‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 114 sur 239 · Cf. Revut arehéoiogique, 3* série, X (1887). p · texte numérisé non relu

Cf. Revut arehéoiogique, 3* série, X (1887). p

UNR MONNAIE DE MASSIMSSA

M. le ra|iiuin'^ V. Priidiioiume, conservateur dn Masv« el de la iiiUii'rlïii^tfiii: fie Constanline. a liîen voulu me communîqa-^ iiti'- iii'itinni'- il«; lii-i>n/e du Mu-sée de Cunsianliae. dea |ilu« inl" ri-^«aiii(;:^ «t <|iii vi'rni Ii<-iirc<i5enient rntn|d^ler ce qae j'ai dit phs li.iiit r';^ilivir(ii'-rit aux munnùii.-s des roU de ?tanidie *. En roiri

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■ iliiji- 1:1 hiiiri'r. ;i ;{aiiclie : souple cou. un globule. .iij jioiirlnijr. II'. |-II('-|>li;int marcliunt à f^iicbe : a I.-. |..K<-n-|.: ,.nni.|ue f^fty'ffV JtJ-|V -rz-rrzr. '■■,»in-s»-, roi . V. 2H mill-. i:î jçr. .V». fait I iiii|i'jrr:in.i- dp relu- iix-diiille, i-esi la jiréi-ence du ni Miis*.iniss:i, îii-nril t-ti l<>ute« lotires, à l'esergue du

I li'lur".- <l<: '■*: nom rnyjil nesi )ia> douiense. »-l la r.-*-

II iti'.t r;"":;", rjui e-t dissimulé si.us an<> rroùl>' -•t fiiiiili'-i.- niir la formule ^-nt^raleiuenl usitée sur le« i\'— l'.i- <!■■ .\utiiiilic et de M;iiii-ilanie. Un sait «ju*- rf i„iiirli-hi-i -1- triinïi- riin->lH minent à la liuite dep nom» de :>■ Wrtiirii.i, t\t- JiiIm, de HuccliU'^. sur les monnaies resr|>' <■>■' yvmcMf, ; il ne (leiit doue >ubsisler Jucune '■ -iir l.i Mr-tilMlinn du mot ijiii *uit le nnni de Massi-

e|.ih'r.-i|.lii.)(i.

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i|>orte de (^marquer que

c'est la première fois que le nom du roi Massinissa se rencontre en écriture punique. L'orthographe qui lui est donnée ]DJDn diffère essentiellement de celle qui nous est fournie par des monnaies attribuées à un prétendu Massinissa II dont on a cru lire le nom en écriture néo-punique ^X^nU^Q, Masainizan, suivant la transcription de L. Muller* que nous avons adoptée plus haut'. Nous sommes dès maintenant en mesure d'affirmer qu'il est peu probable que les pièces qui portent ce nom appartiennent, comme le croit MuUer, à un prince du nom de Masanassés qui, d'après Appien ^, gouvernait la partie septentrionale de la Numidie au temps de Juba I'*" dont il fut l'allie. M. F. von Duhn * a proposé récemment d'attribuer ces rares monnaies à un autre roi numide du nom de Mastanesosus, mentionné par Cicéron, et l'orthographe punique du nom de Massinissa vient, par contrecoup, confirmer la conjecture ingénieuse du savant allemand.

La monnaie nouvelle du musée de Gonstantine est encore intéressante à un autre point de vue. L'effigie laurée qui figure au droit, et qui ne peut être le portrait de Massinissa, est pareille à celle qu'on voit sur un groupe de monnaies en bronze et en plomb, attribées par L. Muller à Micipsa et à ses frères ^. Sur ces pièces, on lit généralement deux lettres puniques dont l'inler|>rélation a été fixée par M. Philippe Berger, ainsi que nous l'avons exposé plus haut*. Mais, comme nous l'avons remarqué, les monnaies portant simplement ^12 pouvaient ap|)artenir aussi bien à Massinissa qu'à Micipsa; j'ai même proposé conjecturalement de reconnaître la fin du nom de Massinissa sur une pièce dont la légende fruste me semblait donner : n^Saon ]D2... [..nissan haninmnieleket) "^ . La monnaie qu'a bien voulu me communiquer M. Prud'homme vient apporter une confirmation éclatante à cette conjecture. Elle a la morne tête laurée que la grande pièce dont je viens de parler ; le revers seul est différent, puisque, au lieu du cheval, nous avons pour lype l'éléphant afri-

1. L. Mallcr, Numismatique de Cancienne Afrique, t. III, p. 48-49.

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