Dictionnaire généalogique, vol. 1, p
7. Il me faut pas oublier qxua Mgr Tanguay oonfond 1» père avec le fils. *
12 LES FORGES SAIXT-àlAUEICE
"Jean-Baptiste Poulin, né le 15 janvier 1657, père Maurice Poulin dit Lafontaine, mère Jeanne Ploumelle, a été baptisé le même jour par moi, Paul Ragueneau. Le parrain a été Miched Grodefroy sieur de Lintot, lia marraine Anne femme de Des Groseilliers." La mère de l'enfant se nommait Jeanne Jallaut. Anne Ploumelle était la mère de Maurice Poulin. La marraine était Marguerite Hayet, femme de Médard Chouart des Groseilliers.
"Anno Domini 1658, die 10 Augusti, Ego Eenatus Menard, societatis Jesu, baptizavi solemniter infantem recens natum, perentibus domino Lafontaine et Joanna Houmelle. Patrini fuere dominus Leneuf et Comicella Denis, nomen Catharina." Il faut encore ici des explications. Le Père Ménard mourut deux ans plus tard au sud du lac Supérieur. Lafontaine c'est Maurice Poulin. La mère de l'enfant était Jeanne Jallaut. Anne Ploumelle était la mère de Maurice Poulin et non pas sa femme. Parrain : Jacques Leneuf de la Poterie, gouTemeur des Trois-Eivières. Marraine: Catherine iLeneuf de ilia Poterie, femme de Pierre Denys de Ia Ponde. L'enfant épousa, en 1675, Joseph Godefroy de Vieux- Pont, des Trois-Rivières.
"Anno Domini 1660, Ego Renatus Menard vices agena parochi, die 9° Aprilis, ibaptizavi solemniter in sacello nostro puellum codie natam ,parentibus domini Lafontaine Poulain et Joanna Ploumelle; patrini dominus de 'Normanville et domina de la Poterie; nomen Margarita." Ici encore Jeanne Ploumelle signifie Jeanne Jallaut. Cette erreur qui se répète montre avec quelle négligence on tenait les registres. Marguerite se maria en 1683, avec François Lemaître.
Le 19 novembre 1661, par devant Se ver in Ameau fut passé le contrat de mariage de Pierre Lame avec Jeanne
Godin. Témoins: De la Fontaine, Le Pelé, Massé Besnier. Lafontaine c'est Maurice Pon'lin.
En 1663, Maurice Poulin commença des démarches pour ee faire accorder une terre en seigneurie le long de la rivière des Trois-Rivières, à Tendroit où furent établies les forges, soixante-six ans plus tard. On n^accordait plus de terres en seigneurie parce que le roi supprimait 'les iCent-Associés et prenait possession du Canada. Poulin devait attendre, comme plusieurs autres personnes, le moment où l'administration reprendrait les affaires des terres.
Par une décision du 17 novembre 1663, le Conseil Sou- Terain de Québec nomme Pierre Bouclier juge royal aux Trois-Rivières, Maurice Poulin sieur de la Fontaine procureur du roi, et Séverin Ameau, greffier du même tribunal. ILe 6 septembre suivant, le Conseil accorde "au sieur de la Fontaine PouUain" cent cinquante francs de sa;kire par année à cause de sa charge de procureur du roi. iLe 28 janvier 1665, on ordonne "de payer au sieur Maurice Poulain, procureur du roi aux Trois-Eivières la somme de deux cent vingt-cinq francs pour une année et demie de ses appointements qui écheoiront en mars prochain." En 1660 le franc de vin^ sous valait (largement une piastre de notre monnaie actuelle. I^après une affaire qui se passa en 1664, on voit que Poulin faisait le commerce avec les Sauvages. Le 25 septembre 166-1 **Joanna Jalanx uxor Procuratoris Eegis" est marraine de Claude Jutras. Le 22 mars 1665 "Joanna Jalaus uxor domini de Lafontaine" est marraine de Marguerite Beaudry. Le 31 mai 1666 "Maurice Poulain" est parrain de Maurice Bénard.
Recensements des Trois-Rivières en 1666 : Maurice Poulin sieur de la Fontaine, 46 ans, procureur du roi, Jeanne Jalaux, 42 ans, sa femme, veuve de Repentigny. Enfants:
Pierre 'de Eepentigny, 14 ans; Michel' PouiHii, 9 ans; Jean- Baptiste Poulin, 7 ans; Catherine Poulin, 6 ans; Marguerite Poulin, 4 ans. Domestique : Michel Simon, 33 ans, marié en Erance.
Recensements des Trois-Riyières en 1667 : Maurice Poulin, 45 ans; Jeanne Jalaux, 42 ans; 8 bêtes à cornes, 48 arpents de terre en culture. Enfants: Pierre Francheville, 18 ans; Michel Poulin, 12 ans; Jean-Baptiste Poulin, 10 ans; Catherine Poulin, 9 ans; Marguerite Poulin, 7 ans. Domestique : . . . . Champagne, 30 ans.
[Le 10 janyier 1668, l'intendant Talon écrit à Mauri<» PouJlin lui permettant de faire traTailler sur une terre située au bord de la riyière des Trois-RiTières, du côté du sudouest. C^est le terrain où furent établies les forges de langues années plus tard. La terre de Maurice Poulin donna le nom de Maurice à la rivière, ou, si l'on veut, la rivière à Maurice devînt le Saint-Maurice.
ODe 9 octobre 1670 Maurice Poulin est parrain de Mail» rioe Cardin. Cest le dernier acte de notre personnage que je connaisse. H a dû mourir trois ans après cette date, car ie 1er mars 1674, au baptême de Eené Mouet de Moras, le parrain est Louis Godefroy de Norman ville "procureur du rci'\ Dès 1668, ce même Godefroy avait agi comme procureur du roi; de plus, il était procureur fiscal depuis le 27 septembre 1666. Sa commission de procureur du roi ne fut signée par ILouis XIV que le 1er mai 1677. Nul doute que Maurice V^ Poulin mourut dans sa charge de procureur du roi avant le yw 1er mars 1674 et assez mal rétribué pour ses services.
Du 22 mars au 2 septembre 1674, le comte de Frontenac oonoéda des terres en Canada aux personnes suivantes; je oopie 'les noms tels que je les trouve: Guyon, Deeaintoure, De Chavigny, Laparc, Jobin, D'Héry, LeroTige, Roberge, de
la Durantaye, Duboz, Jaret, Grodefroy, Denis, Jollot, Poulin, Le Moyne, Saurel, Salvay(8). Ces concessions furent sanctionnées par le roi, à Saint-Germain-en-JLaye, près de Paris, le 10 mai 1675 et enregistrées définitivement à Québec le 30 septembre. Les noms de "Jollot, Poulin" qui figurent dans ce document me paraissent être ceux de Jeanne Jallaut et de son mari Maurice Poullin. En 'oe cas, dès l'été de 1674, Jeanne Jallaut aurait agi pour se faire accorder un terrain en invoquant les services de son défunt mari et sa qualité de veuve chargée de quatre enfants. De quelle terre s'agit-il ? Probablement des emplacements de la rue Saint-François- Xavier que les fils de Maurice Poulin ont possédés par héritage^après 1708, date de ila mort de Jeanne Jallaut.
8. Conseil Souverain, vol. 1, p. 1002; Titres seîgneu' riaux, p. 27.