MINES DE FER. — PROJET DE FONDERIE
Marin de Repentigny possédait le terrain où est l'église des Réeollets, aujourd'hui église anglaise, encoignure nord-est des me* Xotre-Dame et Saint-François-XaTÏer. II le laissa à 6on fils, l'abbé Pierre de Eepentigny-Francheville, qui en fit don à Jeanne Jallaut, sa mère, remariée à Maurice Poulin, En 169?, Michel Poulin possédait ce terrain et c'est vers cette date que furent construits le cloître et l'église des Pères Eécollets teds qu'on les voit encore aujourd'hui aux Trois- Eivières.
Les mots: fief et seigneurie de "Saint-^Maurice" se rencontrent pour la première fois, à ma connaissance, dans le titre du fief Sainte-Marguerite qui est du 27 juillet 1691. La famille Poulin axait adopté le nom de Saint-Maurice pour ca seigneurie et 'les autorités le reconnurent lorsque l'occasion c'en présenta.
Des habitants de la ville avaient d'habitude de prendre du bois de chauffage au loin sur les coteaux sans tenir compte du droit des propriétaires. L'automne de 1693, Michel Poulin voulut mettre fin à cette pratique en poursuivant Etienne Yéron de Grandmesnii comme le plus considérable des délinquants, mais il eut le déplaisir de perdre son iprocès par sentence du 14 décembre dont il appela aussitôt.
Le 22 février 1694, ^lichel Poulin décéda à Québec où il devait se trouver par occasion. La veuve se fit représenter
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âu Conseil Souverain de Québec par l'huissier Prieur, le 26 avril suivant alors que la c-ause fut entendue de nouveau et le jugement du tribunal des Trois-Eivières renversé. L'huissier Hubert comparaissant pour Etienne Véron déclara qu'il n'avait jamais prétendu couper 'des arbres sur les terres du fief Saint-Maurice et il consent à ce que un tiers de corde de bois saisi par Poulin aille à la veuve de celui-ci poumi que la procédure en reste là. Le Conseil approuve cet arrangement et ordonne que les habitants des Trois-Eivières devront payer à madame Poulin (Marie Jutras) le bois qu'ils one enlevé de sa terre depuis décembre dernier, à raison de huit sous la corde, et il leur est fait défense de récidiver, à peine de confiscation, frais, etc(l).
A la demande de Marie Jutras, veuve de Michel Poulin, d'arpenteur De la Joue avait mesuré "la terre de Saint- Maurice", mais Jacques Dubois, propriétaire du fief Sainte- Marguerite, refusa de reconnaître cette action, et porta l'affaire en justice. Sur ce, le 29 novembre 1695, le juge Jean iLe Chasseur décida que l'arpentage en question était nul et que madame Poulin ferait mesurer la terre par un arpenteur juré, "à prendre une demie lieue au-dessous de son désert, icelui compris, le long de la rivière dite des Trois-Eivières, par une ligne qui courera du sud-est au nord-ouest; et, quant à la profondeur des deux lieues, il sera tiré une autre ligne courant du nord-est au sud-ouest... Comme aussi que la terre Sainte-Marguerite sera arpentée sur les mêmes rhumhs de vent, le tout à commun frais entre les iparties, en ce qui regarde la profondeur des dites terres seulement ; et avertiront du dit arpentage les habitants de la ville à cause de leur (Commune, et le sieur de Vieux-Pont à cause de sa terre (la