SCENE XXI
Souffre/ qu'à vous , mon tour venu , Je nie prêle de même !
feOILEAU.
Allons, nioïi cher hôte, point de subtilités ingénieuses. Décidément, je n'accepterai rien sans cela... (Écrivant.) Je reco/inais clevoir à... Pardi , vous jouez là un vilain tour au sieur Boursault!
BOURSAULT
Vous croyez Il est certain que cela va l'em-
l)arrasser beaucoup.
H ne vous le pardonnera pas. Cela va vous brouiller peut-être avec lui.
BOURSAULT
Je ne le crains pas. Nous n'avons jamais été longtemps mal ensemble.
BOILEAU, reprenant la plume.
Je reconnais devoir à Monsieur...
BOURSAULT, à part. - * " I
Nous y voilà ! \
BOILEAU
Pardon! mille pardons! L'avouerai-je ! cette journée a été si agitée ! Mais depuis que je suis ici. . • que j'ai eu le bonheur de vous rencontrer. . .
450 BOILEÀU ET BOURSAULT.
quelque soin que je me sois donné,, je ne sais comment il s'est fait que les occasions d*apprendre votre nom ont semblé me fuir.
BOURSAULT
Eh bien donc... mettez, le receveur de Montlapon; cela suffira.
BOILEAU
Non certes! Je ne resterai pas un moment de plus dans une ignorance dont Tinconvenance s'accroît d'autant plus que s'augmente ma gratitude.
BOURSAULT
Si mon nom était connu comme le vôtre, il ne serait pas permis de l'ignorer, mais... (a pan.) Je ne sais plus , ma foi , que lui dire !
BOILEAU
Encore! Mais quelle obstination bizarre! Allons donc , pourquoi cette singulière hésitation? Ne me laissez pas plus longtemps ignorer le nom du plus aimable, du meilleur, du plus véritable et plus rare ami qu'il soit possible de rencontrer !
BOURSAULT
Votre ami ! ah ! vous ne pouviez mieux m'en-