‹ Melanges de poésie et de litterature (volume 2)Chapitre 59 sur 66 · H Y M N E A L'AMITIÉ · texte numérisé non relu

H Y M N E A L'AMITIÉ

ILLE du ciel, source sacrée Des plaisirs les plus doux, des devoirs les plus saints, C'est aux premiers malheurs qu'ont soufferts les

humains

Que tu volas vers eux de la voûte éthérée.

Consumé de douleurs, accablé de travaux,

L'homme allait accuser la céleste sagesse;

Tu vins secourir sa faiblesse,

Ses biens surpassèrent ses maux.

L'orphelin qui pleure sa mère , Le jeune époux, qui voit, à peine enses beaux jours, Mourir le chaste rbjet de ses pures amours, Auprès de ce cercueil va finir sa carrière. Il lui reste un ami ; cet ami dans son cœur Fait lentement couler un baume salutaire ;

Il vient partager sa misère ,

Il en est le consolateur.

Le mortel à q'i la fortune Vendit si chèrement ses trompeuses faveurs , Solitaire au milieu de ses nombreux flatteurs Prodigue ses trésors à leur foule importune.

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