‹ Mélanges de géologie et de physique généraleChapitre 22 sur 69 · I. Parai · texte numérisé non relu

I. Parai

intér.;

de. . 1

|Wà&6M/2

1 côtes;

intér.;

ft%0;

Comme les lignes isothermes se relèvent vers les côtes occidentales de la France , c'est-à-dire comme la température moyenne de l'année y est plus grande que sous la même latitude dans l'intérieur des terres^ on devait s'attendre qu'en avançant de l'est à l'ouest, sur un même parallèle , on ne verrait point diminuer la chaleur des étés. Mais la proximité de la mer et les autres causes qui produisent le relèvement des lignes isothermes tendent à augmenter la douceur

des hivers, et agissent en sens eentiaiM sur les étés. Si le partage de la ehaleur entre ees saisens était égal eQ Bretagne et dans TOrléanais , dans le êlimal des eâlêê^ et dans le cHmat continental^ on devrait, à même latitude , trouver à la fois plus ehauds les bivers et les étés, le long du littoral. En suivant les mêmes lignes isothermes, on reconnaît facilement, dans le tableau précédent , que les bivers sont plus froids à Fintérieiir des terres , et les étés plps tempérés sur les oôteSi Ces observations thermométriques confirment, en général , Topinion populaire sur le climat du lit«^ toral ; mais en se rappelant les eultures et le déve* loppemept de la végétation le long des eôtes et dans riûtérieur de la France , on s'attendrait à des diflé^ renées de température beaucoup plus grandes. On est fraj^é de trouver ces difiérences égales seulement , pour les hivers et les étés, & 1^, c'est-à-dire à un quart de celle qui existe entre les températures moyennes des hivers ou des étés & Montpellier et i Paris. J'et*poserai plus bas , en parlant des limites qu'atteint la culture des plantes Qqr les montagnes, la véritable cause de cette contradiction apparente* Il suffit de rappeler ici que nos instruments météorologiques n'évaluent aiiounMsent la quantité de chaleur que la lumière directe produit , par un air sec et pur, dans le parenchyme plus ou moins coloré des feuilles et des fruits. Par une môme température moyoQne de Tatmosphère , le développement de la végétation est retardé ou accéléré , selon que le del est brumeui eu serein , selon que , pendant des semaines entières,

la surface delà terre ne reçoit que de lalumière diffuse, ou qu'elle est frappée par les rayons directs du soleil. C'est de la transparence de Tatmosphère et du degré d'extinction de la lumière que dépendent en grande partie ces phénomènes de la vie végétale , dont les contrastes nous surprennent dans les iles et dans rintérieur des continents , dans les plaines et sur le sommet des montagnes. En négligeant les considérations photométriques , en n'appréciant ni la production de la chaleur dans l'intérieur des corps, ni l'effet du rayonnement nocturne par un ciel serein ou couvert, on aurait de la peine à reconnaître, dans les seuls rapports numériques des températures observées en hiver et en été , à Londres et à Paris , les causes de la différence frappante qui se manifeste en France et en Angleterre , dans la culture de la vigne , dans celle du pêcher et de plusieurs autres arbres fruitiers (55) . Lorsqu'il s'agit de la vie organique des plantes et des animaux, il faut examiner soigneusement tous les agents extérieurs qui modifient leurs actions vitales. Les rapports entre les températures moyennes des mois ne suffisent pas pour caractériser le climat. Son influence se compose de l'action simultanée de toutes les forces physiques , et dépend à la fois de la chaleur, de l'humidité, de la lumière , de la tension électrique des vapeurs et de la pression variable de l'atmosphère. C'est cette pression qui , sur le sommet des montagnes , modifie la transpiration des plantes et jusqu'au développement des organes exhalants. En faisant connaître les lois

empiriques de la répartition de la chaleur sur le globe» telles qu*on peut les déduire des variations thermométriques de Tair, nous sommes loin de considérer ces lois comme les seules propres à résoudre Tensemble des problèmes climatologiques. La plupart des phénomènes de la nature offrent deux parties distinctes : Tune, qu'on ne peut soumettre à un calcul exact, Tautre, qu'on ne peut atteindre que par la voie de rinduction et de Fanalogie.

Nous venons de discuter le partage de la chaleur entre Thiver et Tété sur une même ligne isotherme ; il nous reste à indiquer les rapports numériques entre les températures moyennes du printemps et de rhiver^ entre celles de Tannée entière et du mois le plus chaud. Depuis le parallèle de Rome jusqu'à celui de Stockholm , par conséquent entre les lignes isothermes de IG** et 5% la différence des mois d'avril et de mai est partout de G" k T; de tous les mois qui se succèdent immédiatement , ce sont ceux qui offrent l'accroissement de température le plus rapide. Or comme dans les régions boréales , par exemple en Suède , le mois d'avril n'est que de 3% les 6** ou T qu'ajoute le mois de mai y produisent nécessairement un effet bien plus grand sur le développement de la végétation que dans le midi de l'Europe, où la température moyenne d'avril est de 12* à 13' (56). C'est par une cause analogue qu'en passant de l'ombre au soleil , soit dans nos climats en hiver, soit entre les tropiques sur le dos des Cordillères (57), nous sommes plus affectés de la différence de température

qa'Mi étô el diM 1m plaiMi, ïànk que daaa )ea ^imix c«9 1» diffârenoQ thormométrique 8oit 1^ même , par aiempla d^ 8** à A% Pré» du cercla polaire , non^seulemeat l'aeciroiasement de la chaleur vernale e&t plus 9eQ9ible eoGore» mai» U se prolonge progressivement ju$qu'aumoiadejuiQ. ADroQtbeim, enNorwége, les températures d'avril et de mai , comme celles de mai et de juin , diffèrent t non de Q" ou 7% mais de a^ à 9s En distinguant , sur uue même ligue isotherme , les endroits qui s'approchent des sonunets coneaves ou convexes de cette ligne , et, dans un même ajrs* tème de climats, les régions boréales et australes, on trouve : l"* que raecroissementdela température ver* nale est considérable (de 7' à &^ dans Tespace d*un mois) , et régulièrement prolongé , partout ou le par^ tage de la chaleur annuelle entre les saisons est très-* inégal, comme dans le nord de TEurope et dans la partie tempérée des États->Unis ; 2^ que cet accroissement est considérable (au moins supérieur à 5"* ou 6''), mais peu prolongé, dans l'Europe tempérée; â' qu'il est faible (à peine de 40 , et régulièrement prolongé partout où règne le climat des tles i h!" enfin que dans chaque système de climats , c'est-à-dire dans des baqdes renfermées entre les mêmes méridiens , l'accroisse^ ment vernal est plus petit et moins également prolongé par les basses latitudes que par les hautes. La seule bande isotherme de IS"* à là"" peut servir d'eiempie pour constater ces diverses modiflcations du printemps. Dans l'Asie orientale, près du sommet concave, les diffiêrencei de température entre to quatre mois

--i IBS —

de mars» dTaTrilt de mal et de Jnln sont très-grandes et trës^^gales ; elles sont de 8*^,7 ; 7%il ; 7%7. En avançant du côté de Touest, vers l'Europe , la ligne isotherme se relève ; et dans Tinlérieur des terres, près du sommet convexe , l'accroissement est encore très-grand , mais peu prolongé , c'est-à-dire que des quatre mois qui se succèdent, il n'y en a que deux dont la différence s'élève à 7*; on trouve 5%2; 7%4; a%5. Plu» loin k l'ouest , vers les côtes , les différences deviennent petites et égales ; elles sont de 2%0 ; 8%6 ; 3%1. En traversant l'Atlantique, on s'approche du sommet concave occidental de la ligne isotherme de 12*. L'accroissement vemal se montre de nouveau presque aussi grand et aussi prolongé que près du sommet concave asiatique; on trouve pour la différence des quatre mois : 5%8; 7',7; 6%0« Dans la courbe de la tempe* rature annuelle, le printemps et l'automne désignent les passages du minimum et du maximum. Les accroissements sont naturellement plus lents près des sommets que dans la partie intermédiaire de la courbe ; ils sont d'autant plus grands et d'autant plus durables , dans cette partie , que les ordonnées extrêmes de la courbe diffèrent davantage. Le décrolssement automnal de la température est moins rapide que l'accroissement vernal , parce que la surface de la terre acquiert le maximum de chaleur plus tard que l'atmosphère , et que , malgré la sérénité de l'air qui règne en automne , la terre ne perd que lentement, par l'effet du rayonnement, la chaleur acquise. Le tableau suivant prouve l'uniformité de ces lois.

UEUX.

l*r GROUPE.

•OMMITS CONCATtt BN AMtHIQDB.

Natcbez. . .

Williamsbnrg.

Cincinnati. • Philadelphie .

New-York. .

Cambridge. .

Québec. . .

Nain. . • .

Page 1