre resoufri
Maint travail pour apreodre aussi.
Et il sen ala richement
Corne rois à force de gent.
Par quoi il ne poat pas si bien
Rechœrchier droit mal e droit bien.
En Ymea (Inde) troua unes gens
CombatauB s» les olefims
Qui la terre Ue défendirent.
Qui de ses gens damage firent
Par les olifanz quils tuoient
Quant que aloz boiaus ateignoient.
Quant Alisandre vit lafaire
Que la force ne lui valoit gaire
Combatre contre cels a plain.
Faire fist estacbes (estatues) de airain
Si corne bornes, pleines de feu,
Quils (?) mettoient devant eus
Por combatre vers celé gent
Que Tueve (?) sor les olifbnz :
Et quant li olifaunz getoient
Los boiaus dont les genz tuoient.
Si se ardoient les museauz tuit
Tant quil en ourent si drut
Quaprochier nosoient les homes
Por la semblance de lor formes.
Li unz tenoient les museaus haut,
Car ils quidoient que ainsi chaut
Fussent touz les antres come cil,
Et si eschîva cel péril.
Alixandre qui moult fut sages
Et oonquist celés gens salvages
Et danta (domta) si les olifans
Qui mal nosoient faire as gens *:
Jusqua^ arbres secs sen ala,
Ilec oï qui li noncha (là il ouït qui lui annonça)
Sa mort et termine li mist.
Fait parole des choses que Virgile fist. Fait parole de S. Pol.
* Ici le ms. 7991 ajoute quelques détails sur les éléphants et ue parle point d*ar6rM secs.
Le second Livre.
\*^ Chap. De la forme del monde en gros. II'' Chap. Gomeut la terre est divisée. Ilh Chap. De la mappemonde.
De la région de Ynde.
Des gens qui habitent en Ynde.
Des bétes qui sont en Ynde.
Des pierres qui sont en Ynde.
Des divers arbres qui sont en Ynde. (Rien sur les arbres secs.)
D'Europe.
D'Afrique.
Ms. franc. n<»7504, foh vel.*. c Le livre dou puissant roi Âlixandre, cornent il conquist plusieurs terres par son sens et par son ardement et coment il sen monta en lair et coment il se fist caler en la mer por voir la bataille des poissons et coment il fut pim mort. >
C'est la version attribuée à Jean de Vignay, en i34i :
i et alerent as arbres dou Souleill et de la Lune, porque ils
furent venu si lor dist li vieillars : Regardes en haut et penses en vostre cuer ce que vos voudres demander et ne le dites mies de la bouche. Alixandre li demanda enquel lenguage donent li arbres respons a la gent. Cil respondit : Li arbre dou Souleill eomense a parler en Yndien. Donc baissa Alixandre les arbres et comensa son cuer a penser se il conqueroit tout le monde et retomeroit a Masedonie a tout son triomphe >