‹ Mélanges littéraires [microforme]Chapitre 81 sur 122 · JULES, HECTOR £T AMÉDÉE · texte numérisé non relu

JULES, HECTOR £T AMÉDÉE

Hecror.—Monsieur, quand partirons-nous pour Ste-Thérèse ? JuLEs. — A la première occasion qui se présentera,

Hector.—Nous nous ennuyons tant ici, le Colorado est si triste ; le monde n'est pas bou par ici.

AMÉDÉE. —Ils laissent pleurer les petits enfants. J'ai bien hâte d'être rendu chez grand-papa.

JuLes.—Mes enfants, avez-vous manqué de quelque chose aujoard'hui?

Hecror.—Non, monsieur, depuis que vous nous avez recueillis sur le grand chemin, nous n'avons manqué de rien.

AMéDée.—Nous n'avons plus faim, ni soif ; nous ne souffrons plus du froid.

Hecror.—Mais nous avons bien souffert après que papa et maman ont été morts.

Amédée. —Maman a bien pleuré en nous quittant.

Hector. — Elle nous disait: ‘* Pauvres enfants, qu'allez-vous

devenir ;” puis elle ajoutait: ‘ie bon Dieu prendra soin de vous.”

JuLes.— Sans doute, mes enfants, le bon Dieu n'abandonne pas les orphelins. Ayez confiance, bientôt vous serez chez votre grand-père à Ste-Thérèse. (Félix entre.)

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