‹ MélangesChapitre 23 sur 111 · INCONVÉNIENTS DE L*INSTINCT DE PERFECTION · texte numérisé non relu

INCONVÉNIENTS DE L*INSTINCT DE PERFECTION

DANS l'homme.

L'homme , en ce monde , où , tout étant de passage , tout est imparfait , a seul l'idée de la perfection. C'est ce qui le distingue le plus des autres animaux ; c'est aussi la cause de tous ses progrès ; et pourtant, dans sa conduite privée et publique , c'est peut-être ce qui l'égaré le plus souvent,

et ce qui lui fait commettre le plus de fautes.

162 SOUVSKlMt £T ftl:V€lllI£S

Voyez^ &a e8etj. Qomtnesi cette idée depertection pa&stouae ses désirs, son ima^natien la iui offrant dans chaque Qu[|et qui les excite |. œ qui i entraîna Si souvent a tout seriner pour S €fik assurer la jouissaace^

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Ciroé trop, réelle! enchanteresse et fapacieuse

idée du boaheur parfait cmç Ton attend.^ soit

• ; ■ '■ , '.-' ''-^ '-' ' •• ' . =■'•' • "J * * • ^'' ^''' d'^UR être «hén dont la perfection est également

imaginaire , soit d'uii degré quelcon^^pe de for:

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tune qui comblerait tous nos vœux, ou ducoafort complet d'une habitation, si délicieuse que les jours s'y écouleront sans nuages, ou .même seulement de la possession de quelques vaii[is équipages de luxe dont on éblouirait tous les

'»'• M. .• îji »;.." '. ' »*'»

regards, etc., etc., de eombieii de ruineuses et coupables folies vou* êtes là cause! O misères

humaines de la vie privée !

Maîft e'est dans la vie publique que cette trMRf^use idée de la perfectîoa dont l'homme a rinstinct l'égpre avec dét bien autrement graves, conséquences ;. loi^que surtout il prétend la réaliser en l'appliquant au gouvernement de ses semblables. :

Ainsi , Lycurgue faisant de tout un État une

OrUN OCTOOiiliAlKK. 1C3

^rte de souvent , et scif^meHiiM; touC im peuple

à dbs i*èetês im)JMtstiqttes;

k Ainsi, Pkiton €t sa Republique; Jeanrii»e-

ques^Rousseau ^ son Contrat Socs^i; Proudliau et son Commui^sme ; .

Puis, ricarie, .les Mormons, et \tt SaîntrSimQnien , ce juge infaillible de^ fae\iltes de^es adep^ tes, s'i paginant pouvoir éqmpcK^ avec \^ malheM r de chacun d'eux un bonheur unive^el ;

£nim, et encore en Frapce, devenue si déluocratiqne que chacun s y fait juge de la des-

d'oii il vient que sans ce^se on y essaye de nouvelles formes de £[ouverneiïieii<l , et que désormais tout gouvernement durable ,y est impossible!

TU"/ '^. " ' ^ - ». ' ' • ; ;'?;ii* '^ ■

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