‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 170 sur 175 · IL ETAIT LA · texte numérisé non relu

IL ETAIT LA

AIR : Des soiivrnirs. -

J\.UTREFOis tout dans la iialuic Agitait doucement mon cœur; Des gazons j'aimais la verdure , J'admirais la naissante fleur :

Ce clair ruisseau, ce frais bocage, Cet air que Flore parfuma , Ces oiseaux , leur joli ramage , Tout me plaisait... Il était là.

A présent à peine j'endure Ce qui me charmait autrefois; Du ruisseau je fuis le murmure , Je crains l'ombre triste des bois : Je maudis l'épine piquante Du rosier que ma main planta ; Tout m'importune, me tourmente; Rien ne me plaît... Il n'est plus là.

A mes yeux tout pourrait encore Reprendre ses premiers attraits; J'aimerais la vermeille ailrore, Le zépliir si doux et si frais :

L'accent léger delà fauvette, Que ma voix souvent imita , Les sons plaintifs de la musette , Tout me plairait... s'il était là.

ET CHANSONS, ^Sl

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