‹ Mélanges historiques et littéraires [microforme]Chapitre 15 sur 94 · RE D TITI · texte numérisé non relu

RE D TITI

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&ance, la mesure, la dignité et la placidité, Ses discours attestent des études et des aptitudes variées, une intelligence forte et lucide. Son talent s’est révélé avec honneur dans la cause Guibord : c’est lui qui à fait le plaidoyer le plus parfait sous le rapport de la convenance, de l'à-propos et de la justesse des idées et de l'expression : mais on ne peut pas dire que c’est lui qui ait le mieux parlé, pour la bonne raison qu'il a lu son plaidoyer; lire et plaider sont deux choses bien différentes et qui s'excluent même. Nous comprenons que, dans une cause aussi importante, pleine de dangers et d'écueils, un plaidoyer écrit offrait beaucoup plus de garanties à un diplomate comme M. Jetté qui devait nécessairement craindre de se compromettre, de se laisser entraîner au-delà des limites que ses émotions lui imposaient : mais il n’en est pas moins vrai qu'il n'a’ pas autant de mérite que s’il eût improvisé. Ce qu: nous disons à M. Jetté s'applique aussi à M. Doutre.

Nous venons de dire que M. Jetté est diplomate. Il l'est en effet : catholique sincère, libéral convaincu, il glisse à travers. toutes les opinions, ne froisse personne et garde son indépendance : on en eut la preuve dans la cause Guibord. Assez fort Pour maïtriser les entrainements de son cœur et de sa pensée, il ne dit et ne fait que ce qu’il veut; franc, loyal, sincère et affable, il sait cependant, grâce à un jugement sain et à une grande habileté, pratiquer toutes ces vertus sans trop gêner sa liberté d’action, —-

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