Il signait Poulin
la part de NormanyiHe, Joseph Godefroy, éeuyer, sieur de Vieux-Pont, officier des troupes et dame Françoise Véron, son épouse; le sieur Jean-Baptiste Godefroy, éeuyer, et dame Jeanne Véron, ison épouse; demoiselle Charlotte Godefroy, épouse du sieur Œx)ngTal ; demoiselle Josephte Godefroy, frères et soeurs du marié; le sieur Jean-Amador Godefroy, éeuyer, .sieur de Saint-Pauil, oncle du marié; demoiselle Eenée Godefroy, veuve de Pierre Le Boulanger, sieur de Saint-'Pierre, tante du marié ; le sieur Jean-Baptiste Poulin sieur de Courval, conseiller du roi et son procureur en la juridiction des Trois-Eivières, avec dame Madeleine Forestier, son épouse, étant oncle du marié du côté maternel; messire René Godefroy, éeuyer, seigneur de Tonnancour, conseiller du roi et lieutenant-général (juge) des Trois-Eivières; messire Jacque3 li'Hermitte, éeuyer, chevalier de l'ordre militaire de Saint- Louis, lieutenant de roi en cette ville et gouverneur, avec dame Marie Chevalier, son épouse ; le sieur Jacques Hertel, éeuyer, sieur de €ournoyer, lieutenant dans les troupes ; avec dame Marguerite Godefroy, son épouse ; demoiselle Geneviève Godefroy, veuve d'Augustin Galimard, éeuyer, sieur de Champlain ; le Père Hyacinthe Pellefresne, supérieur des Eécollets de cette ville, y faisant fonctions curiailes; le sieur Jean-Baptiste Jutras; dame Marie Jutras, veuve du sieur Michel Poulin, oncle du marié; demoiselle Charlotte et demoiselle Marguerite Le Boulanger, cousines germaines du marié. De la part de la mariée: le sieur Louis Lemaître avec Claire Duguay, son épouse; les demoiselles Madeleine, Louise et Charlotte Lemaître, frère et soeurs de la mariée.
Le contrat prescrit communauté de biens, chacun payant ses dettes antérieures. La mariée apporte une maison et emplacement "en cette ville sur le bord de la place" (d'Armes) qu'elle reçut de sa mère. Le marié douaire sa future de mille
francs. Les signatures se donnent en présence de Michel Mouet, écuyer, sieur de Moras, officier dans les troupes, et de Claude Crevier, tous deux demeurant aux Trois-Eivières.
Signatures : Kormanville, Marguerite Lemaître, Marie- Anne Chenay, L'Hermitte, Marie Chevalier-L'Hermitte, Hyacinthe Pellefresne, Amador Godefroy, Godefroy, Courval, G. de Vieuxpont, Marie Jutras, Marie-Madeleine Forestier-Courval, G. de Tonnancour, Cournoyer, Marie de Godefroy, Françoise Véron-Godefroy, Jeanne Véron, Madeleine et Louise Lemaître, Jutras, Marguerite et Charlotte Le Boulanger, Moras, Charlotte Lentaître, Claude Perrier, P. Pouiin, notaire. Ce dernier était greffier de la cour de justice et, comme tel, il enregistre le présent acte le 30 idécembre 1720.
Les Godefroy, les Hertel, de noblesse canadienne, les Moras, les L^Hermitte, les Galimard, de noblesse de France, avaient droit au titre d'écuyer qui était alors fort en honneur. GaJimard, de la Champagne, se faisait appeler sieur de Cham- ,plain et il faut dire qu'il y avait en France plusieurs localités qui portaient ce nom, mais Galimard n'était pour rien dans notre seigneurie de Champlain.
Le terme de 'lieutenant de roi" (pas du roi)' signifie un officier qui sert de doublure au gouverneur. Ainsi, L'Hermitte se trouvait à remplir les fonctions de gouverneur en l'abeence de Charles Lemoine de Longueuil(3).
3. 1/6 "lieutenant de roi" était donc un personnage qui remplaçait le giouverneur lorsque celui-ci manquait. Assez souvent il servait de frein pour arrêter la marche des plus hauts fonctionnaires, g-ouvemeurs compris, car il était porteur de pleins pouvoirs secrets qu'il ne faisait connaître qu'en temps et lieu. C'est le régiime de Louis XIV pur, avec tous ses défauta. Montréal, Québec et les Trois-Rivières avaient des ''lieutenants de roi" ; il n'en fut plus mention sous le régime anglais. {Bulletin des recherches historiques, 1907 ,p. 191.)
Du maria.ge de Michel Poiilin avec Marie Jutras étaient nés, aux Trois-Rivières, cinq garçons qui ne doivent pas être oubliés dans oette étude: Pierre, né en 1684, marié vers 1718 à Madeleine-iLouise Le Boulanger, de Saint-Pierre ; il fut marchand, notaire, greffier; sépulture après 1735.
Michel, né en 1688, ordonné prêtre en 1713; décédé en 1760, étant le doyen des chanoines. Il port-ait le nom de Courval.
Jean-Ba,ptiste, né en 1690, pas connu d^ailleurs.
François, né en 1692, marié à Thérèse de Couagnes. Il portait le nom de Francheville. Il n'eut pas d'enfant et mourut vem 1733.
Louis, dit 'Courval. Paraît avoir vécu à Terrehonne.
Jean-Baptiste Poulin de Courval, né en 1657, était substitut du procureur du roi aux Trois-Rivières en 1709. Le procureur du roi était René Grodef roy de Tonnancour. Ce dernier étant nommé juge en 1714 la charge de procureur du roi passa à Courval qui la conserva jusqu'à sa mort survenue le 16 février 1727. Par son mariage avec Mlle Cressé il était seigneur de Nicolet.
GLe 4 avril 1725, Pierre Poulin, notaire, rend foi et hommage "pour le fief Saint-Maurice situé dans la rivière des Trois-Rivières", appartenant à lui et deux de ses frères, savoir : Pierre, notaire, substitut du procureur du roi, la moitié. Michel, curé de Yarennes, un quart. François Poulin de Francheville, marchand à Montréal, un quart. Il n'est pas fait mention de Jean-Baptiste, baptisé le 15 août 1690, ni de Louis.
Pierre Poulin appuie son titre de propriétaire avec see
Vers 1698-1700 il y avait à Plaisance, Terreneuve, l'ingénieur L'Hermitte qui nous a laissé de bons dessins des lieux.
deiLX frères sur l'a<ïbe du 14 août 1676 que j'ai cité. Il déclare qu'il n'y a pas d'habitant dans la censive mais que le domaine est établi de vingt arpents de front sur toute la iprofondeur, avec maison de pièces sur pièces, de 30 x 25 pieds, une grange de 40 X 20 pieds, une étable de 25 x 20 j)ieds de pieux debout. Il y a aussi quarante arpents de terre labourable.
Maurice Poulin, Pancêtre, avait eu dans la ville un emplacement de vingt toises en superficie que son fils Michel échangea pour pereiilile étendue avec les Pères Eécollets, Ce nouveau terrain avait été donné aux Pères par Guillaume Pépin et formait partie d'un j^lus grand morceau concédé par le gouverneur d'Ailleboust au dit Pépin, le 6 juin 1650. En 1725, Pierre Poulin, fils de Michel, déclara que île lot ainsi obtenu des Eécollets 'contenait vingt-deux pieds et demi de front Kur la rue Xotre-Dame avec \dngt toises de profondeur sur la rue Saint-François-Xavier, tenant au nord-est à cette dernière rue, au sud-ouest au sieur de îLongval, par devant les dites rues et par derrière aux sieurs Jacques Duguay(4) et Jean Leclerc. Pierre Poulin ajoute qu'il y a sur la rue iSaint-François-Xavier vingt-neuf toises de front sur quinze de profondeur, concédées à Michel, son père, par Frontenao et Champigny, le 22 septembre 1693, sur (lesquels Guillaume Pépin a cédé au sieur Mouet de Moras vingt-trois pieds rue iNotre-Dame sur quarante de profondeur et que Moras y a bâti, rue Notre-Dame, une maison de pièces sur pièces de trentedeux sur xT-ngt-cinq pieds. Ce texte ne me paraît pas clair mais on peut localiser assez correctement ces deux ou trois lopins de terre.
Dans sa déclaration du 5 avril 1725, Pierre Poulin dit que, le 14 août 1644, le titre d'une terre de quarante arpents