‹ MélangesChapitre 67 sur 111 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

BOURSAÛLT, la prenant.

Ah ! bien ! Elle ne porte que son nom , sans autre adresse; elle n'est pas même cachetée !

BOILËAU.

Oui ; il veut engager Boursault à se présenter à l'Académie Française. Boursault s'y refuse parce que , dit-il , il ne sait ni le latin ni le grec.

BOURSAULT

Eh mais!... il me semble que la raison est bien suffisante.

BOILEAU

Voici pourtant à peu près ce que Corneille lui répond, à ce qu'il m'a dit du moins:

Air : Du vaudeville de la Soirée orageuse.

Apollon n'est pas moins Français Qu'il n'est Grec ou Latin, je pense !

Mon cher Boursault , par vos succès Vous avez enriôhi la France ;.

Pour n*être pas Grec à Paris , Pourquoi faut-il donc qu'on déplaise?

Les Muses sont de tous pays , Et l'Académie est Française !

BOUaSAULT.

Je ne suis point de cet sm^) Le latin surtout est de premièi^é ilécessité.

BOILEAU

Sans aucun doute, la langue mère! Cependant je suis forcé de convenir qu'en français Boursault a quelques titrçs.

Bien faibles!

BOILEAU

Vous ne l'aimez pas , je vois.

BOURSAULT

Je suis, juste. J'avais un faible pour ses ouvrages, mais vos critiques ont redressé mon jugement. Vous ne le présenteriez pas à cette Académie , vous ^

BOILEAtJ.

Non! mais ses ouvragei^, le présenteraient!

.< «BOU-RSAULTl î"'.-

Lesquels ^ w ' •

BQl|:f6fUt(

Air: Des paniers.

Ésope à la Fille, à la Cour^ Doit plaire , et je parie ^

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