‹ Mélanges inédits de Montesquieu (volume 2)Chapitre 41 sur 118 · MÉMOIRE SUR LA CONSTITUTION · texte numérisé non relu

MÉMOIRE SUR LA CONSTITUTION

Le manuscrit est formé d'un cahier cousu de dix feuilles doubles et d'une feuille simple intercalée au commencement. La feuille simple est un billet (d'un M. de Brou >), au verso duquel Montesquieu a rédigé une page de son mémoire. Le manuscrit a vingt-cinq centimètres de haut sur dix- huit et demi de large. Quatre pages de la fin sont restées en blanc. Sur la dernière, on lit une note et une variante biffée.

Les pages des feuilles doubles portent les numéros i à i5. Celles qui sont pleines ont de dix-huit à vingt- trois lignes. La i5*> page n'a qu'une ligne. Des marges de quatre centimètres et demi sont ménagées du côté du pli des feuilles.

Le Mémoire est, en partie, de la main de l'auteur, et, en partie, de celle du secrétaire auquel il dicta les Remarques sur certaines Objections, On y voit des ratures nombreuses.

Bien qu'il soit adressé au c Roi 9, le Mémoire sur la Constitution fut peut-être rédigé sous la Régence. On sait que Philippe d'Orléans voulut mettre un terme à l'agitation religieuse qu'avait fait naître la bulle Unigenitus. Le 7 octobre 171 7, il édicta une déclaration semblable à celle que Montesquieu réclame dans l'écrit dont nous cherchons la date. Si le Mémoire était postérieur à 171 7, l'auteur aurait mentionné, sans doute, une mesure antérieure et identique, prise dans le même dessein. Nous serions donc disposés à croire que l'ouvrage que nous publions précéda la déclaration du 7 octobre, s'il n'en donna point l'idée.

Cependant, il pourrait avoir été rédigé bien plus tard, à l'époque des refus de sacrements. Le manuscrit, qui a tout l'air d'un brouillon, est écrit, en partie, de la main du secrétaire auquel Montesquieu avait recours vers 173 1. Tels passages qu'on trouvera à la page 228 et à la page 233 s'expliqueraient mieux dans cette hypothèse.

Il ne serait pas impossible — et l'aspect du manuscrit porterait à le croire — que Montesquieu eût repris vers 1752, et approprié à des circonstances nouvelles, un mémoire rédigé vers 171 7.

1. Ce M. de Brou 8<:rait-il Paul -Esprit Feydeau de Brou, garde des sceaux en 1762?

DES MANUSCRITS LVIl

Le manuscrit est formé d'un cahier cousu de cinq feuilles doubles. Il a vingt et un centimètres de haut sur seize et demi de large. Les quatre dernières pages sont restées en blanc.

Pas de pagination. Les pages pleines ont jusqu'à vingt-trois lignes. Une marge de quatre centimètres a été ménagée du côté du pli des feuilles.

L'écriture est celle du Discours sur Cicéron, Trois lignes biffées à la page i ont été reportées plus bas. Les trois ou quatre autres ratures du manuscrit sont insignifiantes.

Le Mémoire sur les Dettes n'a vraiment pour titre que le mot Mémoire. Mais il est conservé dans une chemise sur laquelle on lit : « Deux Mémoires : — l'un, sur les Dettes de l'État; — l'autre, sur l'Arrachement des Vigies. »

Cet ouvrage, où l'on parle d'une « taxe des gens d'aff^aires que Ton médite», doit être contemporain de l'édit de mars 171 G « portant établissement d'une Chambre de Justice » destinée à réprimer les abus, les délits et les crimes commis dans les finances de l'État, ou à l'occasion des deniers publics.

MÉMOIRE CONTRE l'aRRÊT DU CONSEIL DU 27 AVRIL 1725.

Le manuscrit est formé d'un cahier non cousu de quatre feuilles doubles. Il a vingt-sept centimètres et demi de haut sur dix-sept et demi de large. Les deux dernières pages sont restées en blanc.

Pas de pagination. Les pages pleines ont jusqu'à vingt-cinq lignes. Une marge de quatre centimètres a été ménagée du côté du pli des feuilles.

L'écriture est celle du Discours sur Cicéron. Cependant, les deux dernières lignes du titre et trois corrections du texte sont de la main de Montesquieu lui-même.

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