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ment à l'ancienne famille royale. C'est le quatrième personnage de ce nom que nous puissions enregistrer. Il se rendit célèbre par sa duplicité : il avait envoyé sa femme Epyaxa et l'un de ses fils rechercher l'amitié de Cyrus le jeune, tandis qu'il dépêchait auprès d'Artaxorxès 11 Mnémon, un autre de ses fils, chargé d'avertir le grand Roi des projets de Cyrus*. Peut-être cette fourberie causa-t-elle sa perte. Quoi qu'il en soit, on ignore si ses fils lui succédèrent, et la suite des gouverneurs de la Cilicie demeure interrompue pendant près d'un demi-siècle jusqu'à ce que, vers 361, Mazaios devienne satrape de cette province.
Les dynastes ciliciens ont frappé monnaie au même titre que ceux des villes de Phénicie ou ceux de Carie et de I^ycic. Déjà leurs émissions, dans l'atelier de Tarse, ont été reconnues et chronologiquement distribuées par M. Six qui a bien su ([ualificr a roi de Cilicie » le cavalier, coifi'é de la tiare perse, type de ces espèces bien connues*. Mais ce n'est là, suivant nous, qu'une faible partie de leur monnayage, et on ne peut se refuser à attribuer à ces dynastes, dont plusieurs n'ont pas d'histoire, les monnaies frappées, soit à Tarse même, soit dans d'autres villes de la Cilicie, les unes au type du monarque achéménide, suzerain, les autres au type d'un cavalier ou d'un archer, coiffé de la tiare perse, qui ne saurait être que le dynaste cilicien en costume asiatique.
1. Xénoph., Antib., I. 2, 12 à 25 cl «uiv.; DIod. Sic, XIV, 20, 1 ù 3 ; Clcsia», Pcrs., 58; duc de LuyncH, yumiam. dtê satrapies, p. 12 ; P. Krumbbolx, op. cit., pp. ôd-r)'!.