‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 3)Chapitre 63 sur 93 · MADIAN · texte numérisé non relu

MADIAN

amiral d'Ég}T)te et roi de Grèce

PHILIPPE MACEMUS MATAQUAS

roi de Grèce duc d'Albanie

épouse MORDAILLE

fille de Meneus roi d'Afrique

ROMANADAPLE épOUSe ELENEOS OU FLORIMONT

^^^___^ surnommé le pauvre perdu

PHILIPPE épouse OLYMPIAS ALEXANDRE.

Une princesse de l'île Celée, qui avait eu Florimont pour amant, finit par épouser le neveu de Candiobras, roi d'Albanie, et en eut Nectanebus, dont le roman parle en ces termes :

p. Paris, p. 28. Rois fu, tans fist d'enchaDtement : La mer faîsoit meller au vent.

Qui en Vile voloit entrer Por mai faire né pour rober Les né8 (nefis) fiûsoit plangier sovent En la mer, par enchantement.

L'auteur nie formellement que Nectanebus ait été le père d'Alexandre :

* BibL des romanSy 1776, t. 1, pp. 23-74.

P. Paris, p. 39. Alizandre son fils aprist

Qui puis tant royaumes conquist.

La gent en disoit folle.

Que Olimptas fn sa mie, Qn'Alixandres ses fius estoit :

Mais cil se ment qui le disoit.

Grant mençoigne dist qui le dit, Quar Alixandres puis Tocist.

Hist. lin. de la France, t. XV, p. 487-491.

Paulin Paris» Les tm. françois de la Bibl. du roi, t. Ill, p 9-53.

Ce roman, au treizième siècle, fut mis en prose; il se trouve ainsi à la Bibl. du roi de France.

Dans l'original en vers il est dit que Fauteur :

A Filipople la trouva (cette histoire) A Chastillon le aporta.

Ainsi corne il avait aprise L*a de latin en romans mise.

Dans la version en prose :

Le livre que Aimé de Yarannes fltde gregoys en françoys...

(Hht. liit. de la France, t. XV, p. 488.)

Un ms. de Venise, citant les demiei*s vers du poëme, dont un mot important pour la date est effacé dans le ms. de la Bibl. du roi de France, place la composition de ce poëme à Tan 1488. — Borel, dans son Trésor, indique 11 28 pour cette date.

(Hist. lut. de la France, t. XV, p. 490-491.)

Manuscrits français, n°« 7623, 7291, 7991.

Ci comence le livre qui est apelé Ymage de munde.

Le premier Livre,

l^"" Ghap. De la bonté de Dieu.

II« Chap. De nature que Dieu créa premièrement.

IIPChap. Pourquoi Dieu fist le munde.

Ci comence de Platon.

Ci comence de Apolomes.

Ci comence de le rois Alixandre.

Roys AliBandre resoufri

Maint travail pour apreodre aussi.

Et il sen ala richement

Corne rois à force de gent.

Par quoi il ne poat pas si bien

Rechœrchier droit mal e droit bien.

En Ymea (Inde) troua unes gens

CombatauB s» les olefims

Qui la terre Ue défendirent.

Qui de ses gens damage firent

Par les olifanz quils tuoient

Quant que aloz boiaus ateignoient.

Quant Alisandre vit lafaire

Que la force ne lui valoit gaire

Combatre contre cels a plain.

Faire fist estacbes (estatues) de airain

Si corne bornes, pleines de feu,

Quils (?) mettoient devant eus

Por combatre vers celé gent

Que Tueve (?) sor les olifbnz :

Et quant li olifaunz getoient

Los boiaus dont les genz tuoient.

Si se ardoient les museauz tuit

Tant quil en ourent si drut

Quaprochier nosoient les homes

Por la semblance de lor formes.

Li unz tenoient les museaus haut,

Car ils quidoient que ainsi chaut

Fussent touz les antres come cil,

Et si eschîva cel péril.

Alixandre qui moult fut sages

Et oonquist celés gens salvages

Et danta (domta) si les olifans

Qui mal nosoient faire as gens *:

Jusqua^ arbres secs sen ala,

Ilec oï qui li noncha (là il ouït qui lui annonça)

Sa mort et termine li mist.

Fait parole des choses que Virgile fist. Fait parole de S. Pol.

* Ici le ms. 7991 ajoute quelques détails sur les éléphants et ue parle point d*ar6rM secs.

Le second Livre.

\*^ Chap. De la forme del monde en gros. II'' Chap. Gomeut la terre est divisée. Ilh Chap. De la mappemonde.

De la région de Ynde.

Des gens qui habitent en Ynde.

Des bétes qui sont en Ynde.

Des pierres qui sont en Ynde.

Des divers arbres qui sont en Ynde. (Rien sur les arbres secs.)

D'Europe.

D'Afrique.

Ms. franc. n<»7504, foh vel.*. c Le livre dou puissant roi Âlixandre, cornent il conquist plusieurs terres par son sens et par son ardement et coment il sen monta en lair et coment il se fist caler en la mer por voir la bataille des poissons et coment il fut pim mort. >

C'est la version attribuée à Jean de Vignay, en i34i :

i et alerent as arbres dou Souleill et de la Lune, porque ils

furent venu si lor dist li vieillars : Regardes en haut et penses en vostre cuer ce que vos voudres demander et ne le dites mies de la bouche. Alixandre li demanda enquel lenguage donent li arbres respons a la gent. Cil respondit : Li arbre dou Souleill eomense a parler en Yndien. Donc baissa Alixandre les arbres et comensa son cuer a penser se il conqueroit tout le monde et retomeroit a Masedonie a tout son triomphe >

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