PAU DL ET AIRIRITE
Le bulletin de juillet-décembre 1912 donnait ses notes sur la Villa Pompéienne de l’avenue Montaigne et cette répétition du Joueur de flûte d'Émile Augier que Boulanger fixa sur la toile.
Enfin, au moment où Émile venait de tomber glorieusement, arrivait des pays un moment envahis et à Jamais délivrés, sa dernière étude sur la Garde suisse des Champs-Élysées au XVIIF siècle! Dans ce travail il a remarquablement fait ressortir la curieuse figure de Federici, le sergent de la Garde suisse, et retracé, à l’aide des rapports de ce sous-officier, l’histoire des Champs-Élysées à l’une des époques les plus intéressantes de l'Histoire.
Émile Le Senne avait, avec notre collègue Lucien Raulet, mort lui aussi, commencé une-étude très complète sur /a place de la Concorde. Les notes qui avaient été amassées sur ce sujet après de patientes et longues recherches, furent léguées par Lucien Raulet à notre secrétaire général pour parfaire et compléter cette œuvre. A leur tour, par une touchante pensée, les parents d'Émile les ont données aux Archives de notre Société. C'est à cette source unique et inédite que pourront puiser ceux de nos confrères qui voudraient, en reprenant le travail inachevé, contribuer à la fois à enrichir l’histoire de Paris, et à élever pieusement à la mémoire de deux érudits un double monument littéraire.
Au Congrès des Sociétés de l'Histoire de Paris, Émile Le Senne avait donné lecture d’une étude très remarquée sur La dernière maison de Racine à Paris. Aussi la Société des VIII et X VIT° arrondissements n’a-t-elle cru pouvoir rendre un hommage plus précieux à son cher et regretté secrétaire général qu'en publiant dans le bulletin de juillet-décembre 1914, cette étude inédite.
Entre temps, et pour se délasser.des travaux historiques, Émile Le Senne avait donné sous la signature d'Émile Elsen, un recueil de nouvelles. L’Éternelle Aventure?, dont le titre était emprunté à la première de ces pièces. Qu'il retrace la figure de la Jeannine sans cœur, la fête de Neuilly, les rêveries au palais des comtes Borromée ou la générosité de ce bon M. Leverdier, qu’il évoque des souvenirs de manœuvres ou des souvenirs tendres, Émile Le Senne a mis dans toutes ces pages une finesse d'observation critique, où transparait encore son talent d'historien.
Résumer son œuvre, c’est résumer l'homme : bonté, finesse,
1. In-8°. Champion 1914. Impr. Bellin, à Montdidier 2. Bernard Grasset édit. 1911.