‹ Mélanges historiques (volume 5)Chapitre 48 sur 83 · Ibid, série S. vol. 137, p · texte numérisé non relu

Ibid, série S. vol. 137, p

C'est durant cette période qu'eut lieu le fameux « procès amusant » intenté au juge Vallières de Saint-Réal dont parlent L.-O. David et Benjamin Suite. Dans une lettre qu'il écrit à l'honorable Charles Buller, secrétaire particulier de lord Durham, le 8 juin 1838, Wagner cite cette affaire où, comme président du tribunal, il eut le courage — et la mauvaise fortune — d'avoir à condamner le vaniteux Vallières de Saint-Réal à une heure de prison pour mépris de cour.

Nous étions parvenus à un tournant de l'histoire. Les troubles de 1837-1838 avaient suscité des changements dans l'administration du i)a3's. Avant que de repasser en Angleterre, lord Gosford nomma deux avocats, Pierre Vézina et P.-B. Dumoulin à la charge de magistrats des Trois-Rivières ; du fait qu'ils étaient conseils de la i-eine, titres encore très rares à cette époque, ils passent à la tête de la magistrature de ce district. Cette préséance froissa Wagner qui, jusque-là, avait agit comme président de la Cour des Sessions de la Paix. Aussi, refusa-t-il de signer des mandats d'arrestation contre les personnes impliquées dans le soulèvement, prétextant qu'il n'en avait plus le privilège, même comme juge de paix. Et il se i*etira de la vie publique active.

Telles sont les grandes lignes de la carrière bien remplie de Benedict-Paul Wagner. Il est à s'étonner, par exemple, qu'il ne nous en soit resté aucune mention dans les livres, car durant plus de trente ans, il joua un rôle des plus utiles et des plus importants aux Trois-Rivières.

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