‹ Mélanges Julien HavetChapitre 15 sur 567 · PAR M. L. DELISLE · texte numérisé non relu

PAR M. L. DELISLE

Au mois d’août dernier, M. Y. -J. Vaillant, correspondant du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts à Boulogne-sur-mer, voulut bien m’écrire au sujet d’un manuscrit des huit livres des Miracles de Grégoire de Tours, qu’il avait remarqué dans la bibliothèque d’un de ses compatriotes ; il en donnait le signalement dans des termes si précis et en définissait si judicieusement le caractère que je ne pouvais hésiter à faire les démarches nécessaires pour en procurer la possession à la Bibliothèque nationale. Je me rendis sur le champ à Boulogne, où je constatai la justesse des observations de M. Vaillant. Le propriétaire du manuscrit, M. Ch. Ponticourt, avocat, ne tarda pas à accueillir , mes propositions, et le manuscrit arriva le 30 novembre à la Bibliothèque, où il a pris le n° 1712 dans le fonds latin des nouvelles acquisitions.

L’achat d’un tel manuscrit m’a semblé pouvoir être porté à la connaissance du public dans un volume consacré à la mémoire d’un homme dont le nom restera attaché à d’éclatantes découvertes dans le domaine des études mérovingiennes. »

Le manuscrit dont il s’agit n’était pas, à proprement parler, inconnu. Dom Ruinart l’avait consulté à la fin du xviic siècle ; mais depuis il avait si bien disparu que, récemment, le

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