JULES, HECTOR £T AMÉDÉE
Hecror.—Monsieur, quand partirons-nous pour Ste-Thérèse ? JuLEs. — A la première occasion qui se présentera,
Hector.—Nous nous ennuyons tant ici, le Colorado est si triste ; le monde n'est pas bou par ici.
AMÉDÉE. —Ils laissent pleurer les petits enfants. J'ai bien hâte d'être rendu chez grand-papa.
JuLes.—Mes enfants, avez-vous manqué de quelque chose aujoard'hui?
Hecror.—Non, monsieur, depuis que vous nous avez recueillis sur le grand chemin, nous n'avons manqué de rien.
AMéDée.—Nous n'avons plus faim, ni soif ; nous ne souffrons plus du froid.
Hecror.—Mais nous avons bien souffert après que papa et maman ont été morts.
Amédée. —Maman a bien pleuré en nous quittant.
Hector. — Elle nous disait: ‘* Pauvres enfants, qu'allez-vous
devenir ;” puis elle ajoutait: ‘ie bon Dieu prendra soin de vous.”
JuLes.— Sans doute, mes enfants, le bon Dieu n'abandonne pas les orphelins. Ayez confiance, bientôt vous serez chez votre grand-père à Ste-Thérèse. (Félix entre.)