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intellectuels que cette université va répandre dans ‘ notre ville ? Le niveau des études a certainement besoin d'être relevé à Montréal, dans toutes les branches, et nous espérons qu'il viendra un temps où personne ne pourra être admis à la pratique d’une profession sans avoir obtenu ses degrés universitaires.
Les universités sont les ennemies ?charnées des préjugés et de la fausse science : elles élargissent et rectifient les esprits, élèvent les intelligences et réforment les caractères, ,Elles donnent l'essor à tous les talents, ouvrent aux esprits des horiz ns nouveaux, produisent une émulation salutaire et four-
- nissent au clergé et aux professions libérales dés
hommes dont la science repose sur des fondements
solides, sur des principes larges.
Nous aurions le droit d’envier le sort de ceux qui i la vie; ils auront, des avantages dont nous aurons été
- Le séminaire de Québec, en entreprenant une aussi grande chose, donne une preuve éclatante de Sa générosité. I] n’y aura sans doute qu'une voix
à Montréal pour le louer et le féliciter.
Nous avons toujours admiré le séminaire de
Québec, nous n’avons jamais voulu voir dans ceux
qui le coniposent des étrangers, parce qu'il n’existe pas dans le pays d'institution plus nationale, plus
canadienne et qui ait fait plus honneur au nom cana- :
dien par la vertu et la science, par la parole et les œuvres. En qui aurions-nous confiance si nous n’en avons pas dâns cette vieille et glorieuse maison qui a été, dans ce pays, le berceau de l'éducation, la source féconde d’où sont partis les ruisseaux qui ont porté la science dans toutes les parties du pays, fécondé les esprits et fait germer tant de talents précieux Pour notre nationalité. N'est-ce pas au séminaire de Québec que les premiers défenseurs de nos liber-tés politiques et de nos droits religieux avaient acquis les connaissances dont ils ont fait un si glorieux usage ? Non, il n’est pas une institution plus réellement canadienne que le séminaire de Québec, plus digne de respect et de confiance, et jamais nous ne pourrons lui rendre ce qu’elle a fait pour notre nationalité, ce qu’elle fera pour Montréal en particulier, si elle mène à bonne fin son projet patriotique. A nous tous de l’encourager, de lui montrer que nous saurons apprécier la grandeur du service qu'elle nous rendra. |
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