D'ALEXANDRE LE GRAND
Dans le siècle dernier, un savant * employa sa vie presque entière à rechercher et <à compulser toutes les anciennes histoires d'Alexandre. Peut-être lui aurait -il fallu plus de peine et plus de temps encore pour signaler tous les romanciers qui, dans le moyen âge, ont raconté, soit en vers, soit en prose, les merveilleuses aventures du héros macédonien.
Amaury-Duval, nistoire littéraire de la France, XIX, p. 673.
' Saillie-Croix. — Éd.
AVERTISSEMENÏ
Une partie de ces Recherches a paru dans la Bibliothèque Universelle de Genève. (1818, Mars, Littérature, page 220 et suiv.) Le suffrage d'un savant de la plus haute distinction * a engagé l'auteur à leur donner plus d'étendue et la forme sous laquelle il les présente maintenant.
* Letronne : Voyez JoHrHfli des Savants, 1818, — Éd.
La rédaction de ces Recherches, comme la date l'indique, fut terminée par M. Favi'c-Berlrand entie 1829 et 1830. Depuis lors M. Favre-Bertrand recueillit dans ses vastes lectures de nouveaux matériaux, consistant surtout en un grand nombre de notes, toutes écrites séparément sur des feuilles volantes. Nous avons essayé de les rapporter, autant que nous l'avons pu, aux passages qu'elles étaient destinées soit à éclaircir, soit à compléter. Si nous mentionnons ici ce fait, c'est d'abord parce que nous croyons devoir prendre la responsabilité d'erreurs que l'auteur n'aurait pas pu commettre : nous tenons ensuite à ce que le lecteur s'explique , comment il se fait qu'un travail achevé vers 1830, porte cependant, à peu près à chaque page, des preuves de recherches postérieures à cette date. Du reste, nous devons faire remarquer que M. Favre-Bertrand n'a presque jamais modifié le teste de ses Recherches, lors même qu'il ne s'accordait pas complètement avec les additions qu'il recueillait; néanmoins, comme nous l'avons expliqué dans notre Introduction, nous nous sommes abstenu de toute espèce de remaniement. — Ed.