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6. Galbert de Bruges, éd. Pirenne, préface, p. v. Les notaires étaient parfois aussi chargés de faire des enquêtes. Voir un exemple de 1180, dans Van Lokeren, Chartes de Saint-Pierre, n° 232.

7. Dans une charte de 1093 (Miraeus, Op. dipl. II, 1142), les notaires Lugerius et Sibaldus sont cités à la fin de l’acte parmi les optimates du comte.

ET LES NOTAIRES DES COMTES DE FLANDRE

faveur particulière. C’est lui qui conservait les clefs du trésor comtal, et quand Charles fut assassiné, il était, semble-t-il, sur le point d’obtenir la prévôté de Saint-Donatien. Cependant, ce Fromold était un laïc. 11 était marié et allié au chanoine Fromold et à Isaac, l’un des meurtriers du comte ; il appartenait donc, comme ces personnages, à l’un des lignages les plus influents du pays. Galbert nous parle de l’anneau d’or que, suivant la coutume des nobles, il portait au doigt. Le comte lui avait fait construire une spacieuse demeure en pierres où il vivait entouré d’une foule de domestiques et de clients L

Les notaires disparaissent au commencement du xiiF siècle 1 2. Vers cette date, en effet, le comte donna en fief, à des percepteurs héréditaires la recette de ses domaines. Dès lors, l’institution des notaires devenait sans objet. Toutefois, les reneurs héréditaires de Flandre continuèrent à être subordonnés au chancelier et constituèrent avec lui ; comme on l’a dit plus haut, la chambre des renenglies, jusqu’à la fin de l’ancien régime.

Arrivés au terme de cette courte étude, si nous en résumons les résultats, nous constaterons que le chancelier de Flandre diffère notablement des chanceliers voisins des évêchés de Cambrai et de Tournai, ainsi que de celui du comté de Hainaut. S’il porte le même titre qu'eux, ses attributions sont pourtant d’autre nature. 11 ne rédige ni n’écrit les actes rendus au nom de son maître : il se borne à y apposer le sceau. D’autre part, comme chef de notaires, il est à la tète de l’administration des revenus du domaine. C’est à lui que sont rattachés, dès la fin du xie siècle, tous les breviatores des épiers. Robert le Frison, en créant sa chancellerie, n’a donc pas purement et simplement imité

1. Galbent, op. cit., p. 31-33, 41, 42. — En 1200, Baudouin IX rappelle que son prédécesseur Philippe d’Alsace a donné au notaire Rodolphe 10 bonniers de bruyères et l’emplacement d’un moulin (De Smet, Cart. de Ninove, Corp. Chron. Flandr., II, 819).

2. A la fin du xne siècle déjà, à partir de l’avènement du comte Baudouin, le mot clericus tend à remplacer celui de notarius, ce qui indique déjà la décadence de l’institution (Voir Miraeus, Op. dipl., III, p. 74, et Cartul. de Saint-Bavon, p. 78).

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