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LE CATHOLICISME

Le catholicisme n'est pas exempt d’exagérations, de superstitions; comme toutes les religions passées ou actuelles, il en souffre. Pour être catholique, on

n’en est pas moins homme et sujet aux faiblesses de

l'esprit humain. Mais le libre-penseur, lui-même, échappe-t-il à ces faiblesses ? Où trouve-t-on le culte de l’occultisme, du spiritisme, des croyances :: les plus ridicules, si ce n’est chez les incroyants ? En lisant l’histoire des grands incrédules, on est surpris de constater que leur glorieuse raison pouvait accepter des idées aussi saugrenues, croire à des choses aussi puériles. | 53

L'exagération et la superstition ne prouvent rien contre la vérité des dogmes catholiques : elles ne font pas partie des enseignements de l'Eglise, mais elles fournissent des prétextes à ceux qui ne veulent pas croire. 2 ARS

Je demandais, un jour, à un libre-penseur :

“ Quelle opinion auriez-vous d’un peuple libre-penseur ?” Il répondit : “ J'en aurais peur et je n'aimerais pas vivre avec lui.” La libre-pensée, à son voint de vue, ne pourrait être que la religion de gens inc truits, d’une élite intellectuelle. Mais, même parmi

cette élite, combien, sans la foi et les enseignements de la religion, pratint.ut la vertu ?

Enlevez à une “CCiété, à ur: peuple, la crainte de Dieu, des châtim :nt: éterne!;, l'espoir des récompenses futures, que leur reste-t-il pour résister à

$ passions, pour se résigner à la souffrance, à la

misère, aux injustices du sort, pour consentir à vivre

Pauvres et misérables, à côté des jouissances que donnent la richesse et la puissance ?

Le monde verra bientôt ce que peut faire un peuple où des millions d’ ommes n'auront plus pour les retenir le frein religieux. Si, encore, ils se contentaient de réclamer ce qui est juste et raisonnable, leur part légitime des biens de ce monde, mais, malheureusement, sous l'empire de théories funestes, sous la direction de démagogues sans. boussole, ils chercheront dans la destruction, dans les ruines de la société, le remède à des maux plus ou moins réels.

La pratique des enseignements de l'Eglise seule

*.“onnerait aux grands et aux riches, comme aux tra-

Vailleurs, la sagesse et l'esprit de justice et de charité nécessaires pour prévenir les calamités qui menacent l'univers. Un jour viendra peut-être où le monde, désolé par les résultats d’une philosophie impie et

- d’un socialisme extrême, ira demander à Rome le

salut de la société, Cela veut-il dire que tout sera parfait alors sur la terre ? Non, non, la perfection n’est päs de ce mon-

de et le règne de la vertu, de la sagesse et de la cha- rité sera toujours de courte durée. Heureux ceux qui vivent à une époque, où l'esprit du bien l'emporte “sur celui du mal ! -

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