‹ Mélanges de numismatiqueChapitre 4 sur 80 · IS · texte numérisé non relu

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ticulières^ Hérodote les croyait autochthones ; mais euxmêmes se disaient d'origine Cretoise, comme les Lyciens; chez eux comme chez ces derniers, les femmes avaient une importance sociale beaucoup plus grande que chez les peuples voisins ; nous avons déjà fait remarquer la ressemblance de leurs monuments funéraires, et Caunus est le seul endroit en dehors des frontières lyciennes , où Ton rencontre ces tombeaux grandioses , taillés dans le roc , qui distinguent les nécropoles de la Lycie. Il nous semble donc assez probable que les Cauniens étaient de la même race que les Lyciens, mais que leur position moins isolée, et le contact fréquent des Grecs de Rhodes et des Cariens modifièrent plus tôt chez eux que chez les Lyciens proprement dits, les caractères de la race.

Lors de la conquête persane , Caunus fut prise par Harpagus, le général de Cyrus, après une résistance désespérée, semblable à celle que Xanthe avait opposée aux armes persanes; les Cauniens, dit Hérodote', imitèrent presque en tout la conduite des Lyciens. C'est à cette occasion que Caunus est mentionnée pour la première fois dans l'histoire; après l'incendie de Sardes, elle prit part à la grande révolte ionienne '. Elle passa ensuite avec les autres villes du littoral sous la domination athénienne, et elle figure dans les listes des tributs \ pour une somme peu importante, telle que pouvait payer une ville de troisième ordre. Vers la fin de la guerre du Péloponnèse , Caunus était au pouvoir des Lacédémoniens '. En 309 elle fut prise

« Herodot., 1,172.

» Herodot., V, 103.

^ Bœckh., Staatskauih. Àthen., II, p. 697.

• Thucyd.,VIII,39.

par Ptolémée et demeura au pouvoir de ses premiers successeurs ; après la défaite d*Antiochus le Grand elle devint sujette des Rhodiens, et l'était encore en Tan 50 \ malgré quelques intervalles de liberté et plusieurs révoltes. Du temps de Pline, Caunus était une ville libre, oppidum /i- 5erum*.

Il résulte de cet aperçu historique, que la ville de Caunus n*a pas cessé d'avoir une certaine importance , due surtout à la sûreté de son port, depuis le sixième siècle avant, jus* qu*au second après l'ère chrétienne. Cependant les seules médailles qui aient été attribuées à cette ville, sont de petites monnsdes de cuivre , publiées par BorrelP. Elles portent d'un côté un taureau cornupète, ou la partie antérieure d'un taureau; de l'autre, un sphinx assis, et la légende KAV {Vay. PI. II, n- 1 et 2).

Je crois pouvoir enrichir cette numismatique si restreinte, de deux petites monnaies d'argent, qui ont été attribuées à tort à la petite ville de Calynda, voisine de Caunus, et située sur les frontières de la Carie et de la Lycie.

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