SCÈNE XIV
ROGER
Pourquoi noii? puisqu'il faut s'attendre Que rhymen suivrait cet aveu , Et qu'un parti si grand à prendre Mérite qu'on y songe un peu !
CÉCILE
Qu'entends-je ! . . . Comment un peu! mais beaucoup même! A Voteeaisey Monsieur! Et si an jour de réflexion ne vous suffît pas, prenez un mois! un* ah! vôtre vie entière! c'est moi qui vous le conseille.
ROGER
Mon Dieu! Cécile, que tu es prompte! Tu viens me surprendre , et pour quelques paroles qui m'échappent.... sans réflexion, te voilà déjà toute fâchée !
iCËÇXLE,
Qui m'échappent ! La belle excuse ! comme si ce n'était pas surtout les paroles qui échappent qui sortent du cœur.
Dis plutôt de la tête.
CÉCILE
Ce qui ne vaudrait guç^re nii^ux. ]Vïais puis-
4ttf BOILEAU ET BOURSAULT.
que ces paroles, dites- vous, vous sont échappées, pourquoi ne pas courir après ? Pourquoi ne prs me dire que vous êtes venu ici pour demander à M. Boursault.... comme c'était convenu...? Mais, achevé? donc! vous savez bien quoi!
ROGER
Ta main.... oui sans doute... c'est bien à
quoi je pensais, (âpan) et trop peut-être. C'est
que vois-tu il me semble.*.... je crois...
je pense qu'aujourd'hui le moment ne serait pas favorable.
CECILE
Ah! vous croyez.^
ROGER
Mais oui; M. Boursault est très-occupé.... l'arrivée de monsieur Boileau.... ce mystère
qu'il lui fait de son nom l'importance qu'il
y attache! . . . Venir, au milieu de tout cela , lui parler de mariage... l'instant ne me paraît pas convenable.
CÉCILE
D'accord, Monsieur. Il n'y a d'ailleurs, vous l'avez dit, rien qui presse.