‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 112 sur 239 · Tète barbue coiflee d'une haute tiare plate, à droite · texte numérisé non relu

Tète barbue coiflee d'une haute tiare plate, à droite

lu. Galère phénicienne; au dessus, une date variable. .E. Ki mill.

.M. llead signale sur ces bronzes les dates l~ (11;

1. Bramli*. ourr. cité, p. \'H\\ B. H<*n(l, ouvr. cite, p. 'i3. Nous rappelleron» ici ({Il il tant rejeter coiiiiik* crroiiôo!* corluiiicfl lettres ou datifs . que MM. Brandis. Six ot liciui ont rru lire sur quelques pièros, ri qu'il »erail

*iU[iiM-nii fl<* «li>4riiter

et II"" (12); le portrait qui figure au droit est vraisemblablement celui de Darius Codoman, plutôt que celui de Straton II, auquel ces pièces paraissent appartenir, à cause des dates élevées qu'elles portent.

Ces quelques pièces de bronze et ces oboles, condamnées à demeurer incertaines parce qu'elles sont anépigraphes, ne touchent en rien aux données essentielles de ce travail où nous nous sommes efiorcé :

1. De déterminer les monnaies des rois de Sidon antérieurs à Alexandre et de préciser, à Taide de ce monnayage, la chronologie, la succession et l'histoire de ces rois.

2. De déterminer les monnaies (|ue le satrape Mazaïos fit frapper en Cilicie pour les besoins de la flotte perse, durant une période d'au moins 21 ans, (jui se termine à la conquête d'Alexandre en 332.

3. De déterminer les monnaies fVap|)ées en Kgypte par reunu(pie Bagoas, au moment où le roi de Perse Artaxerxès III Ochus reconquit ce pays, en 3^15.

(]es résultats reposent principalement sur l'étude des légendes et des dates monétaires. Malgré sa singularité, le mode d'abréviation que nous avons constaté pour les noms royaux revêt, |)ar Tensemble, tous les caractères de la certitude. D'ailleurs la manière d'abréger les noms |)héniciens sur les monnaies variait suivant les pays. Sur les monnaies de Baaimelek, roi de Citium, par exenq)le, le nom de ce prince est abrégé sem^ Tune des cinq formes suivantes : 3, C3, *^2, SS, "Ji, ces deux dernières formes comprenant même

le lamed préfixe*. M. Phili|)|>e Berger a démontre, dautre part, tout réremment *, que les rois numides «abrégeaient leurs noms sur leurs monnaies, par la première» et la dernière lettre : ^ pour Mikipsan, 1^ pour Ou/assrf/t : ^^ pour Ad/terùa/, Cette diversité ou, pour mieux dire, cet arbitraire dans le m«xle d abréviation des noms est un des print-ipaux obstacles au classement et à I attribution des monnaies phéniciennes ou puni<|ues. Telle a été, san> aucun doute, une des causes qui ont empêché. jusfpj'ici, de reconnaître les monnaies des rois de Sidon.

Si nos conclusions étaient ratifiées par les savants, elles seraient importantes au point de vue numismatique, puisf|u'unc série considérable de monnaies, restées incertaines jusqu'ici, se trouveraient définitivement classées. Klles seraient à considérer aussi au point de vue historique, car elles me semblent projeter une certaine lumière sur un chapitre des annales si obscures de la Phénicie, sous la domination des rois achéménidcs. Toute^s les monnaies que nous avons étudiées ayant été frappées pour l'entretien de la flotte, elles sont un indice des efforts tentés parles derniers Achéménidcs pour conserver Tempire delà mer, un instant compromis, dans la période précédente, par la révolte de TEgypte, celle des satrapes et celle d'Kvagoras I. Dans Thistoirc politique et la chronologie des rois de Sidon, se trouve comblée une

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