IL ETAIT LA
AIR : Des soiivrnirs. -
J\.UTREFOis tout dans la iialuic Agitait doucement mon cœur; Des gazons j'aimais la verdure , J'admirais la naissante fleur :
Ce clair ruisseau, ce frais bocage, Cet air que Flore parfuma , Ces oiseaux , leur joli ramage , Tout me plaisait... Il était là.
A présent à peine j'endure Ce qui me charmait autrefois; Du ruisseau je fuis le murmure , Je crains l'ombre triste des bois : Je maudis l'épine piquante Du rosier que ma main planta ; Tout m'importune, me tourmente; Rien ne me plaît... Il n'est plus là.
A mes yeux tout pourrait encore Reprendre ses premiers attraits; J'aimerais la vermeille ailrore, Le zépliir si doux et si frais :
L'accent léger delà fauvette, Que ma voix souvent imita , Les sons plaintifs de la musette , Tout me plairait... s'il était là.
ET CHANSONS, ^Sl