‹ Mélanges Julien HavetChapitre 554 sur 567 · A. JACOB · texte numérisé non relu

A. JACOB

MSS. GRECS PALIMPSESTES

car antérieurement à la numérotation en chiffres arabes qui est toute récente, le coin supérieur de droite de chaque feuillet en portait une ancienne, mais non de première main, en lettres grecques, qui ne coïncide avec la moderne que jusqu’au fol. 45. Le dernier feuillet, numéroté aujourd’hui 209 (pour 217), était marqué anciennement (=217). Le manuscrit aurait donc perdu sept feuillets depuis l’époque où il a été numéroté pour la première fois; en réalité il n’en a disparu que six; car si l’ancien fol. manque, c’est par omission du chiffre.

La numérotation quaternionaire de première main, qui figure au commencement et à la fin des cahiers, accuse un déficit de vingt-trois quaternions, soit cent quatre-vingtquatre feuillets ; car, dans son état actuel, le manuscrit commence pâr le quaternion KA'1, dont il ne reste que trois feuillets. La numérotation des quaternions xe' et x<f, d’ailleurs complets, a disparu par l’humidité et la moisissure ; celle du cahier xÇ se lit encore distinctement au bas du feuillet 27 v°; de même au fol. 35 v° on aperçoit des vestiges de celle du quaternion xrf. L’humidité a fait coller au bas du feuillet 37 la marque xff, qui figurait au fol. 36. Le quaternion 7' est réduit à quatre feuillets (les fol. pç' à p9' ayant disparu). Il faut encore signaler l’absence du dernier feuillet, jadis p-ù, du quaternion pÇ, et celle du troisième (ptry) du quaternion pÇ'. Le cahier v' a toujours été unternion. Le dernier quaternion (va') a, perdu son huitième feuillet et la moitié du septième ; mais le manuscrit se terminait au recto de celui-ci, dont la portion qui subsiste porte la souscription 2.

A presque toutes les pages de ce manuscrit apparaissent des traces d’une écriture minuscule du xie siècle, tracée sur deux colonnes, de 28 cent, environ de hauteur sur 8 cent, de largeur, limitées à droite et à gauche par deux lignes parallèles (distantes de 6 mm.) et séparées par un entrecolonnes de 2 cent. Ces colonnes comprenaient quarante-

1. La numérotation est encore à peu près visible au bas du fol. 3 v°.

2. Cf. H. Omont, Fac, similés des manuscrits grecs datés de la B. N. du ix' au xiv' siecle, pl. XI.

I)E LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE

deux lignes. Le manuscrit primitif était donc un in-folio de. 36 à 37 cent, de hauteur sur au moins 25 cent, de largeur. Le contenu était ecclésiastique, autant qu’on en peut juger par quelques lignes assez lisibles, çà et là, dans les marges intérieures des pages actuelles.

Manuscrit de parchemin de 188 feuillets 1 maculés de nombreuses taches d’humidité, hauts de 27 cent. 5 mm. à 28 cent., larges de 19 cent. Les pages contiennent de 27 à 28 lignes, longues de 14 à 15 cent, qui remplissaient un cadre de 21 c. 5 mm. de hauteur.

L’écriture .primitive était une onciale penchée, haute de 3 mm. reposant sur la rectrice. Elle occupait un cadre de 19 à 20 cent, qui renfermait de 30 à 32 lignes, longues de 13 cent. Ce manuscrit contenait, d’après le catalogue 2, les œuvres de Saint-Denys.

Manuscrit de parchemin composé de 158 feuillets numérotés et écrits à pleines pages : La hauteur des feuillets est de 192 mm. ; leur largeur de 14 cent. Le cadre de l’écriture a de 14 à 15 cent, en hauteur et 10 cent, en largeur.

Sous le texte actuel, tracé au xme siècle, on voit deux espèces d’écritures plus anciennes. La première est une minuscule du xie siècle, à ce qu’il semble, petite, régulière, verticale, écrite à pleine page au dessous de la rectrice, dans le même sens que la nouvelle, à raison de 40 lignes à la page ; elle occupait sur le parchemin un espace de 17 à 19 cent, de hauteur. On ne peut mesurer exactement la longueur des anciennes lignes, leurs extrémités ayant disparu lorsque le manuscrit a été rogné par le relieur, mais elle ne devait pas dépasser 13 cent 5 mm. Cette

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