‹ Mélanges historiques (volume 4)Chapitre 24 sur 44 · Probablement un frère ou cousin de Jean Dautel · texte numérisé non relu

Probablement un frère ou cousin de Jean Dautel

Michel Chaillé, né en Canada, marié aux Trois-Eivières en 1737, ayec Marie-Anne, fille de François Grodard, des Forges, était chauffeur dans cet établissement. En 1744, on de qualifie de marteleuT, En 1751, un ouTrier des Forges se nommait Jean-François Chaillé et, cette même année, il épousa Suzanne Trotocheau, aussi des Forges. En 1754 fut inhumé Joseph Cihaillé, âgé de quarante ans. C'est Jean-François ci-dessus et ea femme qui ont été assassinés à la Pointe-du-Iiac, le 20 octobre 1779, par des soldats américains en maraude.

François Marquet dit Périgord, natif de 'Chapelle-Bousquet en Périgord, s'était marié à Québec en 1706. En 1731, oe ménage était aux Trois-Ririères. Cinq de leurs enfants figurent dans les forges Saint-iMaurice à partir de 1737 où je rencontre Louise mariée à Pierre Deschenaux. En 1739, Catherine épouse Pierre Chaillot. De 1743 à 1747, Pierre Périgord travaille aux Forges. A la Pointe-du-Lac, en 1749, Louise Périgord est mariée à François Dufresne. En 1771, lAlexis Marquet dit Périgord, né en 1731 aux Trois^RiTières, inarié en 1758 avec Thérèse Lafontaine, a des terres à la banlieue des Trois-Eivières.

Pierre 'Chaillot, fils de François et de Claudine Graillard, de Suerre-sur-Saône, diocèse de Dijon, Bourgogne, épouse aux Trois-Ririères, le 20 avril 1739, Marie-Catherine Marquet dit Périgord, Canadienne. Il est dit ouvrier aux forges Saint-Maurice depuis quelque temps. Le frère Augustin Quintal célèbre cette union. II y a la signature de Joseph Aubr>' comme témoin. Le 30 septembre 1742, en l'absence du frère Quintal, le frère Bernard Bullet fait l'inhumation du corps de Pierre Chaillot "dans le cimetière des Forges". Il est dit âgé de vingt-huit à trente ans, faiseur

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de charbon, écrasé par un arbre dans sa cabane de charbonnier (3).

Pierre Hastain dit Marineau, né à Beauport, marié en 1731 avec Catherine-Gertrude Lecompte de la Vimaudière, née à Montréal, était forgeron et lie 25 octobre 1737, à l'enterrement d'un de ses enfants aux Trois-EiTières, il est dit habitant (ouvrier) des Forges. Son frère Louis, marié en 1734 avec 'Geneviève Martin surnommée La douceur, était charretier aux Forges en 1737. Le 26 janner 1738, il fait baptiser sa fille Françoise-Madeleine, aux Trois-Kivières. En 1748, ce dernier ménage était encore aux Forges.

Pierre Martin, dont l'origine ne nous est pas connue, s'était marié, vers 1732, avec Marie-Catherine Chaillé, née au Cap-Santé en 1710. Ce ménage s'établit aux forges Saint- Maurice avec deux enfants vers 1737 et y vécut longtemps.

Il y avait un nommé Lacom'be qui louait de la fabrique des Trois-Rivières un emplacement dans la commune, en 1730. Je rencontre un Lacombe «e mariant aux Forges avec une femme du nom de Lachance en 1744. Enfin, Marie Grenier et son mari Jean-Baptiste-Gabrieil Lacombe figurent aux Forges de 1748 à 1758, sans que je sache rien de plus sur ces personnes.

Gabriel Desmaisons, né en 1707, fils de Joseph et de Madeleine Desroches, paroisse Saint-Séverin, au Poitou, était employé aux Forges. Le 15 avril 1737, à Bécancour, il épousa Isabelle Dehornay dit Laneuville. Ce ménage a laissé un garçon qui s'est marié à Bécancour en 1757. Desmaisons mourut

3. Cet accident semble avoir eu lieu le 2 juillet car, dès le 3 juillet, on fit un procès-verbal de l'affaire où l'on mentionne François Thomas, des Forges, qui périt avec Pierre Chaillot. Une fille posthume de ce dernier naquit le 7 novembrie suivant.

hydropique le '-^O fé\Tier 1T42 à Samte-ATme-de-la-Pérade, 60US les soins du docteur Plilem.

Jean-Baptiste Délorme dit Deslauriers, fils de Hubert et d'Etiennette Suenau (décédés avant 1737), de la paroisse de Tréchâteaux, diocèse de Dijon, eu oBurgo^rne, arriva au commencement de l'été de 1738, selon les apparences, pour prendre la charge de maître-fondeur et il eut une carrière honorable dans son état, jouissant toujours de la considération da ses concitoyens. Trois^ChàteaiLS ou mieux Tréchât^niiu: et non pas Préchâteaux, est à présent Tel-€hâtel. wii^j^ie de 905 habitants (en l^OO), ca^zton d'Is-sur-Telle^, a^vroidissement de Dijon, Côte d'Or. Le 31 janvier 1739, aux Trois- Eivières, Jean-Baptiste Délorme épousa Charlotte-Monique, fille du défunt François Sauvage, officier des troupes, et de Françoise Mouet de Moras. François Sauvage était sergent, marié aux Trois-Rivières en 1716 et décédé dans cette ville en 1736. Il était très considéré,

Pierre Marchand, fils de Valentin et de Claudine Albrant (décédés avant 1738) paroisse de Pierjus, diocèse de Besançon, en Franche^omté, arriva aussi en 1738 comme chauffeur des hauts-fourneaux, et fut, avec Délorme, l'ouvrier le plus notable des Forges. Aujourd'hui, Pierjus est réuni à la commune de Beaujeux sous le nom de Beaujeux-Pierrejux, canton de Fresnes-Saint-Maunnies, Haute-Saône, non loin de Seveux, d'où venait François Caisse mentionné ci-après. Le 13 novemibre 1740, aux Trois-Rivières, iil épousa Marie- Charlotte Sauvage, soeur de madame Jean-Baptiste Délorme mentionnée ci-dessus.

François Caisse dit Dragon, fils d'Etienne (décédé avant 1738) et de Miehelle Mougin, paroisse de Saint^Feu, diocèse de Besançon, en Franche- Comté, arriva en 1738, comme maître-charron et fut avec Délorme et Marchand un

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ouTTi^r important des Forges. Le 16 octobre 1739, aux Trois-Eivière5, il est parrain de François Beaupré. Sfeue ou Saint-Feu, ou mieux Seveux est un village de 729 habitants (en 1909) canton de Fresnes-Saint-Maunnies, Haute-Saône, encore aujourd'hui du diocèse de Besançon. Il y a là des forges d'une très grande importance. Ce n'est pas loin de Pierjus d'où venait Pierre Marchand. Le 20 novembre 1740, il épousa aux Trois-Rivières, Louise-Françoise Sauvage, soeur de mesdames Délorme et Marchand.

Joseph Aubry, fils d'Etienne et de Jeanne Fleuret, de la paroisse iSaint-Brouin-les-Moines, diocèse de Dijon, en Boutt gogne. On dit à présent Saint-Broingt-les-Moines, c'est une localité de 1,460 habitants (en 1909), commune du canton de Recey-sur-Ource, arrondissement de Châtillon-sur-Seine, Côte d'Or, chef-lieu, Dijon. J"ai une vue moderne de cet endroit. J'ai ausei l'acte de baptême d'un frère de ce Joseph Aubry sous la date de 1716, avec la signature du père Etienne. Joseph n'était pas marié lorsqu'il arriva aux Forges en 1738. Il épousa Josephte Chèvrefils en 1742.

Jean Aubry, natif de Châlons, diocèse de Langres, en Bourgogne, et sa femme étaient aux Forges en 1738. Elle se nommait Antoinette, née en 1700, fille de Nicolas Guéry et de Jeanne Piloiô, du même Châlons. Ils amenaient trois enfants: Marguerite, Simon, Jacques. Matiguerite épousa en 1751, à Yamachiche, Pierre Pineau; Simon épousa en 1748, aux Trois-Rivières, Marie Beaudet ; Jacques épousa en 1749, aux Trois-Rivières, Antoinette Beaudet soeur de Marie. Jean Aubry avait la charge de maître-charbonnier, c'est-à-dire qu'il dirigeait la fabrication du charbon de bois pour les hauts-fourneaux. Châlons, lieu de sa naissance, n'a pas été identifié par les recherches que mon ami de Bourgogne a faites pour moi . Je pense que c'est Châtillon-sur-Seine, d'où

venait Joseph Au-bry. Au mariage de Simon, fils de Jean, on écrit Deschalons. Anbry mourut vers 1745.

Nicolas Chaput, de la Pointe-aux-Trembles de Montréal, eut un fils, Jean-Baptiste, né en 1706, qui se maria avec Nicole Guéry et ils eurent deux filles : Suzanne, qui épousa Antoine Hérard, aux Trois-Rivières, le 9 novembre 1738, et Denise mariée aux Trois-Rivières avec Jean-Nicolas Robichon, le 13 mai 1741, Je note que, au mariage de Suzanne, sa mère Nicole Guéry ou Guenin, ou Gueny, est dite native de la paroisse de Clialonée (4), diocèse de Langres. Il me paraît que la famille devait être aux Forges dès 1738. Le registre des Forges en 1746 et 1748 dit que Chaput y traviaillait. Sa femme iNicole Guéry fut inhumée aux Trois-. Rivières en 1749.

Nicolas lOhampagne, né vers 1704, fils de Nicolas et de Jeanne Buisson (Duisson, Luisson) paroisse de Dansevoir, diocèse ^e Langres, était au mariage de Jean Daritel, le 2 mai 1739, par conséquent il datait de 1738 au moins dans la colonie. On le qualifie de commis aux Forges. Il figure souvent comme parrain. Belle écriture. Dansevoir renferme de nos jours (1909)' 761 habitants; c'est une com-^ mune du canton d^A.rc-en-Barrois, arrondissement de Chaumont, Haute-Marne. Liangres (ancienne Champagne) est aussi dans la Haute-Marne. En 1746, il est contremaître aux FoiTges. L'année suivante, le 18 septembre, il épousa Elisabeth, fille de Maurice Béria.u et de Catherine Boismenu, de la ville de Québec, mais cette famille demeure alors aux Forges. Mgr Tan,guay (5) fait naître leur fille Elisabeth à Québec, le 11 mars 1751, mais c'est en 1750. Cham-

4. (C« doit être Châlons où il y avait des Guéry ; dans ce cas. elle doit être parente d'Antoinette Gnéry, ci-haut anentionnée.

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