LA FAMILLE POU LIN. — LA RIVIERE SAINT- MAURICE — MINES DE FER DU CAP
Par ime ordonnance du 25 mai 1676 on enjoignit aux concessionnaires de seigneuries de faire valider leurs titres sans retard, faute de quoi ceux-ci ne seraient plus d'aucune valeur. La veuve de Maurice Poulin se mit en devoir de "satisfaire à cet ordre en demandant une patente définitive de la concession située sur la rivière en haut de ia bourgade des Trois-Rivières (1).
Le 14 août 1676, l'intendant Duchesneau, étant aux Trois-Eivières, prend connaissance de la promesse écrite par Talon en 1668 et considérant que Maurice Poulin avait fait beaucoup de déserts et de bâtiments sur la terre en question ; que sa veuve avait continué ces travaux; que même ils avaient concédé une partie de cette propriété, et voulant que la famille Poulin ne soit pas inquiétée dans la possession de ce bien, il accorde à la veuve, Jeanne Jallaut, l'étendue d'une lieue de front sur la rivière des Trois-Rivières, du côté sudouest, avec deux lieues de profondeur dans les terres, à prendre partie au-dessus et partie au-'dessous du lieu où sont les dits travaux, iceux compris, avec droit de ipêehe sur la dite rivière vis-à-vis la dite lieue de front, à titre de fief, justice et seigneurie. L'acte ajoute que l'on a égard aux travaux de défrichement sus-nommés et aux services rendus par le défunt ^lauxice Poulin dans la charge de procureup du roi sans aucun salaire pendant plusieurs années.
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