‹ Mélanges de numismatiqueChapitre 56 sur 80 · Même tête ; devant, une palme · texte numérisé non relu

Même tête ; devant, une palme

^ €ONHCO[T] Ca)THPO[C]. Hercule assis. Dans

le champ, un monogramme, composé des lettres ATB. Sous le bras d'Hercule, une lettre ou un signe isolé. A

— <03 — l'exergue, la date [V]Kr. — E. Cabinet de M. de Prokesch. Cette pièce est moulée sur un original différent des deux autres, mais que je n'ai pu retrouver nulle part.

3. Même tête; devant une massue; sur le cou, un monogramme en contremarque, composé des lettres ATB.

i$ BACI[AGa)CJ 0€ONHC[Or] CcoTHPO[C]. Hercule assis. Dans le champ, même monogramme que sur la pièce précédente. A l'exergue, la date TAA ou ÏAA. — iE. Musée de la Compagnie des Indes, à Londres. (PI. VII, n* 16.)

Le véritable nom de ce roi, qu'on appelait autrefois Monnésès, a été rétabli par M. de Longpérier, d'après la médaille du Musée de la Compagnie des Indes, qu'il avait signalée le premier {Renme Diim., 1863, p. 3A0, note). Je dois dire toutefois que sur l'empreinte qui m'a été envoyée, et qui est fort bien faite, on ne peut distinguer la barre du 0; néanmoins je crois qu'on doit admettre la forme esovvi;(rT}c« plus vraisemblable que ÔMwijdT^.

Les années &21 et 428 des Séleucides correspondent aux années 109 et 111 de notre ère, et appartiennent au règne de Trajan, mais elles sont antérieures à l'expédition de ce prince contre les Partbes. L'année 431 ou A3A, c'est-à-dire 119 ou 122 de l'ère chrétienne, est une des premières du règne d'Hadrien. La lecture de la date TAA ou TAA n'est peut-être pas tout à fait certaine; mais sur l'empreinte que j'ai sous les yeux le A est clair, on voit la moitié de l'T, et la troisième lettre est une lettre à sommet triangulaire. M. le général Cuningham, numismatiste distingué, consulté par moi, a bien voulu examiner avec soin l'original, et m'a répondu qu'il ne pouvait lire autrement que TAA ou TAA. 11 y a ici une difficulté chronologique; car d'après Dion

Cassius, l«i Characëne était gouvernée en Fan 116 par on Attambélus. Il faut donc admettre, ou bien quil y eut deux Tbéonnésès, ou bien que le prince de ce nom fut* cbassé par Attambélus, et remonta ensuite sur le trône par suite d'événements que nous ne connaissons pas ; la seconde hypothèse est la plus probable, à cause de la parfaite identité des portraits sur les trois médailles au nom de Théonnésès. Dans tous les cas, ce prince dut être le successeur d'Attambélus III.

On remarquera que sur deux des pièces de Théonnésès le monogramme peut représenter le mot Attambélus, et que ce même monogramme a été frappé en contremarque sur la médaille de l'année A31.

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