Ibidem, note
DE SAINT LOUIS, ALFONSE D’ESPAGNE
nuation anonyme de la Chronique de Jean de Saint- Victor publiée pour la première fois ‘dans le tome XXI des Historiens de France :
« En eel an (1325), monseigneur Autour, et arcediacle et « eanone en l’esglise de Paris, devint soldoier, et puis le « fist li- roys chevalier. Et comme il cust traictié avec plu- « seurs hautes dames d’estre mariées à icelui monseigneur « Aulfour (qui filz estoit du fllz au roy d’Espaingne, et l’avoit « son père eu d’une dame de Normandie, laquelle puis il « espousa) et l’eussent renfusé, car elles ne voloient avoir « mari qui eust esté clerc, en la fin la damoiselle de Gant li « fu donnée à famé, dont puis après il ot I filz masle à Clo- « sètre 1 dessus Gentilly. Et donna li papes à son frère Henri « sa prouvende et son arcediacré 2. »
Plus clairvoyants que Géraud les savants éditeurs de ce texte n’hésitèrent pas à accepter les renseignements qu’ils y trouvaient et à identifier la demoiselle de Garni avec cette Isabeau d’Antoing, fille du châtelain de Gand, dont le P. Anselme faisait la femme du premier Alfonse, tandis qu’elle fut, en réalité, l’épouse d’un fils de celui-ci, de cet Alfonse, archidiacre de Paris, à qui le célèbre généalogiste donnait le quatrième rang parmi les enfants du petit-fils de saint Louis. C’est, du reste, ce qu’avait démêlé, dès 1696 et sans connaître la continuation de Jean de Saint-Victor, un savant espagnol, Salasar y Castro, dans son Histoire de la maison de Lara 3 demeurée inconnue aux éditeurs des Historiens de France. Grâce à ses recherches, on aurait pu compléter utilement les données du P. Anselme. Il savait, en effet, que Mahaut, première femme d’Alfonse de la Cerda, était fille d’Aymeri de Narbonne, que l’archidiacre de Paris avait quitté la tonsure et épousé Isabeau d’Antoing, qu’il était le père du connétable Charles d’Espagne, qu’Alfonse de la Cerda avait survécu jusqu’en 1333; mais il ignorait l’existence de la mère de l’archidiacre, qu’il croyait fils de