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A PROPOS D'UNE BROCHURE ANTI- MAÇONNIQUE

5 janvier 1884.

Au commencement de l'année 1884 parut à Québec une brochure ayant pour titre : La franc-maçonnique dans la province de Québec, par Jean cTErbrée. Aussitôt paru, cet opuscule souleva de vives

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protestations de la part des libéraux et donna lieu à des polémiques. Voici quelques-uns des articles qui furent publiés dans la Vérité à cette occasion :

En vertu de l'autorité à lui conférée, au nom et avec l'approbation de toutes les loges du Canada, l'écrivain de Y Electeur déclare l'auteur de cette brochure excommunié ! C'est écrit en toutes lettres. Son article est intitulé : " L'œuvre d'un excommunié." Laissons la parole à M. Pacaud :

" Nous ne saurions qualifier par une autre expression l'infâme pamphlet que l'on a distribué hier dans plusieurs librairies de cette ville. Cette misérable production a pour titre: La franc-maçonnique dans la province de Québec en 1883, par Jean (VErbrée. Au verso du titre, on lit ce qui suit : " enregistré conformément à l'Acte du Parlement du Canada, en l'année 1883, par J.-A. Langlais, au bureau du Ministre de l'Agriculture, à Ottawa."

Comme vous voyez, c'est grave. On va même jusqu'à faire le dépôt de cette infâme œuvre anti-maçonnique, conformément à la loi ! A quels abominables excès ces cléricaux ne se portent-ils pas !

Mais ce n'est pas tout : M. J.-A. Langlais est membre du Cercle catholique, circonstance aggravante.

M. Pacaud s'élève de plus en plus :

" Maintenant, démontrons la vérité du titre que nous avons donné à cet article.

" A la page 80, en parlant des condamnations portées par Léon XII contre la franc-maçonnerie, l'auteur du pamphlet dit, en rappportant les paroles du pape : " De " plus, il impose sous peine d' 'excommunication majeure 44 l'obligation de dénoncer les adhérents à ces sociétés." (Constitut. Quo graviora).

" Donc, d'après l'auteur même et le document pontifical qu'il cite, tout catholique qui ne dénonce pas les adhérents de la franc-maçonnerie encourt par là même l'excommunication majeure.

" A le page 85, où l'auteur parle plus spécialement de la "franc maçonnerie dans la province de Québec," il dit :

" J'avais d'abord songé à transcrire intégralement la " liste officielle des vénérables et des secrétaires de ces " loges. L'on eut vu avec surprise dans les honneurs " maçonniques des hommes que leurs concitoyens regar- " dent encore comme de vrais et sincères catholiques.

" Réflexion faite, par égard pour des familles honora- " blés de Québec et de Montréal, je supprimerai ces " noms."

" C'est dire assez clairement, de la part de l'auteur, qu'il refuse de dénoncer des adhérents — qu'il connaît — de la franc-maçonnerie.

" Résumons.

" Par la constitution de Léon XII, citée plus haut, il y a obligation, sous peine d'excommunication majeure, de dénoncer les adhérents des sociétés maçonniques ; or l'auteur du pamphlet que nous analysons connaît des catholiques de Québec et de Montréal qui sont des adhérents de la franc-maçonnerie et il ne les dénonce pas, puisqu'il " supprime " leurs noms dans son livre : donc il a encouru l'excommunication majeure décrétée par le pape Léon XII.

" Voilà pourquoi nous appelons ce livre "l'œuvre d'un excommunié."

Nous prions nos lecteurs de découper ce morceau d'éloquence, de l'encadrer précieusement, et de le léguer à leurs enfants, pour que ceux-ci le transmettent à leurs descendants, afin que ce sublime échantillon de logique canadienne ne soit jamais perdu.

Léon XII ne dit pas qu'il faille dénoncer les francsmaçons dans les journaux et les écrits publics sous peine d'excommunication, et M. Pacaud a oublié de prouver

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que l'auteur de la brochure ne s'est pas rais eu règle avec son Ordinaire ; mais à part ces deux petits détails, qui ne paraîtront importants qu'aux perturbateurs de la paix, le raisonnement de V Electeur est parfait : Jean d'Erbrée tombe évidemment sous le coup de l'excommunication. . . des loges.

Pourtant, une chose nous intrigue : Si Jean d'Erbrée avait nommé ces francs-maçons dans sa brochure, c'est-àdire s'il les avait dénoncés à d'autres qu'à l'Evèque et au Grand Vicaire, M. Pacaud aurait proclamé non moins haut que le livre tombait sous le coup du mandement de M l'Archevêque en date du 1er juin 1883 !

Ainsi, auteurs, éditeurs et rédacteurs de journaux, soyez avertis : Si vous ne nommez pas, dans vos écrits, les francs-maçons que vous connaissez, M. Pacaud vous déclarera excommuniés en vertu de la Constitution de Léon XII, Que graviora ; si vous les nommez, vous tomberez certainement dans le deuxième cas réservé du mandement du 1er juin 1883. Conclusion pratique : ne vous mêlez pas de combattre la franc-maçonnerie. C'est ce que veuleut M. Pacaud et ses amis.

D'un autre côté, l'ordre formel des Souverains Pontifes est là qui vous tait une obligation stricte de faire tout en votre pouvoir pour combattre le fléau maçonnique. Jean d'Erbrée a voulu suivre l'enseignement des papes. Aussi, voyez ce qui Lui est arrivé : Il s'est fait excommunier par M. Pacaw<i î

M. Livernoi ] avait bien raison de dire, dans sa réponse '. ie <i. V. Hamel : Les temps sont durs à Québec !

1 — Aujourd'hui Chartreux, en Italie.

Vous croyez peut-être que la logique de M. Pacaud est épuisée. Erreur. Voici eucore un raisonnement sublime assaisonné d'une forte dose de mauvaise foi. LY Electeur continue ainsi :

" Voyons maintenant si nous avons raison de dire que cette élucubration est un pamphlet.

" A la page 69, l'auteur, après avoir cité une lettre du chapelain de la loge d'Hochelaga, dit carrément :

" Les maçons, on le voit, se vantent d'avoir dans leurs " loges ce qu'il y a de plus distingué dans V Eglise, la " loi, la médecine, le commerce et les aubergistes.

" Les Canadiens-français font-ils exception à cette règle? " Ce n'est pas à croire."

" Comme l'Eglise des Canadiens-français est l'Eglise catholique, l'auteur, en disant que les " Canadiens-français ne font pas exception à cette règle," affirme qu'il y a des francs-maçons parmi les dignitaires de l'Eglise catholique de la province de Québec.

" Est-il possible d'appeler autrement que "pamphlet" un livre qui renferme une pareille abomination ?

" Et, pourtant, cette accusation sacrilège, cette atroce calomnie renferme toute la pensée, tout le but du livre qui nous occupe. Parmi un certain nombre de membres du Cercle Catholique, on répète depuis longtemps que l'Archevêque de Québec, M. le Grand- Vicaire Hamel, M. le Vicaire-Général Légaré et plusieurs autres membres du clergé appartiennent à la franc-maçonnerie ou sont des francs-maçons. Ces abominables calomnies, qu'on répand depuis longtemps à la sourdine, afin de les rendre plus dommageables et d'en faire des moyens plus efficaces — puisqu'on se garde bien de fournir aux victimes de ces accusations l'occasion de les réfuter — ces calomnies, disons-nous, qu'on répand depuis longtemps à la sourdine, clandestinement, elles sont étalées au grand jour, imprimées en toutes lettres dans l'atroce pamphlet du pseudonyme Jean d'Erbrée."

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Jean d'Erbrée constate une chose que vingt auteurs ont constaté avant lui, savoir que les franc-maçons se vantent de compter des prêtres dans leurs loges. x

Comprenez-vous, monsieur Pacaud, se vantent !

Constater qu'un homme se vante d'une chose, est-ce affirmer que cette chose existe ?

Quand, par exemple, nous constatons que Y Electeur se vante de parler au nom de l'autorité religieuse, pourraiton nous accuser d'affirmer que la chose est vraie ?

Et en supposart que Jean d'Erbrée eût dit qu'il y a des prêtres francs-maçons au Canada, qu'est-ce qui justifie M. Pacaud de traîner le nom de l'Archevêque et de ses Grands Vicaires devant le public ? Rien, absolument rien. Dans le livre en question il n'y a pas même une allusion à ces dignitaires ecclésiastiques. Et quant aux membres du Cercle, qui, selon Y Electeur, accusent Mgr l'Archevêque et MM. Hamel et Légaré de franc-maçonnerie, que M. Pacaud ait donc le courage de les nommer une bonne fois. Il sait fort bien qu'il ne peut pas le faire ; c'est pourquoi il a soin de ne rien préciser. Il sait qu'il calomnie.

Ces individus qui parlent tant d'accusations vagues, indéterminées, sont les premiers à commettre cette faute qu'ils reprochent hypocritement aux autres.

Après avoir fait tout en son petit possible pour empêcher une enquête sur les affaires religieuses du pays, M. Pacaud a le front de venir nous parler de refus " de fournir aux victimes de ces accusations l'occasiou de les réfuter."

Mais braves gens, songez donc que nous demandons une enquête, c'est-à-dire la lumière, que nous la deman-

1 — On le sait, les francs-maçons ont prétendu que Pie XI avait été initié à la secte !

dons depuis longtemps avec une énergique confiance ; tandis que vous, vous réclamez l'obscurité, les ténèbres, le silence, avec une fra}reur non moins énergique.

De deux choses l'une : Ou M. Pacaud ne se rend pas compte de la portée de ses actes, ou il est animé d'an esprit machiavélique et cherche à compromettre l'autorité religieuse en faisant semblant de la défendre.

Voyez plutôt : On demande une enquête sur les difficultés religieuses au Canada. Aussitôt Y Electeur s'écrie : C'est une conspiration ourdie contre l'Archevêque !

On publie une brochure pour mettre le public en garde contre la franc-maçonnerie. U Electeur y voit une nouvelle attaque contre l'Archevêque !

Celui qui tient la plume à Y Electeur est un franc imbécile on un franc impie. Ou il ne sait pas ce qu'il fait, ou il travaille habilement et perfidement à ruiner l'autorité diocésaine.

Pour finir, l'écrivain de YElecieur lance un affreux pavé a la tête de M. le G. V. Légaré. Lisez.

" Puis la distribution de ce livre dans le public semble former une coïncidence dont il est impossible de pas remarquer la singularité.

" Dans le sermon qu'il a prononcé le jour de Noël, M. le vicaire général dit : k* Cette paix (la paix religieuse) nous l'aurons lorsqu'on cessera de vouloir trouver ici une copie exacte des sociétés perverties de l'ancien monde. A tout moment, l'on prétendrait nous faire croire que nous coudoyons partout des libéraux catholiques, des francsmaçons. . . "

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" Ce sermon a été prononcé mardi et reproduit mercredi dans les journaux.

" Or, le lendemain même de cette reproduction, on distribue tout de suite le pamphlet de Jean d'Erbrée qui a pour but de faire croire au public que la franc maçonnerie est très répandue dans notre province, qu'elle a même des adeptes parmi les membres du clergé.

" N'y a-t-il pas là une singulière coïncidence?

Pourquoi tant d'empressement à distribuer ce pamphlet? Pourquoi le déposer avec tant de hâte, par petits paquets, à la douzaine, chez les libraires, et ne pas prendre le temps de le placer comme cela se fait ordinairement dans le commerce?

•• Pourquoi ? Pour faire échec aux autorités ecclésiastiques du diocèse, qui font tous leurs efforts pour prévenir les troubles religieux qu'on tente de susciter, et pour atténuer l'effet du sermon prononcé le jour de Noël à la Basilique."

Evidemment, il y a conspiration, puisqu'on n'a pas fait déterminer la grosseur des paquets par le comité de salut public qui siège dans les bureaux de V Electeur.

Et voyez la force de ce raisonnement. Par la nature même de cette brochure, qui a près de 300 pages, on voit qu'il a fallu plusieurs mois, peut-être des années, pour la composer, pour se procurer les documents et les renseignements nécessaires avant de commencer à écrire. Une fois l'ouvrage écrit, l'imprimeur a dû mettre au moins quatre semaines à faire sa part de la besogue, le brocheur, une dizaine de jours. Donc, depuis des semaines et des mois l'auteur et l'éditeur de cet ouvrage prévoyaient que le jour de Noël, 1883, M. le grand vicaire Légaré ferait un sermon à la Basilique où il serait question de franomaçonnerie ; sachant ce que M. le Grand Vicaire dirait, et voulant lui répondre, ils ont arrangé leur affaire de manière à pouvoir lancer leur brochure dans la circula-

tion le lendemain de la publication du sermon dans le» journaux ! !

Et l'on dira après cela que les membres du Cercle n'ont pas le don des miracles !

Voici maintenant le pavé :

M. Pacaud prétend que cette brochure est une réponse au sermon de M. le grand vicaire Légaré. Or, cette brochure, quoi qu'en dise YElecteur, est écrite avec une grande modération, nous dirons même une modération excessive. L'auteur reste évidemment en deçà de la vérité, loin de tomber dans les exagérations. Il s'appuie sur de s documents authentiques, des données sûres. C'est l'œuvre d'un catholique sincère et éclairé qui veut le bien de la religion et de la patrie.

Et, cependant, M. Pacaud a l'audace de proclamer au public que cette œuvre, essentiellement catholique et antimaçonnique, est une réponse au discours de M. le G. V. Légaré !

Il ne voit donc pas quelle insulte sanglante il lance à la lace de ce dignitaire ecclésiastique ?

Et ces gens-là parlent de respect pour l'autorité ! Ah I ils sont bien les mêmes partout ! Partout ils veulent ruiner le clergé, en attaquant ouvertement certains de ses membres, en défendant d'autres de manière à les compromettre.

Le Quotidien publie un article tout à fait semblable à celui de YElecteur au sujet de la célèbre brochure antimaçonnique. De toute évidence, la même main fournit de la copie à ces deux feuilles.

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19 janvier 1884.

Dans un article publié dans le Canadien du 7 janvier, M. Tarte fait un appel suprême aux protestants pour les exciter contre l'auteur de la brochure anti-maçonnique et contre les catholiques sincères qui partagent les convictions et les craintes de Jean d'Erbrée. Parce que cet écrivain a constaté un fait historique, savoir, que l'Angleterre a constamment et dans tous les pays favorisé la propagation de la franc-maçonnerie, M. Tarte se prend d'un bel accès de loyalisme et accuse Jean d'Erbrée de faire des " appels déplorables à la haine contre la mèrepatrie." C'est là de l'hypocrisie révoltante, car M. Tarte ne s'est pas toujours montré aussi ridiculement loyal. C'est de plus une véritable trahison nationale, car, pour flatter tout ce qu'il y a de plus ianatique parmi les protestants, pour reprendre auprès des Anglais le prestige qu'il a perdu parmi les siens, M. Tarte ne craint pas d'exciter la haine des loges contre ses propres compatriotes qui, voyant les dangers de la franc-maçonnerie, veulent les conjurer pendant qu'il en est encore temps.

Le Canadien du 10, toujours à propos de franc-maçonnerie, contient un autre écrit également scandaleux. Après avoir torturé le sens de plusieurs passages de Jean d'Erbrée pour y trouver des contradictions ; après avoir, par exemple, conclu de ce que l'auteur dit qu'il est impossible de connaître le nombre exact des catholiques francs-maçons, qu'il se contredit ensuite en croyant à l'existance de plusieurs centaines de Canadiens-français enrôlés dans les loges ; après s'être livré, sur le compte de cette excellente brochure, à des malhonnêtetés semblables, M. Tarte termine son article par la tirade que voici :

" Si l'on nous demande pourquoi ce pamphlet a été écrit, nous répondrons qu'il fait partie de la série de manœuvres " savantes " destinées à effrayer le délégué du Saint-Siège, à lui montrer la province sous un taux jour, à obtenir la réconsidération des questions décidées par la cour de Rome, à la faire se déjuger et révoquer les décrets rendus par elle."

D'abord, si la brochure de Jean d'Erbrée est une œuvre qui ne repose sur aucune preuve, comme le prétend M. Tarte, n'est-ce pas insulter le Commissaire apostolique que d'insinuer qu'il pourra se laisser " effrayer" par un semblable écrit ? Et quand, nous vous le demandons, le Saint-Siège a-t-il rendu un décret quelconque qui touche, de près ou de loin, à la franc-maçonnerie en ce pays?

Toujours la même tactique chez nos adversaires : faire la guerre aux catholiques qui combattent les bons combats, et la leur faire au nom du Saint-Siège, en vertu des décrets ! Quand donc cessera-t-on de faire un abus aussi criant du nom et de l'autorité de Rome ?

Le Canadien, numéro du 10 janvier, parle de " ceux qui regrettent le résultat des recherches faites par l'autorité religieuse parce que ce résultat anéantit leur étrange prétention que la province de Québec est une pépinière de francs-maçons." D'abord, qui a jamais parlé de pépinière ? Personne. Nous affirmons, en nous appuyaut sur des preuves irrécusables, que notre province est travaillée par les idées maçonniques. Nous disons : Prenons garde. Voilà tout. Quant aux recherches faites par l'autorité religieuse, dont le résultat, d'après M. Tarte, anéantit cette prétention si conforme au bon sens, qu'en sait-il ? Il n'eu peut rien savoir, pas plus que nous. Si 'les évêques, ou quelques-uns d'entre eux, ont fait des recherches touchant la franc-maçonnerie, le résultat de ces recherches

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n'a jamais été rendu public. Comment donc M. Tarte peut-il s'appuyer sur l'autorité religieuse pour se faire l'endormeur de ses frères ? Ne voit-il pas qu'à une mauvaise action il ajoute un procédé irrespectueux ?

16 février 1884.

M. Fréchette attaque naturellement le livre de Jean rbrée. Nqs lecteurs aimeront peut-être à savoir ce que notre doux musagète pense de cet ouvrage. Voici :

" M" l'Archevêque de Québec a dernièrement lancé une lettre pastorale défendant à tous les catholiques de son diocèse d'accuser leurs frères de franc-maçonnerie. La réponse ne s'est pas fait attendre longtemps ; elle s'est faite sous la forme d'un odieux pamphlet où les trois quarts de notre population sont représentés, paraît-il, comme des affiliés à la franc-maçonnerie et aux autres sociétés secrètes. Je dis parait-îl, car je ne connais cette élucubration malsaine que par les extraits qu'en cite l'Etendard, mardi dernier."

Inutile de faire ressortir le mensonge que renferme ces lignes. Ceux qui ont lu la brochure de Jean d'E rbrée savent que les trois quarts de notre population ne sont pas représentés comme des affiliés aux loges.

Jean d'E rbrée a fait une œuvre remarquable par l'absence de toute ex a gé ration, même apparente. Tout ce qu'il avance est appuyé sur des faits et des documents authentiques.

Mais ce qui est souverainement scandaleux, c'est de voir M. Fréchette, lui aussi, traîner le nom de l'Archevêque dans ce débat. Plus loin. M. Fréchette dit que ce pamphlet a été répanda dans le diocèse de Québec

" daD8 une circonstance où la chose ne pouvait que faire l'effet d'un soufflet sur la joue de l'Archevêque."

Jamais, croyons-nous, on n'a insulté Mgl l'Archevêque de pareille façon ; car M. Fréchette, à l'exemple de V Electeur, veut faire croire aux populations que toute attaque contre la franc-maçonnerie est une attaque dirigée contre Sa Grandeur. C'est poser, tout simplement, Mgr l'Archevêque en protecteur des loges ! Jusques à quand durera cet affreux scandale ?

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