‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 126 sur 239 · Cyzique · texte numérisé non relu

Cyzique

Cécrops anguipède, à gauche; le géant est barbu et |)osc sa main gauche sur son flan, tandis que de la main droite il s'ap[)uic sur une longue branche d'olivier. A Texcrgue, un thon.

it*. Carré creux j)artagé en quatre compartiments.

Klectruin. Hémi-hecté, 2 gr. 70. PI. I. fig. 2.

M. Grccnwell a publié le statère et signalé 1 hecté ' ; il ne dit rien de riiémi-hecté qui n'était pas encore connue.

.'J. Vyzique,

Tote dWclcon, le front orné d'une ramure de cerf, à droite. A Texergue, un thon.

K . Carré creux partagé en quatre compartiments.

Klcctrum. llémi-hecté, 2 gr. 70. PI. I, (îg. 3.

.M. Grccnwell a j)ublié deux exemplaires du statère', mais \\ no parle ni de Thecté ni de i'héniihecté. Il existe de très rares statères d'or pur de Lainpsacpie avec la même tète dWctéon munie île cornes de cerf.

î. Dtfiilfir shitcrr de VJùlippc ^ père d Alexandre, Trtc l;mré(* d Aj)ollon, à droite.

I. <îifon\\«^ll. ( yzicus. t\i\\\>^ \o yumismatic chronicU, 1887, pi. II. fig. 9 et

1<>. . t jl. ♦!'♦.

'J. r,ri-i-invi-ll. Ah . cil. pi. i. fi^. iô ot 'IG.

:i. .1 '/'//. '.■//« t/r 1,1 Sncietf de numismalitfur, 18'.H), Proccs-vt'rbilux de« ••♦'mim r.'-. I». 21; L<i'l)l>«'tke, il.-iiis lii Zcitschtifi fur Sumismatik , 18M. pi. i,

\\\r lu.

Çt". 0IAITTTTOY. F'cmme dans un hif^e au galop, à droite, tenant une longue baguette. Sous les chevaux, une fourche à quatre dénis.

.V. 23 niill. Double slatère, 17 gr. PI. I, fig. 1.

En 1862, François I^Miormant publiait le premier distatèrc de Philippe, et faisant, avec son érudition ordinaire, ressortir tout Tintérêt de cette pièce que L. Millier n'avait pas connue*, ii pensait qu'elle avait dû être frappée à Thèbes, à cause du serpent placé en symbole sous les pieds des chevaux.

Aujourd'hui, Ton signale au moins une demi-douzaine de ces doubles statères, et celui dont le Cabinet des Médailles a fait Tacquisition a été choisi parmi trois exemplaires a|>|)ortés à Paris par un marchand d'Orient. Il paraît qu'au commencement de cette année même, on en a trouvé, aux environs de Périgueux, un exemplaire ([ui a fait un certain bruit dans la presse, à cause de Timportance exagérée qu'on lui a attribuée. Il n'est donc j)as inutile de faire observer que ces pièces n'ont qu'un intérêt fort secondaire, car elles sont toutes, à un degré différent, de style barbare ou au moins négligé, qui autorise à les considérer comme des monnaies d'imitation. Klles ont été frappées, sinon en Gaule, où les imitations des statères de Philippe abondent, du moins dans les contrées danubiennes, où furent longtemps copiées les belles monnaies de la Thrace, de la Macédoine, de la Grèce du Nord, et surtout, dirons-nous, les monnaies de Philij)pe, d'Alexandre et de Lysimaque. I-.es

1. Fr. Lenormnnt, dand la Berne nurNismafn/ue, 18(i*2.[N. S. I. VI'.. pp. 387 è'éOl.

lypcssont grossièreincnt gravés, la légende contient souvetU des failles; c'est ainsi que j'ai vu un distalère îive(* rinscri[)li()n OIAMOFFOY {sic). D'ailleurs, Fr. Lenorinaiit reconnaît implicitement cette barbarie quand il dit en parlant de rexenq)Iaire qu'il publie : (( Le style de cette pièce n'est, en aucune Taçon, celui des monnaies de Philippe, frappées en Macédoine, en Thrace ou en Tliessalie. Celte particularité se remarc[ue surtout dans la tète du droit, où l'on reconnaît, à des signes incontestables, le travail d'un arli^lc|)Ou habitué à retracer le ty|>e de l'Apollon à clicvcux crniils d'Ichnae dans la Piérie, dieu national des .Macédoniens... » Ces remarr[ues sont d'autant ])lns caracléristicpies cpi'il s'agit, dans Tespèce, du double sl;ilèi'(» le plus beau de tous par son style. Le ]»oicU iMilin di» ces giand(*s pièces d'or est aussi une preuve de \cnv origine barbare et postérieure, car le double slatèr(» de Philipj)e devrait pesernornialcment

Sur nr)lre exemplaire, la barbarie se révèle par le slyl(\ |)ar le pt^tit trait vertical placé sous la tète irA|)oll(>ii, enfin par le syndjole (|ui figure sous les pieds des «hevaux. Au lieu d un Irident qu'on s'altentlrait à trouver, comme* sui' de nond)reuses monnaies de Phili|)p(» cl (TAU^xandre, l'artiste a maladroitement urnve une fourche à (piatre dents. D'après L. .Millier, le trident e*-t . sur les monnaies de Phili|>|>e et (I Alexandre*, la niar<|ue de l'atelier (rAmphi|)olis *; niai-i pni>(|iril s agil d une* pièce d'imitation, il ne

I.'^'ïirl .|.| ;!.;i.- p;ii \ Linitiiii.iiit 0!»l tronô ot ne p«'*o qiip iTi ^r. ÏÏ»"^.

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faudrait pas conclure de la présence du symbole que la pièce a été frappée à Am|)liipolis ; de même, dirons-nous, le serpent sur le distatèrc publié par Fr. Lenormant n'est |)as un argument pour prouver, comme Ta cru ce savant, que celte pièceest sortie de Tatclier de la ville de Gadmus.

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