‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 173 sur 175 · PRIVILEGE · texte numérisé non relu

PRIVILEGE

Nous défendous à tous confiseurs , pâtissiers , Marchands de beuire , ainsi qu'à tous les épiciers , De rien envelopper jamais dans cet ouvrage, Quoiqu'à vrai dire il soit tout propre à cet usage, Ou bien patront dix fois ce qu'alors il vaudra; Modique cliàtiiuent qui nul ne ruinera.

Voulons que le précis du présent privilège

Soit écrit à la fin du livre qu'il protège;

Que l'on y fasse foi, comme à l'origina^ ,

Et que les gens de bien n'en disent point de mal.

Ordonnons à celui de nos gens qui sait lire , De bien exécuter ce que l'on vient de dire ; De soutenir partout prose , vers et couplets , Nonobstant les clameurs, nonobstant les sifflets.

Tel est notre plaisir et telle est notre envie.

Fait dans notre boudoir, bureau digne d'envie,

Le premier jour de l'an sept cent quatre-vingt un ,

Et de nos ans un peu plus que le vingt et un.

Signé, D'AGUESSEAU, comtesse de SÉGUR.

Pius bas :

Lauue ue SÉGUR.

Nota. .T'écrivis celte plaisanterie, en donnant, il y a plus de quarante ans , à nia femme, un recueil manuscrit de ([uniques oj)Uscules.

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