‹ Mélanges Julien HavetChapitre 294 sur 567 · LA CITÉ DES BOÏENS · texte numérisé non relu

LA CITÉ DES BOÏENS

de Buch, son archevêque en a pris la souveraineté religieuse, sa maison noble le commandement civil.

Les limites consacrées ont persisté aussi longtemps que l’ancien régime. Sur la route d’Espagne, La Croix d’Hins marqua la frontière entre la juridiction de Buch et la banlieue bordelaise \ entre la seigneurie du captai et celle du Maire et des Jurats. Jusqu’au xviB siècle, tout au moins, les conflits y furent incessants, comme à toutes les frontières 2. A la veille de la Révolution, LaCroix séparait encore 1a, juridiction du Maire et des Jurats de Bordeaux d’avec celle de la seigneurie de Lamothe-Certes, démembrement de l’ancien captalat 3.

La Révolution n'a pas supprimé aussi foncièrement qu’on le croit ces antiques pays. Elle les a ménagés autant qu’elle a pu, même en constituant les districts, même en construisant les cantons sur la base de quatre lieues carrées 4. Les anciennes juridictions servirent souvent de noyau à ces dernières subdivisions B. — Sans doute le pays de Buch se

]. Cf. Livre des Bouillons (Archives municipales de Bordeaux, tome Ier),

2. Voyez-en un exemple dans Baurein, Variétés bordelaises, t. III, p. 312. Beaucoup d’autres sont signalés dans les documents des Archives municipales de Bordeaux.

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