‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 163 sur 239 · Ar.« rifi.^ ilf Si/n'r, Iritrod., pp. ii-iii · texte numérisé non relu

Ar.« rifi.^ ilf Si/n'r, Iritrod., pp. ii-iii

Quant aux généraux qui ne devinrent jamais rois et ne frappèrent pas monnaie avec leur nom, nous ne saurions savoir quels sont leurs emblèmes individuels, au milieu de la quantité considérable de symboles et de monogrammes encore inexpliqués, que les tétradrachmes d'Alexandre offrent à nos investigations. Mais, puisque Ptolémée, satrape de TEgypte, Lysimaque, satrape de la ïhrace, Séleucus, satrape de la Babylonie, ont leurs symboles particuliers, nous pouvons légitimement supposer que les autres satrapes, — Laomédon, satrape de Syrie et de Phénicie, Philotas et Philoxénos, satrapes de Cilicie, Archélaos et Amphimachos, satrapes de Mésopotamie, Pithon, satrape de Médic, Peucestas, satrape de Perse, et d'autres gouverneurs plus importants encore, qui ont eu à fournir la solde de grandes armées, Antipater, Antigone, Démétrius, Eumène, — ont aussi leurs emblèmes monétaires (jue, jusqu'ici du moins, on n'a pas su encore identifier.

Ce qui est vrai pour les monnaies aux types et au nom d'Alexandre, se constate également pour les doubles dariques et pour les monnaies d'argent asiaticjues, aux types de Baaitars et du lion. Ce ne sont pas toujours des marques (Tatelier qu'on doit reconnaître dans les lettres, symboles ou monogrammes (ju'on voit dans le champ de ces j)ièces; souvent ce sont des initiales, monogrammes ou symboles de satraj>es macédoniens. La preuve évidente de cette assertion se trouve notamment dans les monnaies que le futur roi de Syrie, Séleucus, fit frapper comme satrape de Babylone, charge (ju'il obtint au traite de

Triparadisus, en 321, sept ans après la mort de Mazaios. Dans la période comprise entre 321 et 306, les ateliers des pays soumis à la domination de Séleucus frappèrent monnaie pour lui. Les uns émettaient des pièces aux types et au nom d'Alexandre, en plaçant, dans le champ, les emblèmes particuliers de Séleucus : Tancre, la tête de cheval munie de cornes de taureau, le casque surmonté des mêmes cornes ; nous nous sommes occupé ailleurs de cette catégorie de monnaies ^ D'autres ateliers frappaient des statères d'argent aux anciens types perses auxquels l'Asie antérieure était particulièrement habituée, et au nom de Mazaios se trouvent substitués, sur ces pièces, les emblèmes de Séleucus, l'ancre, le casque cornu, la tête de cheval cornue. De sorte que les monnaies satrapales de Séleucus, par leurs types, leur poids, leur fabrique, ressemblent à celles de Mazaios auxquelles elles font suite chronologiquement ; ce qui les en distingue, c'est simplement le symbole accessoire et l'absence de légende.

Nous n'insisterons pas sur ces monnaies satrapales de Séleucus que nous avons déjà étudiées, et que l'on croyait autrefois frappées à Tarse, ville qui n'a jamais été comprise dans le gouvernement du futur roi de Syrie. Du moment que Séleucus a émis, comme satrape de Babylone, les pièces d'argent aux types de Baaltars et du lion, dont nous venons de parler, les autres généraux d'Alexandre qui commandaient en Asie, au même titre que lui, ont dii également frapper les monnaies aux mêmes types et contemporaines qui

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