‹ Mélanges Julien HavetChapitre 301 sur 567 · Litt. pat., p. 199 b · texte numérisé non relu

Litt. pat., p. 199 b

5. Hist. des ducs de Normandie et des rois d’Angleterre, édit. Francisque Michel (Soc. Hist. Fr., 1840, in-8»), p. 182. — Barnwell, p. 234.

CH. PETIT-DUTAILLIS. — NICOLE DE LA HAIE

force \ En réalité, ils ne se souciaient nullement cle défendre la cause des Plantagenets et leur cité était l’un des principaux centres du parti capétien. En février 1217, Nicole de la Haie semble avoir joui d’un instant de répit; le 13 de ce mois, la régence ordonna, en effet, qu’on la fit rentrer en possession des terres et des biens qu’elle avait avant d’être assiégée1 2; mais au mois de mars Gilbert de Gant, avec une troupe de chevaliers français et de barons norois, vint rejoindre le châtelain d’Arras et s’établit à Lincoln devant le château. A partir de cette époque, un grand nombre de familles des environs arrivèrent chaque jour dans la ville, pour y trouver un abri sûr contre les mercenaires de Henri III et firent ainsi cause commune avec les partisans de Louis 3. Mais le château était toujours virilement défendu par « Madame Nicole, « qui moult ert engigneuse et malquerans et vighereuse « vielle 4». Au commencement du mois de mai, Louis de France ordonna de presser les opérations ; une nouvelle armée, commandée par le comte de Winchester, vint renforcer les assiégeants 5.

Le régent Guillaume le Maréchal et ses fidèles tinrent alors conseil; on estima qu’il était honteux de ne point porter secours à une femme qui se conduisait si vaillamment; la crainte de perdre le château de Lincoln, l’espoir d’anéantir aisément une partie des forces que Louis avait eu

1. Publ. record office, Pat. I. Henry III, mcmlir. 14, lettre de Henri III aux habitants cle Lincoln : « Mandatum est etiam eis quod si quid coacti fece- « rint in prejudicium dignitatis domini regis, illud omnino eis remittit» (7 janv. 1217).

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