‹ Mélanges égyptologiquesChapitre 45 sur 66 · A AA A AA · texte numérisé non relu

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En dernier lieu, le temple fut repeint, littéralement: il y eut des peintures :

CeS

trois termes indiquent les substances qui servirent à tracer les hiéroglyphes et les scènes mythologiques dont le

temple était décoré. Ce sont des couleurs, des émaux , des malières brillantes d’incrustation ou d’enluminure, à propos desquelles je renonce à tenter des identifications qui resteraient forcément problématiques. Le premier terme est fréquemment cité comme un des matériaux de l’écriture ou de la peinture ; le second se rencontre sous la forme et *e troisième sous celle de

Ces peintures étaient, dit le texte, faites | J:

Ici je ne distingue pas bien l’intention du texte '.

Le surplus de l’inscription n° 12 ne concerne que les témoignages de satisfaction obtenus par Ameniseneb après l’accomplissement de la tâche qui lui avait été confiée. Deux personnages firent le voyage d’Abydos à cette occasion. Le premier est désigné par les groupes

’ clue j’a‘ d’abord considérés

comme un titre de fonction suivi d’un nom : le k/iou ou directeur Bah. Le mot khou signifie défendre, protéger , soigner , en latin fovere ; ce serait donc une expression

UI faut comparer à ce texte les légendes du plan de l'iijpogée royal sur lequel j’ai disserté. L’expression si souvent répétée sur ce

donne une

9 Le dessin donne ici le signe de la vie au lieu du pedum sur les genoux du roi assis.

MELANGES EGY l'TOLC IGIQUES .

convenable puni' caractériser les fonctions du directeur ou plutôt du conservateur d’un temple. Mais M. Chabas, en me faisant remarquer que l’on n’a pas encore rencontré dans la hiérarchie sacerdotale ou administrative une fonction de ce nom, me suggère une explication bien différente pour ce passage. Selon cet égyptologue , les

groupes !% . qui signifient à la

lettre V Abri du Figuier, désignent le pharaon lui-même, ce que montre d’ailleurs la petite figure royale ou divine qui sert de déterminatif. M. Chabas trouve de nombreuses et excellentes preuves de cette interprétation dans l’innombrable série des expressions qui servent à nommer la personne royale ; il se réserve de traiter ailleurs ce sujet si important pour l’interprétation de certains textes.

Le roi était accompagné d’un haut fonctionnaire , le

^ /~~S , ou officier du préfet du sceau , ou

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peut-être plus simplement officier de la charge du sceau. Ce titre est connu par d’autres monuments. Les étaient des chefs militaires et administratifs d’un rang très-élevé; des princes de la famille royale occupèrent parfois cet emploi. Cette circonstance tend encore à prouver que le personnage auquel l 'officier de la charge du sceau servait de suite ne peut être que le roi.

Nous pouvons donc tenir pour certain que le roi Ter-en-ra fit à Abydos un voyage dont le but était de

, rejoindre son lieu dans le

temple. Évidemment il ne faut pas prendre cette exprès-

sion au point de vue funéraire, car le roi était vivant, et put rendre à Ameniseneb l’honneur divin , selon l’expression du texte , c’est-à-dire la plus haute marque • d’estime et de satisfaction Mais il avait pu faire préparer sa sépulture à Abydos, où se trouvait le tombeau le plus vénéré d’Osiris. Au témoignage de Plutarque , on y enterrait les riches et les puissants qui ambitionnaient le privilège d’avoir une sépulture près de celle du dieu \ S’il ne s’agit pas du tombeau royal , le lieu du roi ne pourrait être qu’une chapelle ou une résidence dans le temple. Espérons que les fouilles de M. Mariette nous livreront quelque jour la solution du problème.

Ter-en-ra admira beaucoup le travail accompli par Ameniseneb; il lui rendit un honneur incomparable , et s’écria :

Excellentes les choses faites pour son dieu !

d’excellence

est un adjectif d’approbation, de supériorité. , qui se retrouve dans le copte oror ,

prœstans. L’arrangement est très-remarquable;

il faut le comparer à <s>- ; en copte comme en

égyptien ne , tc , Me sont des auxiliaires fonctionnant

1 On connaît d’autres exemples de celte expression attribuant l’honneur divin à des fonctionnaires bien méritants ; il est évident (ju’il ne s’agit pas d'un culte, mais seulement d’un honneur extraordinaire.

2 Plutarque: Sur Isis et Osiris.

MELAMES KG VPTOLOG IQ U ES .

cunmie des déterminatifs du verbe ' , et pourraient être supprimés sans nuire à l’intelligence des phrases.

Puis le roi donne à Ameniseneb la quantité de 10 oblations assorties5. Les présents d’or, d’argent et d’objets de luxe n’étaient point encore d’usage ordinaire.

Il vint en dernier lieu un autre fonctionnaire, le

, prince de la maison des offrandes ou

de la maison du bonheur. Le bouton <3b s’échange avec #§>--> pour exprimer l’idée joie, bonheur . et, dans un texte publié par M. Dümichen , il remplace ‘~L.

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