‹ MélangesChapitre 41 sur 111 · CHANSON ^'ADMISSION · texte numérisé non relu

CHANSON ^'ADMISSION

K lOf. LES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ IttS DUVEXS iDC FAVKULLF.

Air :

Votre crayon était guidé

Par Colley Bermis^ La JFbntaine,

*<2 POËSIBS LÉGÈRES.

Par Ninoriy Favart et Fade

Quand vous les avez peints sans peine;

Et si vous n'aviez à leurs traits

Joint l'éloge de leurs poèmes ,

Chacun y en voyant leurs portraits ,

Croirait qu'ils se sont peints eux-mêmes l

Pour vous imiter, si je puis , Et faire aussi mes chansonnettes , Avec vous, indulgents amis, Je contracterai quelques dettes :

Car pour ma lyre , s'il vous plaît Je prendrai votre Serinette (i), Et pour bien peindre chaque objet J'emprunterai votre Lorgnette.

Je prendrai, Petit à Petit , Les grâces de votre Coquette; Le mordant et joyeux esprit Du Curé que Meudon regrette ; Et ce Je ne sais quoi qui plait , Voire Plume si nuancée.

De voire Miroir le reflet , La fraîcheur de votre Pensée !

(1) Ce mol el les suivants en lettres italiques indiquent des sujets de chansons déjà trailés par les auteurs qui composaient alors la sociélé des Diners du Vaudeville.

it

Ma chanson pourra réussir :

Les Ombres \di rendront asiflante;

V Amour y le Temps, vont rembellir;

V Épingle la rendra piquante.

Mais, pourtant il faut m'arréter,

Car on me dit, je croîs l'entendre

Est-il honnête d'emprunter

Ce qu'on ne pourra jamais rendre?

Air :

Mais , puis-je sans votre assistance, Chanter à ce joyeux bânquat?

Si je prends la reconnaissance , Vous m'aurez donné mon sujet.

A la peindre si je m'arrête., Sur elle pour avoir tout dit, Mon cœur aurait, poqr interprète, Encor besoin dç votre e^prM !

VOt&lES i^GtBSS.

uas si:n3'I£A9 battus.

Sortant du ohemin de lenfance.

Mille sentiers frappent mes yeux ; Je m'arrête , le Temps avance , Me pressant de clioisir Fun d'eux :

«c Pour te distinguer et pour plaire, ce Prends y me dit-il y le moins connu ; (c Crois-moi , le pied ne marque guère r( Dans tin sentier deji battti !

a Celui que trace la Wudewie

« Par tes yetit ne perrt être ym ;

« Cherche ôdui de t'Innocetice-

« Depuis longtemps îl est pehrdu ;

« Pour r Amour, j'en donne la preuve

« A bien plus d'un ntmveaa vemi ,

<c Souvent sa route, qu'on croit neuve,

a Est un sentier déjà battu !

ce Vois-tu celui de la Constance?

« C'est un chemin presqu' inconnu ; «( Celui du Plaisir semble immense :

« Dans l'instant il est parcouru.

n Le choix tmtctre i'^mibxmsBC : ]

a Prends le'tsetviîer ée la TeMi ;

a Crains niitont il^'^n perdre la trace,

u Car ce seniknr n^est: pm baflu ! »

lmndulgeuce.

4ir z Mimi père éMlfêt.

C'est l'objet demi tm a besoin Que l'on vante sans cesse :

Le poète diante 4e loin La Gloire, la Kchesse; J'entends les Français Vanter tons la FSaix , Les Vertus y la Constance; Moi de même i ici , Par besoin aussi, Je^ chante l'indulgenoe!

Son meilleur éloge, je crois.

Serait de tous la peindre;

Hais sur son portrait, queiquefiMS, Se tromper est à craindre^

: Car ne. voit«-Qn pas .

La faiblesse , hëlas !

En prendre l'apparence I Et Taveuglement Se donner souvent

Le nom de Tlndulgence?

La cherchant au spectacle un soir,

J'entfe; et, fendant la presse, Dans un homme je croîs la voir, Lui seul louait la pièce. •• Ce bon spectateur En était Tauteurl Tronipé par l'apparence, J'admirais, morbleu!

L'amour-propre au lievi De l'aimable Indulgençç!

La jeunesse lui doit, dît-on^

Plus d'une jouissance ; '"'"'' Les amis, leur douce union;"*" -' ' Et l'amour, la conslaUce. '* ^ Mais k'i^ànitë^ * ^^^

BîerilAtia^gÛté-^^ ' ': -'"^^ '" '''^-^ Son heureuse influence , Quand on croit surtout

PO£SI£S LÉCËRES. 337

Que Ton se doil tout , Et rien à rindulgence!

Doux sentiment , rayon divin ,

Présent de la nature , Sur le tableau du genre humain Répands ta clarté pure !

Tu sais 1 éclairer, Tu sais nous montrer.

Près de ses couleurs sombres, Seis côtés riants Et ses points brillants, En glissant sur les ombres ! '

Je voudrais la voir dans les yeux

Des lecteurs et des belles ; Je la cherche dans l'homme heureux, Chez les amants fidèles;

Inutile soin !

Sans chercher si loin , J'ai trouvé son modèle :

Elle est dans ces lieux ,

Car elle est chez ceux Qui n*ont pas besoin d'ElIel

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POtSISS LI^OSMS;

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