‹ Mélanges historiques et littéraires [microforme]Chapitre 17 sur 94 · M. TRUDEL · texte numérisé non relu

M. TRUDEL

J'ai vu quelque part, dans une histoire illustrée de la révolution française, le portrait d’un jeune officier de la Vendée, à la foi sublime, au patriotisme héroïque. M. Trudel lui ressemble, il en a

e à la logique impit

es; i nces de temps et d On ne peut s’e ne l’aime pas,

d'opportunité.

même quand on et il pratique ce

S qu'il ne pa t. 1

tour:

sang, son triomphe,

M. T le plus difficile à remplir » venant en troisième lieu

ontredit le plaidoyer qui a exigé le plus d'efforts, de soin et de méditation.

M. Trudel écrit mieux qu'il ne parle, l'abondance de ses pensées nuit à son improvisation ; il lui fau-

drait, jour grouper toutes ces idées qui fourmillent Vans son cerveau, un talent d'analyse et une habitude de parler qu'il ne paraît pas avoir. Toutes ces idées indisciplinées luttent, se pressent, s’accro-

it chent, s’embarrassent et produisent, dans son lan- . gage, ces hésitations, ces réticences et ces longue: : e quon a remarquées. Malgré tous les désavartages n de sa position et ces défauts que l'expérience amoin- ;ÿ Bdrira, M. Trudel a justifié, dans cette cause, l’opi- . Mnion que l’on a de ses talents. Il met ordinaire-

ment trop d'aigreur dans ses polémiques ; l'énergie de ses convictions et la vivacité de son tempéramment lui attirent des rancunes, et des hostilités qu'il ne mérite pas. La vérité doit se manifester par la douceur et non par la colère ; la foi ne s'impose pas à coups de fusil. M. Trudel a de l'avenir, il doit non seulement défendre avec chaleur ses principes et ses convictions, mais il doit encore les faire aimer et accepter ; dans un pays comme celui-ci, les. ménagements et l'esprit de conciliation sont nécessaires à celui qui veut parvenir et faire du bien dans l'or-

dre religiewx comme dans l’o‘‘re politique ou social. =

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