X. LE ROMAN DES SEPT SAGES DE ROME
Van Praet parle de l'extrême rareté de ce livre (qui serait de 1483, in-folio) et assure qu'il se trouve dans la BiUiothèque du roi de France *.
L'origine de ce roman, si répandu dans le moyen âge, remonte \k un ouvrage indien qui portait le nom de Uvre de Sendabar. Il fut traduit en hébreu sous le titre de Paroles de Sendabar^ et en grec sous celui de Roman de Syntipas. Vers la fin du douzième siècle, Dam Jehans, moine de l'abbaye de Haute-Selve, en Lorraine, composa, d'après l'hébreu, un livre latin qu'il nomma Hiêtoria Septem Sapieruium Romœ. Un prêtre appelé Herbers imita, au treizième siècle, en vers français, les récits de Dam Jehans, sous le titre des Sq^t Sages de Rome ou Dolopaihos. Il ne fut pas le seul, car on a une autre version en vers , dont on ignore l'auteur et qui a été publiée par M. Relier *. On connaît aussi deux traductions en prose française, assez différentes l'une de l'autre, et c'est celle qui est entièrement conforme au texte latin de Dam Jehans, qui a été imprimée au quinzième siècle à Genève. L'autre a été publiée par M. Le Roux de Lincy.
Le roman des Sept Sages a été traduit ou imité dans presque toutes les langues de l'Orient et de l'Europe. On lui a donné différents titres, et cet ouvrage contient une foule de contes el de récits qui ont été employés bien postérieurement dans des histoires, des fables et des comédies. On y a ajouté des suites
< Recherches tur.La Gruthuyse, p. 173.— La première édition de Genève que cite Brnnet est celle de 1492. — Ed.
« Tubingne 1836, in-8o.
fort considérables sous les titres d'Aventures de Markès, de Fiseus, de Lorain et de Cassidorius.
On peut consulter sur les transformations de ce roman, sur son analyse, ses diverses branches, ses manuscrits et ses éditions : IlisL liltér. de la France^ in-4**, XIX, page 809. — Mém. de l'Acad. de$ Inscriptions et Belles- Lettres (Mémoires de M. Dacier), XLI, p. 423 k 545 et p. 546 à 562. — Roquefort, de la Poésie franc, dans les douzième et treizième siècles^ p. 171-180. — Loiseleur Deslongchamps, Essai sur les fables indiennes^ Paris 1838, in-8^. — Le Roman des Sept Sages de Rome, publié par Le Roux deLincy, Paris 1838, in-8**.
Le Roman des Sept Sages est le livre qui a été le plus souvent imprimé h Genève dans le quinzième siècle. Depuis 1483 à 1494 on y en Bt cinq éditions (V. n»« XV, XVII, XXI et XXVI).
XI. LE ROMAN DE FIERADRAS, Genève, Loys Garbin, In-folio — caract. goth.
Édition indiquée à cette date dans le grand Catalogue des livres du roi d'Angleterre^ vol. III, page 41. — Brunet, Ma^' nuel^ tome II, page 276.
On ne connaît aucun livre imprimé à Genève pendant ces trois années.