DE LA " VÉRITÉ " XXXI
manquent point de colporter partout de tels propos. Elles y mettent du zèle : et bientôt ces aménités parviennent à mes oreilles de tout côté. C'est leur manière, à elles, d'encourager les écrivains catholiques, selon les recommandations du Vicaire de Jésus-Christ !
Le jugement de Dieu ne sera pas inutile, et il pourra différer de celui des hommes !
Des adversaires de cette dernière catégorie, ou le croira sans peine, n'ont pas peu contribué, eux aussi, à empêcher \a.Vérité de prendre un légitime développement. Si elle vit, si des amis dévoués et des abonnés plus nombreux que, dans les circonstances, je n'aurais eu lieu d'espérer, m'ont soutenu, ce n'est pas la faute des adversaires en question. Ce qui étonne, c'est que \& Vérité n'ait pas déjà succombé vingt fois. Il faut qu'elle ait la vie dure !
Mais à quoi bon prendre les choses au tragique ? Probablement, avec plus de succès j'en eusse été grisé ; peutêtre me serais-je écarté du bon chemin plus souvent et plus lourdement. La contradiction est salutaire et l'insuccès empêche l'enflure.
Du reste, si le toile continuel qui s'élève contre la Vérité* depuis plus de vingt ans, a l'inconvénient de tendre à décourager ceux mêmes que le Saint-Siège demande qu'on encourage, il a aussi son côté amusant ; le toile des hommes du monde politique surtout.
Autant que l'homme faillible et borné peut le taire, j'ai conscience d'avoir toujours suivi, dans la rédaction de la Vérité, la ligne droite, n'inclinant jamais ni à droite ni à gauche par intérêt personnel. Les partis politiques, les factions, les coteries de tous genres suivent des lignes courbes. La conséquence, c'est que la ligne droite d
>é, parfois, vient en contact, un moment, avec les