XVII. LE LIVRE DES SEPT SAGES DE ROME
A la fin :
« Sy finist le présent liure des Sept Sages de Romme Imprime a Geneue lan M. cccc. Ixxxxij. le xxiij jour de may. Deo gratias. »
Petit in-folio — caract. goth. — figures. « Édition fort rare, dit Brunet [Manuel, t. IV, p. 259); elle commence par un titre séparé et contient 61 feuillets — signât. Ai-Kiii. »
Biblioth. de l'Arsenal. Bell. Lellr. n° 13009. — Cat. de la Bibl. du roi, Bell. Lellr. II, p. 11. — Denis, Suppl. p. 334.
Voyez 11"^ X, XV, XXI et XXVI.
Un autre roman, celui d'Olivier de Castille, imprimé à Genève, sans date , porte le nom de Louis Garbin , et Brunet affirme que ses caractères sont exactement les mêmes que ceux de la présente édition des Sept Sages (Voy. n" XXXI). C'est donc à cet imprimeur que celte dernière édition doit être attribuée.
XVIII. CONSTITUTIONES SYNODALES DIOECESIS GE- BENNENSIS, editœ in Sancta Synodo anno M", cccc". Ixxxxiij". Et diebus vij. viij. et ix mensis maii.
Panzer, Annal. Typogr. XI, page 322 , d'après Senebier. Ce livre, extrêmement rare, est à la bibliothèque de Genève. M. Senebier dit qu'il fut publié in-folio et in-8°, mais les verjures et les pontuseaux du papier prouvent que notre exemplaire est véritablement in-4". Il a été rogné dans la largeur jusqu'à entamer en plusieurs endroits la partie imprimée.
Ce livre commence par un chapitre intitulé ; De vita el honestate dericorum. On lit après ce titre : « Item cum clerici qui ex eo potissime quod in Domini sortem sunt elccti...» et la première lettre est une majuscule ornée d'une gravure en bois. C'est la seule de ce genre qu'il y ait dans le livre, el cela prouve que c'est bien le commencement du texte, mais la signature A. ij, qui est au bas de la première page, indique qu'il manque h cet exemplaire un feuillet préliminaire. L'ouvrage occupe quinze feuillets; le verso du dernier est blanc. 11 est composé de 75 articles, dont les vingt derniers sonl précédés de cette indication :
« Sequunlur Conslituliones in hac sacra synodo addite.»
On lit à la lin du volume :
Présentes Constitutiones synodales fuerunt édite in sancta synodo tenta in ecclesia cathedrali gebenn. de mandato atque expressa licenlia Reverendissimi in Christo patri et dni dni Anthonii Championis episcopi et prin cipis Gebennensis ac Sabaudie cancellarii dignissirai Atque etiam p. R. P. d. Amblardum Goyeti. juris utriusque doctorem, et canonicum ipsius ecclesie. vicarium ge neralem in spiritualibus et temporalibus ipsorum ecclesie et
episcopatus auctori tate ordinaria specialiter deputatum. Ex consultatione et deli-
beratione Reverendi in Christo patris et dni. d. episcopi
Claudiopolitani ejusdem Domini nostri suffraganei. Necnon reverendorum ac venerabilium dominorum
de Capitulo. To tiusque consilii episcopalis Gebennarum in dicta sancta synodo
interessentium De Anno Dni M.° cccc.*' Ixxxxiij." Et diebus vij. viij et ix mensis
Maii. Ad laudem et gloriam omnipotentis Dei Amen. Expliciunt.
Antoine de Champion fut président du Sénat de Cliambéry, puis évèque de Mondovi, et enfin évêque de Genève en 1491. Il prit possession de son siège après avoir vaincu à Chancy, dans une escarmouche, Charles de Seyssel qui le lui disputait, et il chercha à réformer les ordonnances ecclésiastiques en tenant un Synode, dont le livre qui nous occupe contient les résultats. Amblard Goyet, abbé de Filly, était vicaire général et les registres du Conseil lui donnent encore le titre de Juge des Appellations '.
Je reproduirai ici l'extrait que Senebier a donné de ces Constitutions :
' Spon, Hist. de Genève, I, p. 100. — Dessou, Mém. sur l'Évêché de Genève. — Grenus, Fraipnenlx, p. 71.
DANS LE XV'" SIÈCLE. 3'f3
« Les Ecclésiastiques y sont peints comme menant une vie « plus déréglée que les laïques. On leur reproche de s'habiller « avec des habits courts et fendus devant et derrière, de porter « des capuces, d'iiabiler des lieu.v suspects, de jouer, de « chasser, d'avoir des armes et des concubines. Nam quidam « ipsorum vestes et clamides brèves, Ironcalas et déformes, « ante et rétro fenditas, etiam colorum prohibitorum, cum « capuciis, more armigerorum, portant : et tabernas, sluphas, « convivia et loca suspecta, ludosque et coreas, mercantias et « venationes prohibitas fréquenter [lisez frequentare) non eru- « bescunt : nonnulli eorum etiam curam habenles animarum « ad raliocinia pro receptis nobilium quas exercent se obligant « et neglecta ipsa vocatione eorum in iis se implicant.
« Les blasphémateurs ecclésiastiques étaient condamnés à « dix sols, dont la moitié était applicable à la réparation du « pont du Rhône et l'autre moitié au dénonciateur.
« Il y a des peines contre les parjures et à cette occasion « l'Évêque observe que cet article est ajouté parce qu'il y a des « ecclésiastiques qui ne craignent pas de commettre ce crime.
« Il est défendu aux ecclésiastiques de négocier, de chasser, « d'avoir des chiens de chasse et ancipiles aves aut falcones.
« On y trouve un excellent règlement qui ordonne aux ec- « clésiasliques de veiller à ce que les nourrices et les grandes « personnes ne fassent pas coucher leurs enfants dans leur lit « avant l'âge d'un an, de peur de les étouft'er, et cela sous « peine d'excommunication '.»
• Journal de Genève, 1791, "26 février.