‹ Mélanges de géologie et de physique généraleChapitre 24 sur 69 · B CA B B · texte numérisé non relu

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Dans le système des climats européens, depuis Rome jusqu'à Upsal , entre les lignes isothermes des IS"* et 5% le mois le plus chaud ajoute 9"* ou lO"" à la température moyenne de Tannée. Plus au nord, les accroissements sont plus considérables encore, ainsi que dans TAsie orientale et en Amérique , où les lignes isothermes se replient vers Téquateur.

De même que deux heures du jour indiquent la température de la journée entière , il y a nécessairement aussi deux époques de Tannée dont la température moyenne égale celle de Tannée entière. D'après les moyennes de dix années d'observations , cette température de Tannée se trouve à Bude , en Hongrie , du 15 au 20 avril et du 15 au 27 octobre ; à Milan , du 10 au 15 avrU et du 18 au 25 octobre. Les ordonnées des décades de chaque mois peuvent être regardées comme fonctions des ordonnées moyennes. En considérant les températures des mois entiers, on trouve que, jusqu'à la bande isotherme de 2'', la température du mois d'octobre coïncide généralement, à moins d'un degré, avec celle de Tannée. Le tableau suivant prouve que ce n'est pas , comme Tafllrme Kirwan, le mois d'avril, qui approche le plus souvent de la chaleur annuelle (60).

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Comme II est rare que les voyageurs puissent fournir des observations propres à donner immédiatement la température de Fahiiée enlière^ il est utile de ftiire connaître les rapports constants qui existent, dans chaque système de climats, entre les températures vernale ou automnale et la température annuelle.

Quant À la quantité de chaleur que rei;^it bn même point du globe , elle est beaucoup plus égale pendant une lohgue suite d'années qu*on ne sefait tenté de le croire d'après le témoignage de nos sensations et le produit variable des récoltes. Dans un lieu donné, les nombres des jours pendant lesquels soufflentles vents nord-est ou sud-ouest conservent un rapport assez constant , parce que la direction et la force de ces vents, qui amènent de Tair plus froid ou plus chaud, dépendent de causes générales, telles que la déclinaison du soleil, la configuration des côtes, et le gisement des continents voisins. C'est moins souvent une diminution dans la température moyenne de Tannée entière qu^un changement extraordinaire dans la répartition de la chaleur éntjre les différents mois qui amène de mauvaises récoltes. En examinant des séries de bonnes observations météorc^giques , faites pendant dix ou douze années , par les parallèles des hT et 49% on trouve que les températures annuelles ne varient généralement que de 1" à 1%5 ; celles des hivers et des étés , de 2* à â*; celles des mois d'été et d'automne, de ^''klc*^ celle des mois d'hiver, de 6' à %\ A Genève , les températures

moyeoûes de vingt années (1796-1815) ont été de 9*,6; 10%â; 10*,0; 9*,»; 10-,5; 10%6; 10%5; 10%2; 10%6; 8%8; 10*,8; 9%6; 8%8; 9",4; lO-^Ô; 10*,9; 8%8; 9%2; 9"»0; 10%0 : moyenne de ces vingt an« nées» 9^,8. Si» dans nos climats » les oscillations Ihermométriqnes sont d'un sixième de la température annuelle , sous les tropiques elles ne sont pas d*un vingt-cinquième» J'ai calculé pour Paris, pendant onze années , les variations thwmométriques de Tan* née» de Thiver, de Tété, du mois le plus froid , du mois le plus dbaud » et du mois qui représente à peu près la température moyenne annuelle. Yoici les résultats que j'ai obtenus :

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