Baluze, op. cit., t. I, col
6. Idem, ibidem, col. 1356; Ciaconius, Vitae et res gestae pontificum Romanorum (édit, de Borne, 1677), t. II, col. 683. — Baluze rapporte cependant des témoignages tendant à prouver que Jean Allarmet serait mort à Avignon et aurait eu sa sépulture dans l’église de Saint-Pierre. Je n’en ai pas trouvé mention dans le Recueil des épitaphes qui se trouvaient dans les églises et chapelles d’Avignon, par le chanoine de Véras (ms. de la bibliothèque d’Avignon, n° 1738).
JEAN ALLARMET, CARDINAL DE J1R0GNY
Pise et de Constance, dans le but de mettre fin au schisme qui divisait l’Église, et par sa correspondance avec Jean Huss, qu’il voulait amener à se convertir, pour que nous nous dispensions d’y insister ici.
Ses biographes ont signalé à l’envi l’amour qu’il professa pour les déshérités de ce monde et ont relevé les nombreux témoignages qu’il en donna. Avignon en particulier en a conservé des souvenirs très vivaces. En effet, par un codicille de son testament, en date du 23 juillet 1424 ', confirmé par un autre codicille du 24 septembre 1425 1 2 3, il avait fondé dans cette ville un collège, qui fut appelé le collège d’Annecy \ quelquefois encore le collège de Saint-Nicolas 4 ou des Savoyards. Les sommes qu’il avait atribuées à cette fondation, devaient servir à l’entretien de vingt-quatre étudiants en droit civil et canon, dont huit seraient du diocèse de Genève et de préférence de la châtellenie d’Annecy, huit du duché de Savoie et huit des provinces ecclésiastiques de Vienne et d’Arles 5 6. Soucieux d’y développer le goût des études, le cardinal avait voulu que cet établissement possédât une librairie « una commuais libraria », dont sa propre bibliothèque forma le premier fonds. On a prétendu que celle-ci comptait plus de sept cents volumes mais c’est là une exagération, car les inventaires qui en ont été dressés, les 5 mars 1427 7 et 4 juin 1435 8, n’accusent le premier que cent soixante et