Lemaître était compositeur et demeurait à Montréal
13. Les propriétaires successifs furent: Pierre Magnan, de Maskinongé (1848); Louis-Gaspard Bruneau, armurier et cultivateur de Saint-Jean-Deschaillons (1850); Georges Desbarats (1854); etc.
L'intérieur du vieux moulin fut détruit par un violent incendie le 24 janvier 1864. Un coup de vent fit briser les liens qui retenaient captifs les bras ou ailes du moulin qui, depuis dix ans, ne fonctionnait plus. Ils se mirent à tourner avec force et comme les mouvements anciens et usés étaient en bois, la friction agit
Le 18 décembre 1905, P. -A. Gouin en est propriétaire/*
comme un briquet et y mit le feu. La massive maçonnerie seule resta debout et est encore visible. On y a fait il y a quelques années des réparations qui l'ont enlaidie.
14. Au temps où fut écrit cet article, les journaux trifluviens (19 décembre 1905) discutaient sur une motion « mise devant le conseil de ville proposant d'acheter de P. -A. Gouin au prix de $300.00 le Moulin à Vent dans le but de mettre fin aux difficultés que cette question a déjà soulevées .11 y a eu divergence d'opinion et des échevins sont d'avis qu'il vaut mieux aller revendiquer devant les tribunaux les droits de la corporation. L'échevin Vermette a même offert de se porter garant pour les frais. >
V ues des 1 rois-Xvivi
ivieres
Les anciens plans des Trois-Rivières sont connus, je les ai publiés en 1881.^ Depuis lors j'en ai trouvé plusieurs autres, dont six sont très intéressants; ils pourraient compléter la collection.
Parmi les pièces nouvelles^ sont des vues de 1704 et de 1784 fort joliment dessinées et certainement pas des oeuvres de fantaisie puisque j'en ai vérifié les détails.
Vers 1905 un catalogue de livres allemands imprimé à Leipzig, ville célèbre par son commerce littéraire, indiquait un ancien volume de voyages dans l'Amérique du Nord. Le Dr Arthur Doughty, archiviste du Canada, le fit venir.
L'auteur de cet ouvrage maniait le crayon comme la plume. Il a illustré ses récits par des vues de places soigneusement relevées. L'une d'elles représente notre ville aperçue de la batture vis-à-vis la rue du Platon, en 1704. La batture était alors hors de l'eau. C'était un rocher ou petite île.
On voit la basse-ville composée de cinq ou six maisons. La grève du fleuve est dans l'état primitif ■ — partout du beau sable. Au pied de la rue du Platon, des barques et des canots d'écorce. La côte presque à pic qui va du fleuve au boulevard