A.KA12APA AHMOt^ûN . Tête nue de Lucius César
a r.KAI2APA nEPrAMHNOI. Tête nue de Caïus César. — M. h. (Cabinet de France, deux exemplaires.) — Cette pièce a été décrite trois fois par Mionnet et toujours inexactement {Myêiê, n^"* 5S6, 543, et Supplément, n* 036).
Cette monnaie de Pergame diffère de celles que nous avons étudiées jusqu'à présent ; elle ne donne pas le buste du proconsul, mais elle le représente en pied et recevant une couronne qui lui avait été sans doute décernée par la ville de Pergame. Nous avons vu que la province d'Asie avait offert une couronne à Paullus Fabius, et F inscription d'Eumenia
^'' ajoute que cette couronne devait être proclamée aui jeux
en honneur d'Auguste qui étaient célébrés à Pergame; c'est un fait semblable qui est rappelé sur la médaille de Per* game» et dont on y voit la représentation.
Voici encore un proconsulat qui n'est pas mentionné dans l'histoire et qui n'est attesté que par cette médaille ; nous le signalons îd pour la première fois.
M. Plautius Silvanus est encore un des personnages considérables du règne^d' Auguste. Son magnifique tombeau de famille existe à Tivoli, et Finscription qui y est gravée a été publiée dans le recueil de Gruter (p. i52, 6); elle est ainsi conçue : «M. Plautius M.f.A.n. SilVanus cos. Vllvir « epulonum. Huic senatus triumpballa omamenta decrevit a ob res in Ulyrico bene gestas. Lartia Gn. f. uxor . M. Plau- « tins M. f. Drgulanius vixit ann. IX.» Ainsi lui-même avait été consul et Beptemvir epulonum^ et il avait reçu les in* signes du triomphe en i^écompensede ses victoires en Illyrie ; :sa femme s'appelait Lartia, et il avait eu un fils mort Jeune qui portait le Surnom d' Drgulanius. L'insoriptim n'est pas 1IQ cuntiâ honorum; aussi toutes les autres fonctions que Silvanus avait remplies sont-elles passées sous silence ; on s*est borné à rappeler sa plus haute charge civile, le consulat, sa plus haxite fonction religieuse, le septemvirat, et «a plus grande gloire militaire, les inrignes du triomphe.
Silvanus fut consul en 752 (2 av. J. G.), en même temps qu'Auguste, et par conséquent il dut tirer au sort pour les provinces consulaires au commencement de 758, et gouverner l'Asie pendant l'année proconsulaire 758-750« Bien n'autorise à croire que son proeoBsulat idt été retardé; ear Cossus Lentulns, le consul da l'année 758, gouverna l'Afrique en 759, de sorte que TintervaUe mitimum de cinq ans entre le consulat et le proconsulat
était toujours la règle; et en efîet ce n'est que sous Tibère Qu'il comdQénça à s'allonger et fut fixé dans la pratique & dix ans en virob. Silvanus était donc en Asie pendant les premiers mois de 760; mais dès la métne année ou au plus tard Tannée suivante, il était envoyé en Ulyrie avec un autre consulaire, A. Cœcina, pour y conduire des renforts considérables tirés die la Thrace et des provinces voisines {exereiluê quem A. Cstdna et Silvanui Plaulim eonsuittreé eœ transmdrinis adducebant pro\)inciig^ Vcll. Pat, B» 112), et il faillit y débuter par un écheè; ses troupes auxiliaires furent surprises et culbutées par Tennemi, mais la valeur et la solidité des légionnaires rétablit bientôt le combat et tourna en victoire ce qui aurait pu être un désastre. Silvanus continua à commander une armée en lllyrie et dans les provinces voisines pendant plusieurs années, et il y était encore en 763 ; il remporta de nombreux avantages sur les barbares, et c*est en récompense de ces succès qu'il reçut les insignes du triomphe (Dio, LV, ih ; LVI, 4â).
Les indications chronologiques fournies par les médailles s'accordent avec Celles que nous avons recueillies chez les historiens. Le magistrat Démophon qui a signé la médaille où on voit les tètes de Caius et de Luciuâ César, est le même qui figure sur la médaille de Silvanus. Caius César fut envoyé en Asie en 754, et y resta jusqu'à sa mort; son frère Lucius mourut à Marseille en septembre 765 ; c'est donc probablement pendant l'une de ces deux années que fut frappée la médaillé qui porte leurs deux têtes. Démophon exerçait encore quelque magistrature dans sa ville natale trois ans plus tard, lors du proconsulat de Silvanus^ et c'est h cette époque que l'autre médaille fat frappée.
Nous avons vu -que Silvanus avait eu un fils, nommé
UrguIaDius. Ce nom lui venait de son aïeule Urgulania, la mère du proconsul, qui est souvent mentionnée par Tacite. Elle était la favorite de l'impératrice Livie, et elle profitait de la faveur dont elle jouissait à la conr impériale pour se mettre au-dessus des lois; Tacite en cite deux exemples, et il raconte que lorsque son petit-fils, un autre Plautius Silvanus, allût être condamné à mort pour avoir assassiné sa femme, elle lui envoya elle-même un poignard pour qu'il prévint la sentence des juges {Àntial.^ II, SA; lY, 21, 22). Qn voit que l'influence de sa mère, autant que ses propres services, faisaient du proconsul Silvanus un des hommes les plus importants de son temps.
Avant de quitter la province d'Asie, nous avons encore à signaler deux médailles de Tralles, mal décrites par liionnet et d'autres auteurs, et sur lesquelles quelques numismatistes ont cru reconnaître le nom d'un proconsul, Vedius PoUio (Mionnet, Supplément^ Lydie^ 691, 69A).
i. KAIZAPEQN OHTAIOS. Tète nue, probablement d'Auguste.
i^ HENANAP02 nAPPA2I0r. Tète laurée de Jupiter. — M. h. (De ma collection.)