‹ Mélanges Julien HavetChapitre 385 sur 567 · Fol. 218 v · texte numérisé non relu

Fol. 218 v

2. Voici par exemple quelques auteurs dont les ouvrages existaient dans la bibliothèque du cardinal et dont il s’est inspiré pour son Breviarium. Je laisse de côté les recueils tels que le Digeste, les Décrétales, les Corpus, etc.

Azzon, Summa, nos 86, 166, 170 I ; 110 II (I représente l’inventaire du 5 mars 1427; II, l’inventaire du 4 juin 1435).

— Brocardia, nos 85 I ; 104 II.

Jean André, Lectura super Clementinis, nos 63, 152 1; 54, 95 II.

— Liber vocatus Jheronimianus, nos 19 I ; 33 II.

— Novella super Sexto, nos 491; 58 II.

— Mercuriales , nos 58, 70 1.

Barthole, Lecturae super Digesto, nos 26, 27, 77, 1. 3, 163, 165 I ; 17, 103, 105, 106, 107 II .

— Tractatus represaliarum et minoHtarum, n° 145 I.

Henri Boliic, Leclurae et tabulae, nos 65, 113, 128, 129, 130, 131, 139 1; 76, 77, 78 II.

Pierre de Braco, Répertoriant, nos 167 I; 74 II.

Jean de Legnano, Argumenta, n° 151 1.

— De diversis, n»* 114, 115 I; 113, 114, 115 11.

— Lectura Clementinarum, n°s 54 I ; 60 II.

— Tractatus de bello, n° 135 I.

Guillaume de Montlaudun, Summa, nos 63 I ; 95 II.

Oldrade, Quaestiones, n°s 83, 87 I ; 112, 118 II.

Vincent de Beauvais, Spéculum historialc, nos 59, 60 I ; 3, 4, 5 11.

Rosarium Guidonis super Decreto, nos 162 I ; 62 II.

Summa de casibus clomini Astensis, n° 141 1.

Summa Ostiensis, nos 116, 159 I ; 71, 72 II.

Summa Rolandina, n05 90 I; 121 II; etc.

LABANDE. — UN LÉGISTE DU XIVe SIÈCLE

était loin d’être arrivé au degré de fortune qu’il atteignit plus tard. Mais, s’il ne possédait pas encore lui-même tous les ouvrages dont il s’est servi, ne pouvait-il pas puiser dans ces magnifiques collections du palais apostolique, dont les richesses nous ont été révélées par des publications récentes *, et qui réunissaient tant de volumes sur le droit civil et sur le droit canon? Non seulement, il a mis à contribution les anciens textes et traités juridiques, les Pères latins, les statuts des conciles et des synodes, les premiers commentateurs du droit romain et des Décrétales, mais encore il a utilisé les travaux de ses contemporains. Je n’en veux pour preuve que cette note autographe, hélas ! très mutilée, qui se trouve au bas du folio 146, où Allarmet a inscrit les noms de Jean de Legnano 1 2 et de Pierre de Braco 3 4 5, « qui postquam fuit vicecancellarius... », ainsi que les nombreuses mentions d’Henri Bohic \ dont les manuscrits étaient extrêmement répandus. D’ailleurs, le futur cardinal de Brogny avait beaucoup lu, beaucoup étudié et avait pris une foule de notes ; il a eu soin de nous en avertir luimème : « Nunquam studui, » dit-il 8, «quin semper haberem calamum in destera pro scribendo ».

Cette brève énumération des sujets traités et des sources de l’ouvrage suffit pour montrer que 1 e Breviarium juris est une œuvre intéressante à plusieurs points de vue, mais principalement pour l’histoire du droit au moyen âge. 11 est probable que c’est le seul livre composé par Jean Allarmet, car, depuis 1385, il fut chargé de tant d’affaires et il joua un tel rôle dans l’Église, qu'il dut certainement renoncer, non sans

1. Maurice Faucon, La librairie clés papes d’Avignon (fascicules 43 et 50 de la Bibliothèque des Écoles françaises de Rome et d’Athènes), 1886-1887, 2 vol. in-8°; Fr. Ehrle, Historia bibliothecae Romanorum pontificum tum Bonifatianae tum Avenionensis, t. 1, 1890, in-4°.

2. Mort en 1383. Cf. Schulte, Geschichte des canonischen Reclus, t. II, p. 257.

3. Auteur d’un Répertoriant et d’un Compendium juris canonici. Cf. idem, ibidem, p. 262.

4. Mort en 1390. Cf. idem, ibidem, p. 266. La note 2 de la page précédente montre combien de manuscrits de cêt auteur se trouvaient dans la bibliothèque de Jean Allarmet.

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